Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale : la Bourse de Paris en baisse
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La Bourse de Paris est en recul ce lundi après les élections européennes.
DC
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La Bourse de Paris est en recul ce lundi après les élections européennes.
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La victoire de l'extrême droite aux élections européennes dans l'Hexagone, dimanche 9 juin, n'est pas sans conséquence sur les marchés financiers. À l'ouverture, ce lundi, le CAC 40 enregistrait une chute de 2,37% avant de remonter à -1,69% à 7.866 points vers 10h30. Vendredi, l'indice avait déjà terminé en repli de 0,48% après la publication de chiffres plus solides que prévu pour l'emploi américain, qui ont éloigné la perspective d'une baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) américaine.
Ce lundi, le contexte politique français, et plus largement européen, préoccupe grandement les investisseurs. Signe de tension, les autres Bourses européennes accusent elles aussi un recul : Francfort a cédé 0,68%, Milan 0,80%, Bruxelles 0,91%, Amsterdam 0,42%, Stockholm 0,68%. Au global, l'indice paneuropéen Stoxx 600 s'est replié de 0,65% vers 09h05 (10h05 heure de Paris).
Dans l'Hexagone, le secteur bancaire est le plus pénalisé par ce contexte d'incertitudes : Société Générale chute de 5,19% à 24,66 euros, BNP Paribas de 4,82% à 63,12 euros et Crédit Agricole de 3,69% à 14,10 euros. Viennent ensuite les entreprises dont une partie des revenus dépend des contrats de concession signés avec l'Etat : Eiffage enregistre une baisse de 5,76% à 93,90 euros et Vinci de 3,88% à 106,45 euros. Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP recule également de 4,29% à 122,60 euros.
« Cette phase d'incertitude politique "offre" donc aux investisseurs une fenêtre de tir pour prendre un peu leurs gains sur l'indice. Sachant également que la dégradation récente de la note souveraine par une agence de notation s'additionne à cette situation globale », explique Alexandre Baradez, analyste chez IG France, dans une note. « Il serait surprenant toutefois que l'indice (CAC 40, NDLR) dévisse complètement mais on est probablement parti pour quelques semaines plus volatiles en attendant les élections fin juin et début juillet », met cependant en garde l'analyste d'IG.
L'onde de choc se fait également ressentir sur le marché obligataire : le taux d'intérêt auquel l'Etat français emprunte sur les marchés avec dix ans pour échéance de remboursement est monté à 3,16% vers 09h25, contre 3,10% à la clôture de vendredi. Il creuse l'écart par rapport à l'équivalent allemand.
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« Le taux 10 ans français (rendement de l'OAT) se tend de 9 points de base par rapport au niveau de vendredi soir, à 3.19%. Il n'y a donc pas de panique à ce stade (pour mémoire, le taux 10 ans français était monté à 3.6% en octobre 2023 dans le contexte de la normalisation monétaire des banques centrales) mais on note tout de même que ce rebond des taux souverains touche aussi l'Italie où le taux 10 ans grimpe de 8 points de base à 4.04% soit son plus haut niveau depuis décembre », poursuit l'expert.
De son côté, l'euro est aussi pénalisé ce lundi matin par le résultat des européennes. La monnaie du Vieux continent est en recul par rapport au dollar et à la livre. En chiffres, l'euro a reculé de 0,48% par rapport au dollar à 1,0750 dollar pour un euro peu après 07h00 GMT (09H00 heure de Paris). La devise s'est dépréciée également de 0,39% vis-à-vis de la livre, à 84,59 pence pour un euro.
L'arrivée en tête du scrutin en France du Rassemblement national mené par Jordan Bardella, avec quelque 32% des voix, a notamment provoqué un séisme politique et la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron.
Pour autant, « un renversement de l'union monétaire et une réintroduction des monnaies nationales ne seraient pas faciles, même si les opposants à l'Europe devenaient majoritaires » et « jusqu'à présent, l'euro-scepticisme montant n'a pas causé de dommages significatifs » à la devise, ont-ils ajouté.
Christophe Barraud, directeur général de Market Securities Monaco SAM, s'inquiète quant à lui sur X (ex-Twitter) des « conséquences pour la France, en particulier un possible manque d'action concernant le déficit », de l'organisation d'élections législatives anticipées.
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Le principal autre événement de la semaine sera la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) américaine. La Fed devrait maintenir ses taux à leur plus haut niveau en 20 ans car l'inflation reste forte aux Etats-Unis.
(Avec AFP)
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