Les leçons de deux années de gestion chaotique de la crise sanitaire bousculées par Omicron
Émilie Guédé
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BENOIT TESSIER
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Avec le variant Omicron, les chiffres de la pandémie se sont emballés et donnent le vertige. La deuxième semaine de janvier, près de 295.000 nouveaux cas par jour ont
été recensés dans l'Hexagone. Quasiment 3 % de la population a été infectée
pendant cette période. Manifestement, l'arsenal de mesures imaginées depuis deux ans pour lutter contre le Covid-19 n'a pas suffi à contenir la vague provoquée par ce variant ultra contagieux. Il aurait peut-être aussi fallu réagir plus tôt, quitte à gâcher une partie des fêtes des Français. Il est vrai que la mise en œuvre de certaines mesures demande du temps, parfois plus que prévu.
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C'est le cas du pass vaccinal qui va rejoindre l'arsenal anti SARS-COV-2 dès la
fin de semaine. Cette entrée en application, retardée après des débats houleux au
Parlement, pourrait coïncider avec le pic de contamination. Cette « forme déguisée d'obligation vaccinale » (comme l'a reconnu le ministre de la Santé, Olivier Véran, auprès du média en ligne Brut), vise à rallier les hésitants et les indécis. Restera le noyau dur d'antivax, une part infime de la population estimée à environ 2 %, mais jusqu'ici irréductible.
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« Se fonder uniquement sur une mesure biomédicale, même si elle est très efficace comme la vaccination, ne suffit pas pour espérer contrôler la situation, avec le virus et les variants qui circulent à l'heure actuelle », avait averti l'épidémiologiste Dominique Costagliola, directrice de recherches émérite à l'Inserm, lors d'une table-ronde au Sénat, fin novembre. Car les vaccins, « très efficaces » contre les formes graves, ne permettraient de réduire la transmission que de 50 %, au mieux.

Émilie Guédé