Présidentielle 2017 : Hamon et Mélenchon restent concurrents

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(Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Les deux candidats ne feront pas une candidature commune, faute d'accord après une ultime réunion.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, candidats respectifs du Parti socialiste et de "La France insoumise" à l'élection présidentielle d'avril-mai, ont mis fin dimanche à l'idée d'une alliance susceptible d'assurer une présence de la gauche au second tour. Depuis la victoire fin janvier de Benoît Hamon à la primaire organisée par le Parti socialiste, les deux hommes s'étaient dits régulièrement prêts à discuter d'un rapprochement mais aucune rencontre n'avait jusqu'à présent eu lieu.

Les deux candidats se sont finalement vus vendredi soir à Paris lors d'une rencontre sur laquelle très peu d'éléments ont dans les premiers temps filtré. Elle se serait tenue, selon le site internet Diacritik, dans un restaurant du 20e arrondissement et aurait duré deux heures. "Oui, nous nous sommes vus", a confirmé Benoît Hamon, invité du journal de 20h sur TF1 dimanche soir.

"Moment historique"

Jean-Luc Mélenchon "m'a confirmé ce que je savais, c'est qu'il sera candidat, dont acte, la situation est maintenant claire", a-t-il ajouté. "C'est pour cela que moi, maintenant, je me tourne vers les Français, tous les Français de gauche". "Ceux qui sont de gauche et peuvent avoir l'intention de voter Emmanuel Macron, ceux qui sont de gauche et qui peuvent avoir l'intention de voter Jean-Luc Mélenchon", a-t-il poursuivi. "Moi, je leur dis aujourd'hui à ces citoyens de gauche : c'est un moment historique, la gauche qui vient, la gauche de demain, j'ai commencé à la rassembler, à la fabriquer, je veux qu'elle puisse se projeter vers ce que j'ai appelé un futur désirable".

La question de l'Europe

Dans un communiqué publié dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon explique avoir fait avec Benoît Hamon "l'examen de la situation" et "le tour de nos convergences et de nos divergences." "À cinquante jours du premier tour, il n'est pas possible de régler la différence qui, par exemple, nous sépare sur la question essentielle de l'Europe", écrit le co-fondateur du Parti de gauche. "Je n'ai pas été surpris qu'il me confirme sa candidature et il ne l'a pas été que je lui confirme la mienne. Nous sommes convenus d'un code de respect mutuel dans la campagne."

"Plus que jamais, la tâche de 'La France insoumise' et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n'a pas encore fait de choix de vote", ajoute-t-il. L'alliance Hamon-Mélenchon, dont l'idée travaille depuis fin janvier une partie de l'électorat de gauche, était jugée ces dernières semaines peu probable par certains observateurs au vu des divergences importantes entre les deux candidats, notamment sur la question européenne.

A l'heure actuelle, Benoît Hamon arrive en quatrième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, devançant de quelques points Jean-Luc Mélenchon. En additionnant leurs scores, les deux hommes arrivent en première ou en deuxième position.

Le candidat socialiste a reçu cette semaine le soutien du candidat d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot, qui a annoncé qu'il se retirait de la course à l'Elysée après avoir reçu des engagements de la part de Benoît Hamon, notamment sur la question de la sortie du nucléaire et du diesel.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 28/02/2017 à 11:26 :
MELANCHON NE LACHERAS RIEN CAR TROP SOUVENT LES SOCIALITES NON PAS TENUE LEURS ENGAGEMENT SUR LA FACON DE CHANGE LA SOCIETE FRANCAISE AVEC LEURS PARTENAIRES POLITIQUE . JE LE COMPREND.IL SE BAT POUR FAIRE VALOIR CES IDEES / ET CELA ET PLUS QUE RESPECTABLE.// HAMON LUI N OSE PAS ROMPRE AVEC LES ELUE S PS / QUI VONT LE LAISSE TONBE POUR SAUVER LEURS POSTES DE DEPUTE? . RESULTAT DES COURSES DONC ONT VAS DEVOIR SUBIR MACRONS? COMME LES AMERICAINS SUBISSENT TRUMPT? QUOI QU IL SOIT SI CELA SE PASSE AUX DEUXIEME TOUR ENTRE MACRON ET MARINE. J IRAIS MOI AUSSI A LA PECHE ???
a écrit le 27/02/2017 à 19:23 :
C'est une excellente nouvelle pour notre pays puisque nous aurons Macron ou Fillon à la tête du pays. Les crypto communistes/Socialos vont se faire balayer à la présidentielle et aux législatives permettant à ce pays de se relever. Notre pays ne peut pas se permettre l'aventure d'un fan de Chavez ni d'un utopiste alors que la faillite n'a jamais été aussi proche.
Réponse de le 23/03/2017 à 3:27 :
C' est justement pour éviter la faillite que les économistes de jlm proposent d'injecter ces fameux 100 milliards dans les infrastructures écologiques. À force de couper, on a appauvri la France financement et socialement.
a écrit le 27/02/2017 à 17:17 :
BRICE, au risque de vous surprendre, je veux bien être soigné à Cuba.... Et je pense que vous ne connaissez pas du tout ce pays pour en parler ainsi (leur système de santé est totalement gratuit pour l'ensemble de la population, certes par contre pour être soigné il faut se rendre dans les centres hospitaliers), le bémol : effectivement pour le petit mal de tête compliqué de trouver une pharmacie et pas gratuit mais en France c'est également pas gratuit. Par contre le gros plus : leurs Professeurs et Chirugiens sont les plus réputés au monde.....Par contre sur le reste de votre discours je vous rejoins.....
a écrit le 27/02/2017 à 17:07 :
Toujours pas pigé que les scores ne s'additionnent pas . Toujours pas pigé que leurs programmes sont destinés aux naïfs . Ces deux là l'ont compris et ne veulent pas gouverner . D'autre part si Mélenchon avait rejoint Hamon on parlerait désormais de France soumise . Et que dire de l'apport de Jadot 1 ou 2 % dont au moins la moitié ira se soumettre .
a écrit le 27/02/2017 à 16:27 :
Melenchon n'a AUCUNE raison de se compromettre avec Hamon , pâle représentant de ce que tout le PS represente désormais : un parti de rejet !
a écrit le 27/02/2017 à 15:55 :
Et voilà comment on se saborde pour des questions d'ego...et au soir du premier tour il s'accuseront mutuellement si ils sont éliminés, ou appelleront à voter pour l'autre dans le cas très hypothétique ou l'un des deux se qualifierait pour le second tour.

Je ne suis ni pour l'un ni pour l'autre, mais il faut quand même dire que c'est un beau gâchis bien idiot, ce qu'ils nous font.
Réponse de le 27/02/2017 à 16:48 :
C'est tout à fait normal, la gauche Utopiste n'a aucune envie de gouverner, ce ne sont que des querelles d'ego qui ne croient qu'en eux-mêmes.
C'est du même acabit que les trostkistes qui n'arrivent pas depuis 40 ans à se mettre d'accord.
a écrit le 27/02/2017 à 15:20 :
Le problème de Mélenchon dans les semaines, ce sera le Parti Communiste.
Après les présidentielles viennent les législatives. Avec le PS, le PC pouvait espérer quelques députés. Avec Mélenchon, ils n'auront rien de rien. Mélenchon va apparaître de plus en plus comme le "dézingueur" de la gauche, marginalisé, stigmatisé, c'est le chant du cygne pour Mélenchon. D'extrême droite ou d'extrême gauche, (leur programme est le même), pour la majorité des Français le populisme est un danger.
a écrit le 27/02/2017 à 13:32 :
Ahahah, bon voyage......
a écrit le 27/02/2017 à 13:10 :
Ces deux compères ne s interrogent pas sur une loi votée par une assemblée majoritaire socialiste sur la prescription financière des " cols blancs" . Mais préfèrent cultiver leurs égaux...
Réponse de le 27/02/2017 à 13:34 :
En effet, une belle occasion manquée de clamer haut et fort à l'impossture que sont nos députés
Réponse de le 27/02/2017 à 14:53 :
Cette réforme, préparée dans un esprit de consensus par Georges Fenech (LR) et Alain Tourret (PRG), a été votée à main levée dans une assemblée clairsemée, le 16 février.A noter que le sénat de droite y est favorable aussi.
a écrit le 27/02/2017 à 13:09 :
C'est très bien qu'il ne se mettent pas ensemble. Ils auraient pu gagner et être présents au deuxième tour. Mes félicitations. Continuez, persévérez dans ce sens là.
a écrit le 27/02/2017 à 11:52 :
Avec un peu de chance la prochaine présidentielle va (enfin) faire accoucher d'un paysage politique moderne en France, sans gauche et où libéraux et conservateurs seront les 2 partis de gouvernement qui alterneront au pouvoir.
Réponse de le 27/02/2017 à 12:05 :
Bruno_bd : VOUS AVEZ UNE CURIEUSE CONCEPTION DE LA DEMOCRATIE... L'EFFET TRUMP PEUT ETRE ?
Réponse de le 28/02/2017 à 11:20 :
Il n'y a rien de Trumpien là dedans. Il y a des décennies que le paysage politique US répond à ce schéma. C'est d'ailleurs aussi également en Pologne ou au Royaune-Uni (et la prise du Labour par Corbyn aura pour conséquence de le tenir longtemps éloigné du pouvoir).
a écrit le 27/02/2017 à 11:26 :
promesses /. mensonges / ne suffisent plus a rassembler les brebis. le dernier mot est au peuple souverain
a écrit le 27/02/2017 à 10:46 :
C EST DUR DE VOIR QU IL Y A TROIS GAUCHES QUI NE SE RASENBLE PAS POUR GAGNIER ET TRAVAILLIER ENSENBLE ALORS QU IL Y A UN RISQUE QUE MARINE GAGNE ? LES FRANCAIS ON RAZ LE BOL DE CETTE GAUCHE ET CETTE DROITE NOUS MANIPULE DEPUIS 30 ANS EN NOUS FAISANTT CROIRE QU ILS VONT NOUS CHANGER LES CHOSES? COLUCHE AVAIS RAISON/// SI VOTER CHANGER QUELQUE CHOSE IL Y A LOMGTENT QUE SE SERAIS INTERDIT///COLUCHE///OU N ATTENDER PAS DES SOLUTIONS DES HOMMES POLITIQUE SE SONT EUX QUI EN SONT LA CAUSSE///VERITE///
a écrit le 27/02/2017 à 10:43 :
mélenchon veut détruire le PS , c'est son but...
donc ferait jamais alliance
Réponse de le 27/02/2017 à 11:52 :
Son but est de gouverner le pays, pour cela il faut détruire le PS, vieux parti rongé par une politique en contradiction avec ses électeurs.
a écrit le 27/02/2017 à 10:15 :
Au moins, à gauche les gens qui veulent se débarrasser du PS, de ses carriéristes, de ses casseroles, de la suite Hollande, d'un programme délirant qui ne sera jamais mis en place, savent ce qu'ils doivent faire : voter Mélenchon. Cela obligera la gauche à une reconstruction sans le PS, moribond idéologiquement (mais soucieux de se procurer l'argent public, comme Fillon et les siens) et sans ces bobos illuminés d'EELV.
A droite, j'imagine que Macron va récupérer la donne de certains électeurs de Fillon déçus, avec bien sûr le soutien des carriéristes du PS qui veulent garder un poste à tout prix !
Au deuxième tour, ça promet ! Il est possible qu'une partie des électeurs de Fillon votent Le Pen, donnant à celle-ci une vraie chance de l'emporter. Voilà le scénario Trump qui arrive en France.
a écrit le 27/02/2017 à 9:49 :
J'aime tellement la gauche radicale que je préfère qu'il en ait deux.
Réponse de le 27/02/2017 à 10:52 :
JUV. J'ESPERE QUE VOUS NE BENEFICIEZ PAS DES BIENFAITS DE LA SECURITE SOCIALE ET DES CONGES PAYES...
Réponse de le 27/02/2017 à 11:59 :
@Levine : pas besoin de gauche radicale pour qu'un pays bénéficie de la prise en charge des dépenses de santé (c'est une invention de Bismarck ). Quant aux congés payés en France, c'est Léon Blum pour les 2 premières semaines (et même avant de Napoléon III pour les fonctionnaires). Tout sauf des représentants d'une gauche radicale.
Réponse de le 27/02/2017 à 13:27 :
Réponse à bruno_bd: Ambroise Croizat ce nom ne vous dis rien? C'est le père fondateur de la sécurité sociale: ministre communiste de 1945 à 1947 et de surcroît secrétaire général CGT de la metallurgie...Je vous invite à réviser votre histoire...
Réponse de le 27/02/2017 à 16:55 :
Levine, n'oubliez pas que la gauche radicale c'est aussi Cuba, Venezueala, Pays de l'Est, corée du nord, chine, etc...
Vous préférez vous soignez là bas ou dans un des horribles pays capitalistes sanguinaires d'Europe de l'Ouest ?
Quant aux congés payés, c'est bien d'en avoir, c'est mieux d'avoir assez de revenus pour en profiter... (Pas bcp de touristes vénézuéliens, ni Nord Coréens, la chine c'est 15/20 j/an...etc...)
Réponse de le 28/02/2017 à 11:24 :
@brice : économiquement la Chine n'a plus rien de communiste ni même de gauche, radicale ou pas. C'est d'ailleurs ce qui y explique les rapides progrès. La seule chose qui la rattache encore au communisme c'est son régime autoritaire dictatorial.
Réponse de le 28/02/2017 à 11:34 :
@Levine : partout en Europe il y a des dispositifs de protection sociale et de retraite : au RU le NHS existe depuis 1948, en Allemagne il y a une sécurité sociale depuis Bismarck et Guillaume II (c'est d'ailleurs de l'occupation de l'Alsace Moselle que date leur régime spécifique plutôt performant). En Espagne les lois de base de sécurité sociale remontent à Franco... C'est dire s'il n'y a pas besoin de gauche, radicale ou pas, pour mettre en place un régime de sécurité sociale...

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