Après le rassemblement ce dimanche après-midi à Paris François Fillon participera ce au journal de 20h00 de France 2, a-t-on appris auprès de la chaîne. L'entourage de l'ex-Premier ministre, que la plupart des cadres de la droite pressent de se désister en raison de ses ennuis judiciaires, n'était pas joignable dans l'immédiat pour donner des précisions sur la teneur de son intervention. Le vainqueur de la primaire de novembre 2016 a par ailleurs annulé sa venue prévue lundi à l'émission matinale d'Europe 1, a annoncé l'animateur de la station Thomas Sotto sur Twitter.
L'enquête sur les emplois potentiellement fictifs de membres de sa famille met en péril depuis la fin janvier la candidature de François Fillon, qui n'a toutefois jamais cessé d'exprimer sa volonté d'aller "jusqu'au bout". Sa femme, Pénélope Fillon, est en harmonie avec lui. C'est ce qu'elle lui "chaque jour", a-t-elle indiqué au Journal du Dimanche.
Alors que le camp Fillon espère un rassemblement de soutien d'ampleur ce dimanche au Trocadéro pour enterrer un plan « B » de remplacement de sa candidature, l'affluence dimanche de ce rassemblement n'aura aucune incidence sur le sort du candidat de la droite à la présidentielle, juge Jean-Christophe Lagarde, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Le numéro un du parti centriste, qui a retiré cette semaine son soutien au candidat fragilisé par des ennuis judiciaires, qualifie de "dérive" la manifestation organisée à Paris pour redonner un élan à la campagne.
Qu'il y ait foule ou pas "ne change rien, parce que la question aujourd'hui, c'est la capacité de rassemblement du candidat et pas la capacité à organiser des meetings", a-t-il estimé lors du "Grand rendez-vous" Europe 1-Les Echos-CNEWS.
Dans l'entourage de François Fillon, on présente le rassemblement comme décisif en vue du maintien ou non dans la course à l'Elysée de François Fillon, que la plupart des cadres de la droite et du centre pressent de se désister. Ceux qui lui sont restés fidèles espèrent au moins 45.000 personnes.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

La décision annoncée mercredi par l'ex-Premier ministre de poursuivre sa campagne en dépit d'une possible mise en examen le 15 mars dans l'affaire des emplois potentiellement fictifs de membres de sa famille a accéléré le rythme des défections et les manoeuvres en coulisses.
À lire également
Le comité politique du parti Les Républicains, réunissant des représentants des principales tendances au sein de la formation, doit se réunir lundi pour faire un point sur "l'évolution de la situation politique".
La Banque mondiale qualifie les années 2020 de « décennie perdue » pour la croissance mondiale
Emmanuel Moulin met en garde contre la propagation du choc énergétique aux prix des services
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
« Les ports sont les nœuds du corridor IMEC » dit Hervé Martel