Brexit : avec la victoire de Johnson, tout reste à jouer pour l'économie britannique

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(Crédits : Reuters)
La victoire écrasante de Boris Johnson aux élections législatives britanniques devrait permettre de réaliser le Brexit d'ici fin janvier et apporter un bol d'air à la cinquième économie mondiale.

La victoire de Boris Johnson augure-t-elle de jours meilleurs pour la Grande-Bretagne ? Rien n'est moins sur. Car même si le chef du gouvernement conservateur parvient rapidement à réaliser sa promesse phare, le Royaume-Uni n'est pas prêt de voir la fin des incertitudes de par l'ouvrir pour des mois, voire des années, de périlleuses négociations commerciales avec l'UE. A court terme les investisseurs étaient ravis: la Bourse était à la fête, l'indice FTSE 100 des principales valeurs prenant 1,43% et l'indice élargi FTSE 250, plus représentatif de l'économie britannique, flambait de 4,2%, à des records historiques.

La livre, baromètre des marchés sur le Brexit, s'est envolée dans la nuit au-delà de 1,35 dollar, à des plus hauts depuis 18 mois. Face à l'euro, la devise britannique a brièvement retrouvé son niveau de juillet 2016, peu après le référendum sur la sortie de l'Union européenne. La large majorité des conservateurs "va permettre à l'économie de respirer, comme elle en avait tant besoin", a commenté Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics, résumant le sentiment des marchés.

Brexit et injections

Même si un grand nombre de chefs d'entreprises ont voté contre une sortie de l'UE, la plupart d'entre eux demandaient en effet depuis des mois de mettre fin au brouillard politico-économique qui plombait la croissance, aujourd'hui au point mort. Carolyn Fairbairn, directrice générale du CBI, la principale organisation patronale britannique, a d'ailleurs immédiatement appelé sur Twitter Boris Johnson "à utiliser son solide mandat pour rebâtir la confiance et mettre fin à un cycle d'incertitude" sur le Brexit.

"Les milieux d'affaires ont besoin d'actions décisives et rapides pour éviter une sortie désordonnée de l'Union européenne et pour faire tomber les barrières qui entravent l'investissement et la croissance au Royaume-Uni", ont renchéri les Chambres de commerce britanniques.

Au-delà du Brexit, le nouveau gouvernement devrait ainsi marquer "la fin d'une décennie d'austérité, et l'économie devrait bientôt bénéficier d'un stimulus budgétaire de taille", remarque Ruth Gregory, de Capital Economics. Les conservateurs ont promis d'injecter des centaines de millions de livres dans les hôpitaux et les transports notamment, promettant une "révolution des infrastructures", au risque de provoquer un bond de la dette et des déficits. En ce qui concerne l'engagement du Royaume-Uni à atteindre la neutralité carbone en 2050, les conservateurs se montrent en revanche beaucoup plus timides que les travaillistes, qui avaient promis un "Green deal" et des investissements se chiffrant en centaines de milliards de livres dans la transition énergétique.

Croissance lente

Jonathan Portes, économiste du centre de réflexion sur le Brexit  n'attend pas de franche embellie: il n'y aura pas de "ras-de-marée d'investissements", comme l'a évoqué Boris Johnson, et s'il y "aura peut-être un sursaut de la consommation - ou de l'immobilier - il sera modeste", ajoute-t-il. D'après lui, "l'économie britannique va rester sur une trajectoire de croissance lente", notamment parce que les hausses de dépenses gouvernementales ne devraient pas suffire à "contrebalancer les dégats subis par les services publics ces dix dernières années".

Lire aussi : Boris Johnson déplore le report du Brexit

Avec l'accord négocié par Boris Johnson, l'ensemble du Royaume-Uni y compris l'Irlande du nord vont quitter l'UE à l'issue d'une période de transition d'un à trois ans. A plus long terme, le véritable enjeu sera l'issue des négociations sur un nouveau traité de libre-échange du Royaume-Uni avec l'UE, car il déterminera la relation pour des décennies du pays avec son principal partenaire commercial... Même si le gouvernement Johnson espère beaucoup des négociations avec d'autres pays, notamment les Etats-Unis.

Le centre de réflexion The UK in a Changing Europe prévoit que l'accord de Boris Johnson pourrait faire "baisser le produit intérieur brut par habitant du Royaume-Uni de 2,3% à 7%, comparé à s'il restait dans l'UE" sur une période de dix ans. C'est proche des prévisions que le gouvernement britannique avait avancées lors d'un rapport il y a un an. Jonathan Portes observe notamment que même si un futur accord de libre-échange s'alignait sur l'Union européenne en termes de réglementations, avec des droits de douane minimaux ou nuls, et pas de quotas entre les transactions UE-Royaume-Uni, l'impact économique ne pourra être totalement neutralisé.

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a écrit le 14/12/2019 à 8:09 :
Article sans grand intérêt;utile toutefois pour dévoiler les techniques par lesquelles on entend orienter le lecteur.L'avenir montrera que le Royaume Uni a fait le bon choix.
Réponse de le 14/12/2019 à 10:59 :
C'est vous qui le dites : quels sont vos arguments ?
a écrit le 13/12/2019 à 18:25 :
On se disait bien, mais qd vont apparaître des commentaires annoner sur le Frexit.
Voilà c'est fait... Avec sa litanie de dénigrements et de fake news patentés : quel est le rapport entre des fonds de pension à prestation hypothétique et risquée ( comme la ste de courtage Enron en 2002 qui a fait faillite et ruiné les milliers de retraités et futurs retraités cotisants à son fond) et le système de retraite par répartition à prestation définie avec une garantie de l'état en dernier ressort ??
Le RU n'a rien à voir avec la France sur la qualité de son système financier, le nerf de la guerre d'une nation.
La City, ppale place financière mondiale du marché des matières 1ere, du marché des devises, un des leader du marché obligataire, attire le gratin des cabinets de conseil juridique, fiscalistes, de gestion , d'actifs, de patrimoine ou de fortune mondiaux (un futur quasi paradis fiscal à nos portes) sans parler de la présence des meilleures bques d'investissement de la planète.
D'où la puissance de la £, par le volume de ses échanges et des détentions de £ en réserve ds le monde au même titre que le $,€,yen. D'ailleurs, à raison, les britanniques n'ont jamais voulu adhérer à la zone euro puisqu'ils auraient perdu leur ppal avantage, la maîtrise de la politique monétaire avec une monnaie structurellement FORTE ( soit dit en passant, le sacrifice consenti par les Allemands avec la perte du mark, sur l'insistance de Mitterand).
Pour la France, rien de rien de tt ça !!
Il faudrait convertir les qcqs euro qui nous restent en monnaie de singe, car l'essentiel de notre dette colossale de 2400 mds € est détenu par des étrangers et tt particulièrement ces fonds de pension anglo saxons si redoutés.
Et à la moindre alerte, ils nous mettraient sur la paille avec une hyper inflation à la clé comme en Argentine...
La France à l'inverse du RU ou de l'Allemagne ne possède pas d'avantages structurels de nature économique, hormis son patrimoine et sa gastronomie qui ne fournissent que très peu d'emplois qualifiés et bcq d'emplois précaires.
A la veille de l'apparition d'empires hégémoniques comme la Chine et bientôt l'Inde et leur près de 3 mds d'habitants à eux 2, sans protection aucune, ce serait un suicide collectif que de quitter la protection de l'UE.
a écrit le 13/12/2019 à 16:03 :
Avec 55 des 59 députés écossais acquis au SNP et aussi une sensible poussée indépendantiste en Irlande du Nord, m'est avis qu'en termes de sortie d'union, BoJo n'aura pas que le brexit à gérer...
Réponse de le 15/12/2019 à 17:37 :
Sachant que ces soit disant 'indépendantistes' ne rentrerons jamais dans l'UE, cela limitera leur ambition a s'isoler!
Vous avez de la chance! Vous ne subissez pas la censure visiblement!
a écrit le 13/12/2019 à 14:57 :
La bourse, qui avait dégringolé suite à l'annonce du résultat du référendum en juin 2016, salue aujourd'hui le triomphe du parti à l'origine de ce brexit et la concrétisation future de ce processus de sortie de l'UE. Preuve en est que la finance se moque éperdument des conséquences - réelles ou imaginaires - du Brexit. Au final, un accord avantageux pour les 2 parties sera signée qui ne changera pas grand chose au quotidien des uns et des autres. Tout ce "bordel" rappelle furieusement la merveilleuse arnaque du bug de l'an 2000 qui a accouché d'un joli pactole de plusieurs milliards pour les vendeurs de logiciels... Affligeant que ce monde de pognon.
a écrit le 13/12/2019 à 12:51 :
"tout reste à jouer pour l'économie britannique"

Point d'interrogation ne pouvant qu'exacerber le dynamisme, l'enthousiasme, le courage et le travail tandis que l'économie de l'UE, elle, tétanisée par les intérêts financiers ne suscite absolument rien.
Réponse de le 13/12/2019 à 19:36 :
Peut-être aurait-il été utile de lire cet excellent article avant de déverser ces platitudes réactionnaires ? C’est beaucoup demander, bien sûr…
Réponse de le 14/12/2019 à 10:21 :
@ multipseudos:

Faudrait déjà que tu comprennes ce que j'écris...

SIgnalé

et si je peux pas c'est 100 balles ou rien.
a écrit le 13/12/2019 à 11:59 :
Le Brexit préfigure le Frexit et la fin de l'UE François Asselineau se réjouit d'autant plus du résultat des élections britanniques qu'elles confirment que le Brexit aura bien lieu pour le 31 janvier 2020 et qu'elles préfigurent l'inéluctable dislocation de cette structure impérialiste et tyrannique qu'est l'UE. Car, une fois le Brexit réellement mis en œuvre, chacun en France va pouvoir constater si la Grande Bretagne sombre dans l'âge des cavernes et disparaît de la scène internationale comme les médias asservis et les européistes le martèlent aux Français depuis plus de trois ans, ou bien si au contraire, la nation de Winston Churchill va connaître une nouvelle phase d’ascension économique et sociale, et faire son grand retour dans l’histoire du monde.

L'UPR est convaincue que le Brexit sera le début d'une véritable renaissance et d'une libération de tout le continent européen, tout comme l'héroïque résistance anglaise en 1940-41 avait marqué le début de la libération de toute l'Europe du joug allemand. Tous ensemble pour le Frexit ! Alors que Macron provoque les Français avec une réforme des retraites inutile et téléguidée par Bruxelles et les fonds de pension américains, le Brexit apparaît comme la voie à suivre pour sortir de la régression économique et sociale où nous plonge l’Union européenne. L’Union populaire républicaine (UPR) appelle les Français à descendre en masse dans la rue le 17 décembre pour s’opposer à Macron et à ses donneurs d’ordre euro-atlantistes, mais aussi pour se rassembler en dehors du clivage droite gauche, afin de suivre le glorieux exemple britannique et réclamer un référendum sur le Frexit..
a écrit le 13/12/2019 à 11:36 :
Johnson a eu les anglais à l'usure plus qu'à la conviction.

Au début de son mandat précédent Johnson avait déjà une majorité parlementaire tory, et ca ne l'a pas empêché de foirer le brexit.
Les anglais ont reconduit les tories sortants + une poignée (47) de députés tories en plus dont certains ont été élus avec l'appui du parti de Farage.

Qu'est ce qui nous garantit que la semaine prochaine, au premier vote on ne retrouvera pas 280 remainer, 310 probrexit soft et 35 probrexit dur ? Situation bloquée. Le brexitsoft ne passe pas même si le parti est majoritaire.

Pour la suite, je vois Johnson dans la lignée de Thatcher, il va ouvrir le pays aux USA et le NHS sera privé dans 10 ans.
Réponse de le 13/12/2019 à 16:06 :
je suis d'accord avec vous, ceux qui croient que l'argent public va dégouliner sur la santé et les transports en seront certainement pour leurs frais.
a écrit le 13/12/2019 à 11:17 :
les Britanniques ont dit non au kolkhoze souabe-franciscain, bravo ... maintenant il est grand temps pour les autres pays ... le plus vite et des que possible
Réponse de le 13/12/2019 à 11:37 :
Une Europe morcelée sera effectivement plus facile à digérer par les empires chinois et américains. L'UE unie est un trop gros morceau.
Réponse de le 13/12/2019 à 12:02 :
Une autre meilleure organisation de l'Europe sans la France et l'Allemagne serait bien meilleure. Ces deux pays sont des ganren de l'Europe
Réponse de le 13/12/2019 à 12:47 :
@@jean Tu parles! C' est l' article 63 qui permet à la Chine et aux usa de rentrer dans l' UE comme un ventre mou, hier nouvel exemple de la disparition de Latécoère passant sous contrôle us..

Toulouse : l’équipementier aéronautique Latécoère passe sous pavillon américain

Au début du siècle dernier, Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet étaient aux commandes de ses avions. Installé depuis toujours à Toulouse, l’équipementier aéronautique historique Latécoère est passé mercredi sous le contrôle du fonds d’investissement américain Searchlight.

Source : 20 Minutes (5 décembre)

Et voilà un nouveau fleuron qui part sans réaction de la part du gouvernement. Soit il sait que c’est peine perdue d’essayer d’empêcher un rachat étranger à cause de l’article 63 du TFUE, qui empêche le contrôle des flux de capitaux. Soit il laisse sciemment se volatiliser les bijoux de notre pays par plaisir malsain ou obéissance servile. Soit, plus vraisemblablement, les deux. Source La Revue de Presse UPR..
Réponse de le 13/12/2019 à 16:12 :
" hier nouvel exemple de la disparition de Latécoère passant sous contrôle us". L'UE n'y est pour rien, ce qui est en cause c'est la faiblesse du capitalisme français, en raison notamment de l'absence de fonds de pension et aussi d'une fiscalité qui a trop longtemps désavantagé le patrimoine (ISF notamment) et également perçue comme spoliatrice (droits de succession parmi les plus élevés du monde) et instable. Par contre le PFU à 30% et la fin de l'ISF sur les actifs financiers sont de très bonnes mesures mais encore trop récentes pour que leurs effets puissent encore se faire sentir. Il faudra au moins 10 ans à condition qu'elles soient pérennes.
a écrit le 13/12/2019 à 11:13 :
Brexit : avec la victoire de Johnson, tout reste à jouer pour l'économie britannique

c'est une réussite qu'il convient de prendre en modèle ;

La France doit se préparer à organiser son Frexit, l'Iatalie va suivre n'en doutons pas, la Catalogne aussi.

Nous le constatons, l'Europe de Bruxelles est un monstre qui affaiblit notre Nation ;

Les hauts fonctionnaires de Bruxelles ne sont que des profiteurs, très malveillants, ruineux

la situation économique de la France,
le projet qui veut détruire le système de nos retraites,
l'étalement de la pauvreté,
l'épanchement de la misère,
la généralisation de la précarité,
le déclin industriel aggravé année après année
la délinquance des travailleurs détachés

ce sont les démonstrations du désastre de Bruxelles
Réponse de le 13/12/2019 à 16:13 :
"Les hauts fonctionnaires de Bruxelles ne sont que des profiteurs, très malveillants, ruineux " Ils sont moins nombreux et moins coûteux que ceux de la seule ville de Paris...

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