Législatives : sur les marchés financiers, « on n’a encore rien vu »
Marie-pierre Gröndahl et Nicolas Prissette
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La Bourse.
© LTD / Martin Noda/Hans Lucas via Reuters
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Le plongeon a démarré dès lundi, après l'annonce de la dissolution. Le CAC 40, l'indice phare de la Bourse de Paris, a chuté de 6,48 % en cinq jours (-2,66 % pour la seule journée de vendredi). Près de 160 milliards d'euros de capitalisation se sont évaporés, dans la pire semaine boursière enregistrée depuis mars 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Si toutes les entreprises du CAC 40 ont subi les dégâts de cette tempête, ce sont les banques (qui détiennent 7,7 % de la dette publique nationale), BNP Paribas, Crédit Agricole, Société générale et BPCE, qui en ont été les premières victimes. La Société générale (-14,87 %), déjà fragilisée avant le scrutin européen, a été davantage sanctionnée que ses concurrentes. Les groupes spécialisés dans les infrastructures - plus exposés à leur marché domestique - ont également encaissé de fortes baisses, à l'image de Veolia (-9,89 %).
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La perspective d'une arrivée au pouvoir du Rassemblement national, en début de semaine, ou du Nouveau Front populaire, à la veille du week-end, fait vaciller le marché français vers un autre monde. « On n'a encore rien vu », prévient le directeur d'un grand établissement financier. « Compte tenu de l'incertitude, il est impossible d'investir dans des actions françaises jusqu'au 7 juillet, on n'y touche plus. Mais dès le 8, ça risque de dégringoler. » La dirigeante d'une banque spécialisée dans la gestion patrimoniale confie : « On oriente nos clients vers les actions américaines. »
Marie-pierre Gröndahl et Nicolas Prissette
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