Brexit : victoire triomphale de Boris Johnson aux législatives britanniques

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(Crédits : TOBY MELVILLE)
Le Premier ministre sortant a obtenu une large majorité à la Chambre des communes. Une victoire qui lui permet d'honorer sa promesse de sortir son pays de l'Union européenne le 31 janvier, après plus de trois ans de déchirements.

Le pari est réussi pour Boris Johnson. Les résultats des élections législatives ont confirmé la tendance donnée par les premières estimations : une majorité écrasante pour les conservateurs qui ont remporté une victoire historique, jeudi 12 décembre, avec 361 sièges à la Chambres des communes (évaluation à 7 heures du matin), soit 35 sièges au-delà de la majorité absolue (326). Une avance jamais vue depuis 1987, lors de la troisième victoire d'affilée du parti sous le leadership de Margaret Thatcher.

Ce "nouveau mandat fort (...) donne à ce nouveau gouvernement l'occasion de respecter la volonté démocratique du peuple britannique", a souligné Boris Johnson désormais doté de la majorité absolue qui lui manquait jusqu'à présent. Le Premier ministre britannique a évoqué un "tremblement de terre" qui redessine le paysage politique britannique, au profit des conservateurs. En raflant des circonscriptions ouvrières détenues depuis des décennies par les travaillistes, les tories ont désormais les coudées franches pour mettre en oeuvre le Brexit, approuvé à 52% par les Britanniques en 2016 mais à l'heure actuelle, dans l'impasse.

La débâcle de Jeremy Corbyn

Le slogan "Réalisons le Brexit!", que le bouillonnant dirigeant à la tignasse blonde a répété à l'envi durant sa campagne, a fait mouche auprès des électeurs lassés de plus de trois ans de psychodrame. Boris Johnson a été félicité par son fidèle soutien, le président américain Donald Trump, qui lui a promis sur Twitter "un énorme nouvel accord commercial après le BREXIT", "potentiellement beaucoup plus gros et plus lucratif que n'importe quel accord qui pourrait être conclu avec l'Union européenne".

A Bruxelles, où les dirigeants européens sont réunis en sommet, la France a salué une "clarification". En revanche, pour le travailliste Jeremy Corbyn, 70 ans et chef de l'opposition le plus impopulaire jamais enregistré dans les sondages, c'est l'humiliation. "Très déçu", ce dernier a annoncé qu'il ne conduirait pas le parti aux prochaines élections, tout en souhaitant voir son parti entamer une "réflexion sur le résultat du scrutin et sur sa future politique". Maigre consolation, il a été élu pour la dixième fois, dans la circonscription londonienne d'Islington nord.

Lire aussi : Brexit : Johnson brandit le risque de "paralysie" en cas de défaite jeudi

Le parti travailliste, deuxième force politique du pays a ainsi, subit une véritable débâcle, parvenant à peine à se maintenir au-dessus des 200 sièges (selon les estimations du début de la matinée, vendredi), contre 262 dans le Parlement sortant. Il paie lourdement le flou de son message sur le Brexit - le parti s'engageait à renégocier l'accord de divorce puis à organiser un référendum -, un programme très radical (plus de 400 milliards de livres de dépenses publiques supplémentaires, environ 482 milliards d'euros) et surtout, l'image très dégradée de Jeremy Corbyn, accusé de n'avoir pas assez lutté contre l'antisémitisme rampant dans le parti. C'est la quatrième élection générale d'affilée perdue par le parti travailliste.

"Les conservateurs représentent désormais de nombreux ménages à faible revenu, des personnes qui travaillent dans les industries manufacturières et traditionnelles du centre et du nord de l'Angleterre", a dit le professeur Tony Travers, de la London School of Economics (LSE). Jusqu'à présent, Boris Johnson n'avait pas réussi à faire adopter par le Parlement l'accord de divorce qu'il avait négocié avec Bruxelles, faute de majorité à la Chambre des communes. Il a promis de soumettre cet accord aux députés avant Noël avec l'objectif de mettre le Brexit en oeuvre fin janvier, après trois reports. Boris Johnson a bénéficié d'un coup de pouce du Parti du Brexit, emmené par l'europhobe Nigel Farage, qui devrait faire chou blanc après s'être retiré de nombreuses circonscriptions pour ne pas diviser le vote pro-Brexit.

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a écrit le 15/12/2019 à 9:07 :
La quasi majorité des médias aux ordres de Bruxelles nous tympanisait en faisant accroire que les Anglais regrettaient leur vote en faveur du Brexit ! Bizarre, vous avez dit bizarre !
Réponse de le 15/12/2019 à 20:05 :
Prenez le problème comme vous voulez, les partis pro-brexit n'atteignent pas les 50% des voix. La seule raison pour laquelle Johnson a obtenu une large majorité est le scrutin majoritaire à un tour.
a écrit le 14/12/2019 à 17:43 :
Une victoire en or massif qui, à terme, porte l'espoir d'un détricotage de cette Europe bureaucratique au service des puissances financières; et permettra à la France de recouvrer sa souveraineté : chien famélique peut-être, mais sans le collier de la servitude!
Réponse de le 14/12/2019 à 18:24 :
Celui qui va être détricoté c'est d'abord le RU qui va se retrouver amputé de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse.

Et de facto, de la moitié de ses eaux territoriales, dont ses zones de pêche les plus prolifiques et la moitié des gisements de la Mer du Nord qui amènent encore pas mal de royalties.
Réponse de le 14/12/2019 à 20:43 :
A terme c'est surtout deux provinces associées qui font sécession et se barrent avec la moitié de la zone economique exclusive maritime.

A savoir les royalties des champs pétroliers et gaziers les plus récents et les zones de pêche les plus productives.

Le chien famélique risque de tomber d'inanition.
Réponse de le 15/12/2019 à 20:07 :
Une victoire en toc qui a au moins le mérite de clarifier la situation. Il est temps que les britanniques paient le prix fort de leur choix de 2016.
a écrit le 14/12/2019 à 14:13 :
Je ne comprends pas...les médias français nous avaient pourtant répété inlassablement que les britanniques regrettaient leur choix au referendum de 2016...
Réponse de le 15/12/2019 à 20:12 :
Comment quelqu'un qui prend UPR comme pseudo pourrait-il comprendre quoi que ce soit ? La victoire de Johnson ne montre pas que l'option brexit est majoritaire dans le pays, il montre simplement que dans une majorité de circonscriptions les conservateurs ont devancé les travaillistes ou les libdems. Ce sont les charmes du majoritaire à un tour. Il n'aurait probablement pas eu de majorité avec le mode de scrutin français et encore moins à la proportionnelle que réclament à cor et à cri les groupuscules politiques français.
a écrit le 14/12/2019 à 11:37 :
Les anglais vont-ils faire la démonstration qu'en quittant l'UE, un pays en retrouvant sa liberté d'action peut s'en sortir beaucoup mieux. Moins d'administration, possibilité de choisir sa fiscalité , ses partenaires économiques, l'immigration etc., En France en 1995 , les français ne voulaient pas de l'UE mais nous ne sommes pas dans une vraie démocratie, les politiques ont décidé que la question était trop importante pour la laisser
traiter par le vulgum pecus .
a écrit le 14/12/2019 à 0:45 :
C'est surtout une double victoire économique pour les USA, la Russie et la Chine :
- l'Europe devient un rival moins puissant
- Ils continueront certainement à bénéficier gratuitement des leçons prodiguées par la France en matière d'écologie, de fiscalité, de tolérance, d'immigration, de démocratie et de coma mental …
a écrit le 13/12/2019 à 23:49 :
Enfin, ce feuilleton du Brexit se termine !
Maintenant les négociations vont vraiment commencer.
Réponse de le 14/12/2019 à 18:16 :
C'est vrai, le plus simple est fait : avoir réussi par 2 fois à tromper les électeurs. Maintenant le plus dur commence, faire en sorte que ça ne tourne pas à la Bérézina économique pour le Royaume-(encore... mais probablement plus pour très longtemps)-Uni. Ce qui passe par le maintien de relations très fortes avec l'UE... Malgré la saison, inutile de croire au Père Noël, ce ne sont ni le Commonwealth (avec lequel les liens économiques sont très distendus depuis plus de 50 ans... c'est justement ça qui avait fait que le RU s'était résigné à adhérer au Marché commun pour revitaliser son économie) ni des USA (qui regardent plus côté Pacifique et sont autant à la ramasse que le Royaume-Uni en termes de commerce extérieur) malgré les rodomontades de Trump qui promet un mirifique accord... dont il n'a pas le moindre début d'idée.
Réponse de le 14/12/2019 à 22:02 :
De ritchi @ Bruno .. que connaissez-vous de l’Europe de l’Est à part les âneries que vous lisez dans des revues bidons ... j’y vis depuis 2002 ... avez-vous regardé les rapports de l’OLAF ?? Vous seriez surpris des dizaines de milliards détournés pour la classe politique de ces pays ! Sorti de Prague c’est la misère , Bratislava c’est quoi économiquement ? Une ville comme Orléans ou Rennes mais ni Lyon ni Toulouse ... Moi , ce que je vois c’est le vol généralisé par une minorité avec les impôts de français .. une classe de technocrates qui se gavent à Bruxelles ! On n’en veut pas de cette Europe !!
Réponse de le 15/12/2019 à 20:21 :
J'ai parlé de Prague et de Bratislava, pas du reste de ces pays... mais quand on se souvient d'où ces pays, économiquement ravagés par le communisme, sont partis, arriver à placer 2 régions dans le top 10 des régions les plus riches d'Europe (loin devant l'Ile de France où il y a AUSSI de sacrés ilôts de misère) est un très bon résultat.
a écrit le 13/12/2019 à 20:07 :
C'est sûr que la France a intérêt a rester dans l'UE:
Le bilan depuis plus de 30 années d'UE est rutilant:
2200 milliards de dette, 6 millions de chômeurs, 1 million au RSA + le travailleurs pauvres, disparition de l'industrie, les paysans qui se suicident 200 000 clandestins par ans, le regroupement familial et...la disparition de la démocratie.
Moi si on me demande mon avis, ça sera vite vu. Chiche Macron ?
Réponse de le 13/12/2019 à 21:54 :
Et bien oui , il faut aussi parler des fonds de cohésion européen que nos impôts paient pour financer toute la corruption en Europe de l’Est ... les anglais ne sont pas aveugles comme nous et savent bien ce qu’ils se passent à l’est avec nos impôts . Corruption généralisée en Hongrie , Roumanie , Bulgarie , Malte , Pologne etc... chaque année on ajoute une ligne budgétaire d’une vingtaine de milliards ... quelle honte cette Europe de technocrates du Berlamont de Brussels !!!
Réponse de le 14/12/2019 à 10:09 :
C'est une conséquence des choix franco-français. Le regroupement familial c'était dans les années 70, et n'a aucunement été imposé à la France par l'UE qui était encore embryonnaire et restait strictement cantonnée sur le domaine économique, essentiellement agricole. Idem pour les clandestins, l'UE n'impose en rien la France de ne pas les expulser. Mais rassurez vous, on va avoir très bientôt l'opportunité d'une expérimentation en conditions réelles. On verra bien si le brexit permettra au Royaume-Uni d'adresser de façon satisfaisante toutes ces questions... Personnellement j'en doute. Certes son inéluctable appauvrissement la rendra certainement bien moins attractive à l'immigration...
Réponse de le 14/12/2019 à 18:29 :
@Ritxhi : Quand on voit comment les économies de l'est de l'Europe progressent et convergent rapidement (la région de Prague est, à parité de pouvoir d'achat, la 6è la plus riche d'Europe et celle de Bratislava la 5è... inutile de vouer l'€ aux gémonies, la république tchèque n'est pas encore passée à l'€ mais la Slovaquie, si), comment ils s'équipent, on se dit que les fonds de cohésion européens sont bien investis.Et après tout, 20 milliards ne représentent annuellement que 6 fois ce que coûte au budget de la France le régime spécial de ses cheminots... C'est votre commentaire qui est une honte.
a écrit le 13/12/2019 à 19:08 :
Le juge de paix sera l'analyse des performances économiques du Royaume-Uni dans les prochaines années...
Réponse de le 14/12/2019 à 8:01 :
il sera excellent : les anglais ont la plus grande surface commerciale au monde avec le Commonwealth. Merci pour eux !!
Réponse de le 14/12/2019 à 10:17 :
Apparemment vous ne connaissez pas bien l'histoire... si le Royaume-Uni s'est résigné dans les années 70 à demander son adhésion au marché commun, c'est parce qu'il se débattait dans une épouvantable crise économique (au point d'avoir dû appeler le FMI à la rescousse) due notamment à des liens commerciaux avec le Commonwealth qui étaient en train de se déliter complètement. Le Royaume-Uni n'a rien à espérer de plus du Commonwealth du fait de sa sortie de l'UE (par exemple ce n'est pas l'appartenance à l'UE qui a empêché le groupe indien Tata de sauver Jaguar et Land Rover... probablement d'ailleurs que c'est les débouchés en UE qui au contraire ont convaincu Tata que ces marques pouvaient d'être sauvées). Pas plus que la France n'a ou n'aurait quoi que ce soit à espérer de son ex-empire colonial.
Réponse de le 14/12/2019 à 14:53 :
Sera ce qu'il restera du Royaume-Uni quand les écossais et les Irlandais du nord auront fait sécession.

La moitié d'une d'île avec un peu d'eau autour, et les souvenirs moisis d'un temps ou le royaume régnait sur 25% de la planète émergée et la quasi totalité des mers.

Sic transit....
a écrit le 13/12/2019 à 18:45 :
Bravo messieurs le anglais, vous avez fait le plus grand pied de nez aux médias et aux intellectuels .
Ironie du résultat , le facteur vient de me donner le calendrier des postes de 2020, et à l'intérieur la Grande Bretagne avait déjà été rayée de l'UE.
Bien anticipé La Poste
Réponse de le 13/12/2019 à 21:22 :
Le Brexit a été anticipé depuis la création de l’UE : la preuve , les anglais n’ont jamais modifié leur monnaie .
L’UE c’est un piège pour tout ceux qui ont opté pour l’Euro
Quel gâchis
Perfidie et pouvoir
a écrit le 13/12/2019 à 18:29 :
Belle victoire de la démocratie! C'est un moment historique mais il y en eu et il y en aura d'autres. La vraie démocratie est chaotique comme cela a été démontré par le prix Nobel Kenneth Arrow en 1951. Mais c'est le régime politique le moins mauvais comme l'a dit Churchill.
Le peuple est versatile sur les détails, mais pas beaucoup sur les questions fondamentales comme sa souveraineté ou son respect pour les anciens et la mémoire des ancêtres.
Quand le futur de quelques nations dérive en start-up ou en empire du juste milieu, l'avenir de la démocatie devient paradoxal comme l'a conjecturé Condorcet.
a écrit le 13/12/2019 à 18:19 :
Je crois que les anglais sont chanceux : ça sera sans les problèmes et erreurs de l’UE pour eux , la suite économique, qui d’ailleurs s’implante bien en «  Asie « ?( Shanghai....)
A travers l’histoire les Anglais ont eu toujours de l’avance par rapport à l’Europe .
Je crains que ça va ouvrir le pas à d’autres départs en Europe et d’autres mouvements en Europe ( des parties avec des programmes comme une sortie de l’UE : qui vont remplacer l’essoufflement des parties d’extrême droite que connaît l’UE.)
a écrit le 13/12/2019 à 16:43 :
Encore des sondages qui se sont mis les doigts dans les yeux !
a écrit le 13/12/2019 à 16:42 :
Il a été élu roi des menteurs, maintenant il peut quitter l’Europe. On n'a qu'une chose à dire : bon débarras.
Réponse de le 13/12/2019 à 18:02 :
Bof, s' "il a été" c' est pas comme Macron qui change d' avis tous les deux jours et se mets à aimer les russes et les américains, en même temps ....?
Réponse de le 13/12/2019 à 18:03 :
Bof, s' "il a été" c' est pas comme Macron qui change d' avis tous les deux jours et se mets à aimer les russes et les américains, en même temps ....?
a écrit le 13/12/2019 à 14:32 :
Les travaillistes ont été renvoyés à leurs études marxistes version 19° siècle et c'est une très bonne nouvelle.
a écrit le 13/12/2019 à 14:25 :
Grosse épine in ze foot avec l'ECOSSE qui avait voté contre le brexit :
Plébiscite pour les SNP ( 50 sièges sur 60 ) qui demande un nouveau référendum d'indépendance
Réponse de le 13/12/2019 à 15:53 :
... et leurs copains d'Irlande du Nord. Une victoire à la Pyrrhus ?!
Réponse de le 13/12/2019 à 18:40 :
Plutôt 55 sièges sur 59.
a écrit le 13/12/2019 à 14:12 :
une honte la France va avoir 5 nouveaux euro depute de plus alors que l'absentéisme y est monnaie courante. MAIS attention me MACRON si le royaume uni réussi l'Europe est finie
Réponse de le 13/12/2019 à 15:57 :
Je ne pense pas ! Les écossais, et Nord irlandais, vont probablement se rebiffer.
Réponse de le 13/12/2019 à 18:41 :
On ne voit pas ce que le Royaume-Uni peut gagner au brexit. Au mieux du mieux s'il maintient des liens étroits avec l'UE il ne reculera pas trop.
a écrit le 13/12/2019 à 13:38 :
Corbyn ou quand perversité ne paie plus et quand le résultat du retournement de veste qui l' a vu trahir son électorat en défaveur du Brexit le voit proche de la sortie de route, près de prendre la porte du parti travailliste.
Corbyn a "corbynné" son électorat comme Syrisa avec Tsypras en Grèce. Syrisa arrivé au pouvoir porté par les médias européistes en prétendant puncher la troika de ses petits bras, s' est retourné dès qu' élu comme un péteux.
L' histoire politique de l' UE est toute entière remplie de ces vrais faux opposants et dans dans tous les pays. Chapeau Boris d' être allé au bout de la résistance.
Réponse de le 13/12/2019 à 18:43 :
Tsypras a sauvé la Grèce. Et Corbyn a détruit son parti.
a écrit le 13/12/2019 à 13:31 :
si la reussite des anglais se confirme c'est la fin de l'europe
et la decouverte des mensonges pour affaiblir les populations
le pouvoir aux bottes de la finance
Réponse de le 13/12/2019 à 18:44 :
La seule planche de salut possible du Royaume-Uni est la finance. Etablir un paradis fiscal aux portes de l'UE.
Réponse de le 13/12/2019 à 19:40 :
Le dogme du mensonge européiste vous précède... Soyez fair play, vous perdez la manche en attendant de perdre les autres !
a écrit le 13/12/2019 à 13:29 :
Le brexit va se faire, c'est une excellente nouvelle, on va enfin avoir rapidement la preuve patente du désastre économique qu'il va causer... sauf si BoJo a l'intelligence de rechercher un accord de libre-échange le plus large possible avec l'UE... et d'accepter d'en payer le prix en termes de participation au budget de l'UE (en extrapolant le cas norvégien, ça représenterait à peu près la même somme que la contribution britannique en tant que membre) et de maintien des normes européennes.
Maintenant il n'a pas un énorme mérite, car avec un leader de l'opposition aussi désastreux que Corbyn (ambigu et au programme délirant), même un âne estampillé tory aurait gagné.
a écrit le 13/12/2019 à 13:08 :
Les français vont-ils oser le geste démocratique anglais quand Macron déclare sur la BBC que le « Frexit » est majoritaire parmi les électeurs français, l’UPR lui demande de cesser ses « initiatives européennes » illégitimes et de respecter la démocratie en organisant un référendum sur la sortie de l’UE ?
Mais les vérités qu'on a le plus de mal à entendre sont celles qu'on a le plus intérêt à savoir !
Pourquoi donc Macron refuse t-il un référendum aux français sur le Frexit assorti d' une large discussion dans les médias, comme Hollande, comme Sarkozy après avoir admis sur la BBC que le Frexit était probablement majoritaire dans l' opinion ?
Réponse de le 13/12/2019 à 13:46 :
Le Brexit est une opportunité pour que la France s'occupe d'elle même ;

Le DEVOIR IMPERIEUX de macron, c'est d'organiser un Référendum sur le Frexit ;

En même temps, que les Municipales

En même temps que des Législatives devenues inéluctables tout comme le limogeage du gouvernement de l'ancien monde Philippe Edouard qui multiplie les maladresses, les mensonges et violente le Peuple de France.

VIVE UN FREXIT et la dissolution de la commission de Bruxelles dont il faut envoyer les fonctionnaires se battre sur les fronts de guerre ouvertes sur la planète pour qu'ils nous démontrent leurs talents.
Réponse de le 13/12/2019 à 14:28 :
frexit = sortie de l'euro = dévaluation du franc de 30% mini face à l'euro et retour à 15% d'inflation comme sous Tonton dans les années 80 . Pas pour moi !
Réponse de le 13/12/2019 à 17:41 :
@leon Cessez votre projet peur à la française, vous ne maitrisez plus rien puisque vous venez d' échouer s' agissant des anglais. Vous voulez en savoir plus sur l' euro fort qui tue la France et qu' il faut quitter et sur ce qui se passera demain après un Frexit ? Renseignez-vous et osez évacuer vos poncifs européistes sur le Frexit.

Je vous suggère donc à nouveau de visionner "Le jour d ' après, fin du monde ou libération ?" vidéo exhaustive de F Asslineau et qui vous en apprendra plus et à tous les intervenants qu' une mauvais propagande venant du camp européisme incapable de s ' attacher au réel et aux résultats de l' UE et dont les pronostics sont déboutés jour après jour ..

N' est-ce pas la livre qui a dévalué de 15 % comme la couronne suédoise et les deux se portent aujourd'hui' oui comme un charme ?
Réponse de le 13/12/2019 à 18:52 :
Ah comme les adeptes de la secte d'Asselineau semblent pressés d'arracher "leur" frexit... alors que la plus élémentaire intelligence serait d'observer comment ça tourne au Royaume-Uni. On va avoir la chance d'observer l'expérience... s'ils semblent si pressés au fond, c'est qu'ils ne se font pas la moindre illusion sur les chances de succès du brexit (et je considère que même une contraction de 10% du PIB britannique serait encore un succès... je parierais plutôt sur un décrochage de 30 à 50% de perte à terme, c'est à dire un Royaume-Uni revenu à peu près au niveau des pays d'Europe de l'Est).
Réponse de le 13/12/2019 à 19:22 :
Ah oui l UPR. MDR

1% des électeurs soit moins que Besancenot
Qui demande .........
La sortie de l Europe nous mettrait devant nos failles , finit les déficits de 100 milliards annuels , finit la monnaie forte
Bonjour l adaptation à la mondialisation

Ça serait peut-être un bien
Réponse de le 13/12/2019 à 19:33 :
@bruno-bd 32000 adhérents, ça fait une sacrée grosse secte et d' ores et déjà troisième parti de France malgré la grande confidentialité entretenue par la presse subventionnée !
Encore une petite prise de conscience et vous allez vous faire déborder par les retrouvailles de la France avec sa démocratie évaporée grâce au mensonge européiste.
Je vous sens nerveux, tendu par les formidables évènements du jour qui vous font agiter votre habitude hochet, celui d' une peur distillée sur commande et qui n' a pas fonctionné pour les anglais.

Ceci posé, on reparle néanmoins quand vous voulez du bilan de l' UE supporté par Macron des Gilets -Jaunes.
UPR, Frexit, vite ..
Réponse de le 13/12/2019 à 19:45 :
@Pillo

1% des électeurs soit moins que Besancenot"

Normal, c'est à peu près l'audience de l'UPR à la télé sur une année et encore je suis gentil.Si,l'on veut voir ce qu'ils disent faut aller sur youtube.
a écrit le 13/12/2019 à 11:57 :
les anglais ont confirmé leur choix d'indépendance ; tous les détracteurs qui annonçaient un échec politique et économique du brexit en seront pour leurs frais .
parions que les pays de l'UE du Nord vont très rapidement imposer la conclusion d'accords commerciaux privilégiés avec l'UK . la France aura intérêt à ne pas s'opposer si elle veut maintenir ses acquis économiques .
Réponse de le 13/12/2019 à 13:37 :
C'est loin d'être si évident ; en voix les lib dem et le SNP (mais du fait du système électoral les lib dem ont perdu 2 sièges, le SNP en compte par contre 12 de plus ont progressé, le brexit parti a fait moins de 3% et a 0 élu. Le SNP détient 55 des 59 sièges écossais, ce qui veut dire que sauf brexit ultra-soft, la question de l'indépendance écossaise reviendre très vite en force). De fait Farrage, qui avait fait le choix de ne pas présenter de candidat là où un tory sortant était candidat, a fait ce qu'auraient dû faire les anti-brexit. Là, le résultat était couru d'avance, surtout avec le catastrophique Corbyn et son programme démentiel.
a écrit le 13/12/2019 à 11:18 :
les Britanniques ont dit non au kolkhoze souabe-franciscain, bravo ... maintenant il est grand temps pour les autres pays ... le plus vite et des que possible
a écrit le 13/12/2019 à 11:17 :
Cette victoire était prévisible et prévue. Simplement, la majorité des médias n’a pas fait son travail de décodage, d’information et de pédagogie. Ainsi, de nombreux français et européens se réjouissent publiquement du résultat des législatives et de la confirmation du Brexit. Le silence et les impasses des médias (et des hommes politiques) a rendu la situation incompréhensible, alors qu’elle est simple. Il me semble évident que la majorité des électeurs européens sont dépassés par la situation, vu que la sphère politico-médiatique a tout fait pour embrouiller les esprits.
A la lecture de certains commentaires on voit bien que la majorité des internautes est comme la majorité des britanniques, elle n'a rien compris.
La Grande Bretagne actuelle va disparaitre et se transformer en un regroupement de l'Angleterre et du Pays de Galles. Cette nouvelle entité sera la pointe avancée, en Europe, du néolibéralisme américain. Dire que certains internautes critiquent le "libéralisme de l'Union européenne", souvent avec raison, mais ne comprennent pas que c'est de la rigolade, à coté de ce qui se prépare. Pour ceux qui croient à une "France régénérée par le Frexit", la déception sera à la hauteur de l'illusion. Regardez ce qui se passe: l'Espagne risque l'éclatement (Catalogne, Pays Basque), idem pour la Belgique (indépendantisme flamand), itou pour l'Italie (indépendantistes sardes, sécessionnistes de La Ligue)... la liste n'est pas exhaustive. Que va peser la France dans cette histoire? Réfléchissez, si c'est encore possible.
Réponse de le 13/12/2019 à 13:02 :
Mes menaces d'éclatement sont favorisées par l'UE qui souhaite très officiellement mettre en place des euro-régions en lieu et place des Etats-Nations. Donc je ne suis pas d'accord que le Royaume-Unis sera désuni en sortant. Au contraire, il protège son intégrité en refusant la logique d'Euro-régions.
Réponse de le 13/12/2019 à 13:02 :
Mes menaces d'éclatement sont favorisées par l'UE qui souhaite très officiellement mettre en place des euro-régions en lieu et place des Etats-Nations. Donc je ne suis pas d'accord que le Royaume-Unis sera désuni en sortant. Au contraire, il protège son intégrité en refusant la logique d'Euro-régions.
Réponse de le 13/12/2019 à 13:38 :
Il y a en effet un signal bien plus fort que la victoire conservatrice, ce sont les 55 élus sur 59 sièges obtenus en Ecosse par le SNP.
a écrit le 13/12/2019 à 10:51 :
Le Brexit préfigure le Frexit et la fin de l'UE..

François Asselineau se réjouit d'autant plus du résultat des élections britanniques qu'elles confirment que le Brexit aura bien lieu pour le 31 janvier 2020 et qu'elles préfigurent l'inéluctable dislocation de cette structure impérialiste et tyrannique qu'est l'UE.

Car, une fois le Brexit réellement mis en œuvre, chacun en France va pouvoir constater si la Grande Bretagne sombre dans l'âge des cavernes et disparaît de la scène internationale comme les médias asservis et les européistes le martèlent aux Français depuis plus de trois ans, ou bien si au contraire, la nation de Winston Churchill va connaître une nouvelle phase d’ascension économique et sociale, et faire son grand retour dans l’histoire du monde.

L'UPR est convaincue que le Brexit sera le début d'une véritable renaissance et d'une libération de tout le continent européen, tout comme l'héroïque résistance anglaise en 1940-41 avait marqué le début de la libération de toute l'Europe du joug allemand.

Tous ensemble, tous ensemble mais pour le Frexit !

Alors que Macron provoque les Français avec une réforme des retraites inutile et téléguidée par Bruxelles et les fonds de pension américains, le Brexit apparaît comme la voie à suivre pour sortir de la régression économique et sociale où nous plonge l’Union européenne.. F Aselineau s' enthousiasme de la victoire de B. Johnson qui Confirme absolument ses analyses, le camp d' en face a essayé de piper les dés et il a perdu..

L’Union populaire républicaine (UPR) appelle les Français à descendre en masse dans la rue le 17 décembre pour s’opposer à Macron et à ses donneurs d’ordre euro-atlantistes, mais aussi pour se rassembler en dehors du clivage droite gauche, afin de suivre le glorieux exemple britannique et réclamer un référendum sur le Frexit..
Réponse de le 13/12/2019 à 12:00 :
J'espère que dans la manif vous aurez votre propre banderole devant vos partisans afin qu'on puisse bien rire du nombre de vos soutiens.
Réponse de le 13/12/2019 à 13:40 :
Le brexit est le meilleur vaccin contre le frexit. Il n'y a que si Johnson accepte de faire les concessions nécessaires en termes de maintien des normes et de participation au budget de l'UE que ça ne tournera pas au désastre économique.
Réponse de le 13/12/2019 à 15:26 :
bruno_d: vous ne comprenez pas les rapports de force entre le RU et l'EU.

Consultez les flux commerciaux et vous verrez grâce à la stratégie géniale de l'Allemagne qui est mercantiliste c'est à dire tout à l'export rien à l'intérieur, elle a réussi à affaiblir les industries de ses voisins dans l'EU (on connaît le problème d'un Euro trop faible pour eux reconnu par Merkel elle même mais dont elle hérite) et se mettre en totale dépendance vis à vis de la chine, des USA, du royaume uni, ...
Donc les flux commerciaux sont en faveur du RU (qui maitrise sa monnaie et peut jouer avec si elle veut pour amortir) et non de l'EU, et en plus, il y a un partenaire commercial qui s'apelle les USA et qui fait des appels du pied depuis 2 ans sur le refrain "on va conclure un deal de malade entre nous et on va vous aider pour le brexit". L'avez-vous noté ?
Qui va aider l'EU ?
Réponse de le 13/12/2019 à 17:47 :
Le Brexit est la meilleur option pour les démocrates qui redoutaient que la que la voie ne fût enfin désormais ouverte . C' est fait, les européistes n' ont plus qu' à réactiver le Project Fear à la française, pour les autres et pour endiguer le flux d' une libération .
Réponse de le 13/12/2019 à 19:04 :
@septic : Comme entre états des Etats Unis une même monnaie peut très bien convenir à des pays de développement économique très différent, il convient aussi bien à la Slovaquie qu'à l'Estonie, à l'Allemagne et aux Pays Bas. Ce sont les coûts salariaux qui doivent s'adapter. Ainsi l'Espagne a retrouvé une bonne santé économique en baissant ses coûts salariaux et le montant des transferts sociaux de 20%. Croyez-vous vraiment que revenir à une monnaie nationale qu'on laisserait se déprécier de 30% aurait des effets moins douloureux sur le niveau de vie en France que de baisser les coûts salariaux de 15 à 20% -ou augmenter la productivité ? Savez-vous par exemple que le nombre de robots industriels en France est inférieur à celui de l'Allemagne (bien sûr), de l'Italie, de l'Espagne ? Et en plus leur âge moyen est nettement plus élevé en France. Ca ne résulte pas de l'€ mais de choix économiques et sociaux désastreux (les 35 heures ont notamment donné un coup fatal à l'industrie... à quoi bon investir dans un pays où on ne pourra pas rentabiliser les investissements ?).
Réponse de le 13/12/2019 à 19:13 :
@septic "et en plus, il y a un partenaire commercial qui s'apelle les USA et qui fait des appels du pied depuis 2 ans sur le refrain "on va conclure un deal de malade entre nous et on va vous aider pour le brexit"."
Perspective réjouissante effectivement pour le Royaume-Uni que de devenir un nouveau Porto Rico...
"Donc les flux commerciaux sont en faveur du RU"... amusant pour un pays qui importe à tour de bras (comme les USA d'ailleurs... et malheureusement aussi la France) et n'est absolument pas en mesure de ressusciter une quelconque production nationale.
Réponse de le 13/12/2019 à 19:37 :
@bruno-bd Normal que BJ et Trump agissent en tandem pour libérer le monde de l' emprise morbide des néosconservatgeurs responsables des ravages humains, sociaux, planétaires que mène une poignées de dingues ..
Réponse de le 13/12/2019 à 23:37 :
@bruno_bd Le Brexit n'est pas un vaccin anti Frexit car la sortie de l'un ou de l'autre est différent,si nous sortons,nous ne seront pas dans le même cas que les britanniques,vous comparez un pays peu intégrer à un pays intégré ,la France à plus apporté à l'Ue que les anglais et que si sortie française il y a,ça sera bien autre chose que le Brexit niveau polémique ou même discussion et accord.
a écrit le 13/12/2019 à 10:44 :
A part la tribune qui a été me semble t -il assez juste, on a assisté comme d'habitude à un déferlement de désinformation concernant le brexit.
Le ponpon revenant au monde qui publait "Denis MacShane : « Mais où sont passés tous les électeurs anti-Brexit ? »" et qui nous expliquait que les anti brexit étaient majoritaires dans le pays ... d'autres nous expliquaient que le scrutin allait être très serrré et que le labor remontait ... ha ben oui, on a vu !
Je regarde régulierement les sites d'info étrangers et je suis abasourdi par la désinformation qu'il y a en France.
Il faudra qu'un jour ces gens payent leur mensonge et leur propagande.
Les français ont une image complètement déformée par les média sur certains sujets mais quand effectivement les faits démontrent si violemment à quel point on les a trompé, ils finiront par se réveiller.
Réponse de le 13/12/2019 à 11:28 :
"...mais quand effectivement les faits démontrent si violemment à quel point on les a trompé, ils finiront par se réveiller".
Pas sûr qu'ils se réveillent car ils ne dorment pas mais se trouvent dans un comas profond depuis des années..
Réponse de le 13/12/2019 à 13:46 :
regardez les résultats en voix et pas en sièges, Mac Shane a raison.
Un leader moins douteux que Corbyn et avec un programme moins délirant aurait sans doute fait beaucoup mieux.
a écrit le 13/12/2019 à 10:32 :
"En raflant des circonscriptions ouvrières détenues depuis des décennies par les travaillistes"

Les travaillistes payent leur manque de motivation de vouloir sortir de l'UE, les conservateurs, alors que le peuple anglais a toujours exposé chaque année un peu plus sa volonté de sortir de l'UE, ont fait d'une pierre deux coups, prendre le temps de bien préparer ce brexit, parce que les relations diplomatiques commerciales ont du chauffer à en rougir entre le RU et les autres pays du monde, ils ont du embaucher du monde même pour cela, tout en éliminant le labour qui devenait de plus en plus menaçant. Sans parler du fait d'affaiblir puissamment la City qui était devenue bien trop influente sur la politique du pays l'ayant fait chuter.

Maintenant nous n'avons plus qu'à regarder ce pays quitter l'UE et de ce fait, pouvoir enfin prospérer librement, renouant avec sa souveraineté. Libéré de l'UE il peut dorénavant avancer.

Il faut lire Nietzsche car celui-ci aurait trouvé aberrant de laisser son peuple guider l'Europe ! Thème qu'il abordait régulièrement. Surtout après l'horreur du troisième Reich bon sang !

LE déclin c'est encore plus long vers la fin.
Réponse de le 13/12/2019 à 13:48 :
les travaillistes paient les zones d'ombre et les ambiguïtés de leur leader et son programme tellement délirant que même ceux auxquels ce programme était sensé profiter ne l'ont pas trouvé crédible.
Réponse de le 13/12/2019 à 14:35 :
Mon pauvre moulin à vent, même BJ te contredit lui-même: ""Peut-être nous avez-vous seulement prêté votre voix. Vous ne vous considérez peut-être pas comme un (militant) conservateur (...). Vous reviendrez peut-être dans le giron du Parti travailliste la prochaine fois et, si tel est le cas, je suis touché que vous m'ayez fait confiance"

https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1YH0U1/brexit-il-n-y-a-plus-de-si-ni-de-mais-dit-johnson.html

ET si je peux pas et-c...

JE te signale hein, forcément...
Réponse de le 13/12/2019 à 19:06 :
@citoyen :
"JE te signale hein, forcément... " j'en frémis...

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