Brexit : le Premier ministre irlandais croit à la possibilité d'un accord

 |   |  423  mots
(Crédits : Francois Lenoir)
Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, s'exprimant avant un dîner de travail avec Theresa May, a déclaré vendredi qu'il croyait encore en la possibilité de trouver un accord de retrait avec le Royaume-Uni afin d'éviter un Brexit désordonné.

"Un accord peut être conclu", a-t-il dit devant les caméras de la RTE, la radiotélévision irlandaise, après une rencontre avec des représentants du Parti unioniste démocrate (DUP), formation nord-irlandaise indispensable à la majorité parlementaire de la Premier ministre britannique et farouchement opposée à l'actuel accord de Brexit.

Rétablir la confiance

Varadkar, qui espère que son dîner à suivre avec Theresa May à Dublin permettra de "rétablir la confiance" après des semaines d'animosité, a ajouté que ses entretiens avec des représentants du DUP et d'autres partis nord-irlandais s'étaient "très bien" passés et a jugé que le DUP et le gouvernement de la République d'Irlande avaient plus de choses en commun que de divergences sur le dossier du Brexit.

Pour autant, a-t-il ajouté, il est difficile de savoir à ce stade si un accord pourra être trouvé d'ici au 29 mars ou s'il sera nécessaire, afin d'éviter un Brexit sans accord, de repousser la date du divorce. Arlene Foster, la dirigeante du DUP, a évoqué pour sa part un "bon rendez-vous" avec Varadkar mais n'a pas voulu exposer les mesures spécifiques dont ils avaient parlé.

La frontière irlandaise au centre des préoccupations

La question de la frontière irlandaise est au coeur du blocage entre Londres et les Européens, l'accord initial négocié par le gouvernement britannique et la Commission européenne - et entériné par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept -, ayant été massivement rejeté par les députés britanniques de la Chambre des communes.

Par un amendement approuvé fin janvier, ces derniers ont mandaté Theresa May pour qu'elle trouve des "mécanismes alternatifs" au "backstop", la clause de sauvegarde qui doit, en dernier recours, garantir qu'il n'y aura pas de rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

Les Européens, Dublin en tête, ont répondu qu'ils ne rouvriraient pas l'accord et qu'ils ne reviendraient pas sur le "backstop". Ils sont prêts en revanche à retravailler la déclaration politique, un texte d'une trentaine de pages qui accompagne l'accord de retrait et fixe le cadre de la négociation des futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE. Varadkar a insisté sur le fait que les deux parties voulaient éviter le retour d'une frontière physique à travers l'île d'Irlande. "Souvent, quand on est d'accord sur tous les objectifs majeurs, il est possible de trouver une solution", a-t-il dit.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/02/2019 à 11:30 :
L'Irlande étant une place d'évasion fiscale européenne l'UE veut la garder à tout prix.

Vite un frexit.
a écrit le 09/02/2019 à 13:53 :
Tiens on lui a donné le droit de parler !
a écrit le 09/02/2019 à 10:57 :
Je pense que le premier ministre Irlandais à raison: il faut rester optimiste malgré les vents contraires, les vents du nord et la tentation d'un brexit dur. Le brexit sansaccord serait catastrophique pour tout le monde aussi bien les Anglais que les Européens donc oui il faut croire à la constitution d'un accord le 29 mars à 23h00. Je ne pense pas que les Britanniques seraient assez fou pour declencher le pire pour leur economie et pour l'avenir de leur economie. Il est vrai que depuis 1973, date d'entrée du Royaume uni dans l'Europe, les Britanniques ont toujours été dubitatif avec le budget de l'Europe et de la contribution commune mais cependant l'Europe a plutôt été généreuse avec le Royaume Uni. La campagne politique qui a mené le referendum à un oui à un Brexit a été désastreuse car disproportionné et malhabille donc oui les Anglais sont face à un dilemne : rester et suivre les règles de l'Europe, le pire sans accord et partir ! donc oui il faut continuer à faire confiance et enfin trouver quelquechose de raisonnable dans ces decisions politiques. Personne n'a besoin d'un retour à une frontière physique en Irlande du Nord et à une nouvelle vague d'attentat à Belfast. Absolument personne ! Oui suivons l'optimiste du Premier Ministre irlandais et gageons que l'Europe aussi bien que le Royaume Uni sorte positivement de cette issue incertaine.
Réponse de le 09/02/2019 à 18:04 :
Gros mensonge :
le brexit sans accord sera en fait une cata pour le Royaume-uni soit les anglais , mais aussi gallois,écossais et irlandais du NORD .
Pour le reste de l'Europe , ce sera une libération cool .

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :