PODCAST Atos, un sauvetage qui devient très politique
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BENOIT TESSIER
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Atos, c'est cette grande entreprise française de services informatiques née en 1997, qui a mené ces dernières années, des rachats tous azimuts dans le secteur de la tech, et qui traverse depuis deux ans une très mauvaise passe financière. Pour sauver le groupe, l'ancien patron d'Atos, Bertrand Meunier, remplacé depuis, a tenté de vendre aux marchés une scission de l'entreprise.
La branche de l'infogérance, qui connaît les plus lourdes pertes, serait rachetée par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et sortie de la bourse. Et les activités les plus rentables dans le numérique resteraient en bourse dans une nouvelle société baptisée Eviden. Elle bénéficierait d'un apport d'argent frais via une augmentation de capital à laquelle Daniel Kretinky a été invité à participer.
Et c'est là que le dossier est devenu très politique. Et très polémique.
Car Atos a aussi racheté les supercalculateurs de Bull qui servent à simuler les essais nucléaires.
Un actif essentiel donc pour la sécurité de la dissuasion nucléaire de notre pays.Deux députés, Olivier Marleix, président du groupe LR et le socialiste Philippe Brun, ont donc déposé vendredi dernier chacun un amendement au budget 2024 pour nationaliser partiellement Atos et sanctuariser ainsi ses pépites technologiques.
Deux fonds minoritaires ont porté plainte contre la direction d'Atos devant le parquet pour corruption ce qui pourrait conduire Kretinsky à se retirer.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Dans ce climat délétère, la nouvelle direction d'Atos maintient le projet de scission. Mais le nouveau patron, Jean-Pierre Mustier, un banquier, a ouvert la porte à des alternatives à condition de recevoir des propositions "raisonnables et financées".
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