PODCAST A Davos, le sommet de la post-mondialisation

Photo d'illustration
DENIS BALIBOUSE

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DENIS BALIBOUSE
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L'inquiétude domine sur la succession de crises que nous traversons depuis le Covid. Pour cette première session d'hiver depuis la crise sanitaire de 2020, les participants au forum reviennent en nombre, mais ils ont le moral dans les chaussettes. Selon le sondage annuel du cabinet PwC, réalisé pour l'occasion, 7 dirigeants économiques sur 10 pensent que la croissance va ralentir au cours de l'année qui vient.
Ce pessimisme inédit depuis dix ans se comprend mieux quand on regarde la hiérarchie des risques mondiaux qui les préoccupent :
En réalité, c'est un peu cette année le sommet de la post-mondialisation. La crise sanitaire, le retour de la guerre en Europe, la menace chinoise sur Taïwan, la flambée des prix de l'énergie et le dérèglement climatique ont mis fin à la perception d'un monde ouvert. Le mot de l'année, c'est la résilience : vais-je survivre à toutes ces crises ? se demandent les entreprises. La transition écologique accélère aussi les transformations, alors même que les investissements à faire sont colossaux. Le coût carbone de la mondialisation devient un obstacle à celle-ci et ce n'est pas bon pour la croissance.
Par rapport aux autres années, ce qui frappe c'est la très faible présence de chefs d'État ou de gouvernement au plus haut niveau. Sur les 40 attendus cette semaine, un seul appartient au G7, il s'agit du Chancelier allemand Olaf Scholz qui intervient demain après-midi. Ils étaient 6 en 2018. Emmanuel Macron, pourtant un habitué de Davos, ne fait pas le déplacement. Joe Biden ne vient pas non plus, pas plus que le président chinois Xi Jinping qui en 2018 avait plaidé pour le maintien d'un monde ouvert.
Il faut relever aussi l'absence de la Russie qui a été exclue du Forum depuis son entrée en guerre il y a presque un an. En revanche, il y aura une délégation ukrainienne importante conduite par la femme de Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien s'exprimera demain en vision-conférence et demandera du soutien pour préparer la future reconstruction du pays, évaluée à 350 milliards de dollars, mais pourrait atteindre le double. À Davos, on ne perd jamais le sens des affaires, même en temps de guerre !
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