Ecosse : le Parlement valide un nouveau référendum d'indépendance

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Le vote, dont l'issue ne faisait guère de doute, est conforme aux souhaits de la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon.
Le vote, dont l'issue ne faisait guère de doute, est conforme aux souhaits de la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon. (Crédits : © Clodagh Kilcoyne / Reuters)
Le vote, acquis par 69 voix pour et 59 contre au Parlement d'Edimbourg, donne mandat à Nicola Sturgeon pour solliciter l'autorisation au Parlement de Westminster de préparer la tenue d'un référendum.

Le Parlement écossais s'est prononcé mardi en faveur de l'organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance entre l'automne 2018 et le printemps 2019, une fois les conditions du Brexit connues. Le vote, dont l'issue ne faisait guère de doute, est conforme aux souhaits de la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, dont l'argument principal est que le Brexit a changé la donne, deux ans et demi après la défaite du "Yes" par 55% des voix contre 45%.

Lire aussi : En cas de Brexit, un référendum écossais ouvrirait une crise pour l'UE

"Pas le bon moment", pour Theresa May

L'Angleterre et le Pays de Galles ont en effet voté en majorité pour la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne le 23 juin dernier, tandis que l'Ecosse et l'Irlande du Nord se sont prononcés contre.

Le vote, acquis par 69 voix pour et 59 contre au Parlement d'Edimbourg grâce à la majorité indépendantiste, donne mandat à Nicola Sturgeon pour solliciter l'autorisation au Parlement de Westminster de préparer la tenue d'un référendum. Theresa May a déjà fait savoir qu'elle jugeait que ce n'était "pas le bon moment" pour un référendum en Ecosse, et a en théorie le pouvoir de bloquer l'initiative.

Lire aussi : Ecosse : Brexit ou indépendance ? Pas si simple...

La carte du calendrier

Mais s'opposer au vote du Parlement écossais serait compliqué à assumer sur le plan politique. Revendiquant "un mandat démocratique incontestable", Nicola Sturgeon répète que ce serait "totalement inacceptable".

A défaut d'entraver le processus, Theresa May pourrait chercher à devenir maîtresse du calendrier en repoussant au maximum la date d'un nouveau référendum, au-delà de la sortie effective du Royaume-Uni de l'UE. Nicola Sturgeon a d'ores et déjà fait savoir qu'elle serait "ouverte à la discussion" sur ce point.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/03/2017 à 9:38 :
je trouve nicola sturgeon bcp moins virulente qu'alex salmon
certains pointent les technocrates qui votent a distance des lois pour les imposer aux autres plus facilement que d'autres
may va etre prise a son propre jeu, donc c'est evident que pour elle c'est pas le moment, mais c'est le moment ou jamais pour le snp
a écrit le 29/03/2017 à 8:13 :
Ils ont le sens de la démocratie ces écossais !!!
a écrit le 29/03/2017 à 5:08 :
Pas certain que l'Ecosse soit "support" par cette Europe hypocrite.
a écrit le 28/03/2017 à 22:32 :
Si les Ecossais sortent, ce n'est pas pour autant qu'il seront immédiatement acceptés par l'UE. L'Espagne pourrait s'y opposer, qui ne désire pas voir la Catalogne prendre ses distances avec elle.
a écrit le 28/03/2017 à 20:58 :
C'est vrai que c'est le moment idéal pour torpiller la négociation des conditions du Brexit. Les écossais sont donc aussi bêtes que leurs homologues de l'Union Européenne : des boulets, quoi...
Réponse de le 29/03/2017 à 9:40 :
on ne peut pas dire que depuis wallace, ce soit le grand amour
pour le reste, le but c'est de recuperer l'industrie financiere qui va quitter londres, faute de licence....
y a deja des infrastructure pour ca, autant a edinburgh qu'a glasgow.....

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