Brexit : les exportations vers l'UE depuis les ports britanniques s'effondrent

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(Crédits : JOHANNA GERON)
Les exportations depuis les ports britanniques vers l'Union européenne ont chuté de 68% en janvier par rapport à la même période l'année précédente, a affirmé l'Association des transporteurs routiers (RHA), qui y voit l'effet conjoint du Brexit et de la pandémie de coronavirus. Les exportateurs britanniques doivent désormais remplir une multitude de documents pour prouver que leurs biens sont autorisés à entrer dans le marché unique européen, un alourdissement des procédures chronophage et coûteux, qui retarde le passage des frontières.

Les exportations depuis les ports britanniques vers l'Union européenne ont chuté de 68% en janvier par rapport à la même période l'année précédente, a affirmé l'Association des transporteurs routiers (RHA), qui y voit l'effet conjoint du Brexit et de la pandémie de coronavirus.

C'est dans une lettre adressée le 1er février au ministre Michael Gove, à laquelle l'hebdomadaire britannique The Observer a eu accès, que le président de l'association, Richard Burnett avance ce chiffre de 68%, tiré d'un sondage réalisé auprès de ses membres internationaux.

Augmentation de la paperasse

Selon l'hebdomadaire, Richard Burnett estime que cela est principalement dû à "l'augmentation massive de la paperasse à laquelle sont confrontés les exportateurs" après le Brexit. Il appelle le gouvernement britannique à augmenter grandement le nombre de douaniers chargés d'aider les entreprises, estimant que les 10.000 personnes actuellement déployées ne représentent "qu'un cinquième de ce qui serait nécessaire".

"Je trouve profondément frustrant et agaçant que les ministres aient choisi de ne pas écouter l'industrie et les experts", a déclaré celui qui affirme à The Observer avoir "prévenu" M. Gove "de façon répétée ces derniers mois".

Officiellement sorti de l'Union européenne le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni a continué d'observer ses règles pendant la période de transition qui s'est achevée le 31 décembre, date à laquelle le pays est sorti de l'union douanière et du marché unique européens.

Malgré l'accord commercial signé in extremis avec son ancien partenaire, le gouvernement britannique avait prévenu les entreprises qu'il faudrait s'attendre à des "perturbations à court terme.

En effet, les exportateurs britanniques doivent désormais remplir une multitude de documents pour prouver que leurs biens sont autorisés à entrer dans le marché unique européen, un alourdissement des procédures chronophage et coûteux, qui retarde le passage des frontières.

Interrogé par The Observer, un porte-parole du ministre Michael Gove a affirmé ne "pas reconnaître le chiffre avancé sur les exportations" par la RHA, estimant que "les perturbations à la frontière avaient jusqu'à présent été minimes" et que "les mouvements du fret sont désormais proches de la normale, malgré la pandémie de Covid-19", qui a aussi fortement impacté le trafic.

Le directeur de l'Association des ports britanniques, Richard Ballantyne, affirme lui que ce chiffre de 68% avancé par la RHA est "globalement conforme" à ce qu'il a pu observer sur la baisse du trafic.

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a écrit le 08/02/2021 à 16:08 :
Excellent, comme prévu, mais encore masqué pas le brouillard du COVID.
Les exportateurs britanniques savent ce qu'il leurs restent à faire pour être moins ennuyés pour exporter vers l'EU.
Au plus rapide, dans leurs assemblages, remplacer des composants et pièces non-UE par éléments provenant de l'UE.
Pour gérer ces changement d'approvisionnements, au plus pratique, il faudra installer de la logistique au sein de l'EU.
Bon, chers exportateurs britanniques on vous gardent une petite place pour qu'au final vous veniez installer vos prochaines lignes de production en sein de l'UE, votre seul marché sérieux, comme cela plus de problèmes de paperasses.
C'est limpide comme de l'eau de roche. :>))
Ah oui, faites gaffe tout de même à ne pas remplacer par des composants UK ou UE par des US, ça pourrait déplaire à l'UE, le gros carnet de chèque. :>))
Globalement, hors pèche, tout va déjà très bien, comme prévu, en attendant le bouclage du volet financier......
a écrit le 08/02/2021 à 15:20 :
La Grande-Bretagne a signé une série impressionnante de 63 nouveaux accords commerciaux, dont un avec l’Union européenne.
Bien que les confinements aient asphyxié l’activité économique et provoqué l’effondrement des échanges commerciaux, il y a toutes les raisons d’être optimiste sur le Brexit.

L’accord passé avec l’Union européenne lui donne ce quelle a toujours voulu – et ce que les opposants ont d’ailleurs toujours considéré comme impossible – c’est-à-dire le libre échange sans l’union politique.
Réponse de le 08/02/2021 à 22:01 :
63 accords qu'elle avait auparavant comme membre de l'UE , autrement dit, elle n'a fait que confirmer ce qu'elle avait déjà.
L'accord avec l'UE, on voit le résultat : une chute l68% des éxportations.
Enfin, le libre échange ? L'accord du 24 décembtre n'a touché aucun des volets qui restent à être traités (services, sécurité etc..) il n'a été signé in extremis que pour éviter un encore plus catastrophique "no deal"..
Bref, la GB est devant l'évidence, son Brexit sent de plus en plus l'échec, malgré les "couétistes" à la Hannan.
Réponse de le 08/02/2021 à 22:03 :
63 accords qu'elle avait auparavant comme membre de l'UE , autrement dit, elle n'a fait que confirmer ce qu'elle avait déjà.
L'accord avec l'UE, on voit le résultat : une chute 68% des éxportations.
Enfin, le libre échange ? L'accord du 24 décembtre n'a touché aucun des volets qui restent à être traités (services, sécurité etc..) il n'a été signé in extremis que pour éviter un encore plus catastrophique "no deal"..
Bref, la GB est devant l'évidence, son Brexit sent de plus en plus l'échec, malgré les "couétistes" à la Hannan.
a écrit le 08/02/2021 à 15:15 :
Que les Brexiteurs sont chanceux!. En même temps seulement 30 % des français font encore confiance à l' UE, - 2 % et 28 % en Italie, euro-baromètre IFOP. C' est le plus bas taux de confiance après l' Italie, en chute libre. Quel est le dénominateur commun de nos deux pays ? Celui d 'avoir été le plus ruiné par l' UE. 110 000 euros pour un couple de français sur 17 ans, 148 000 euros pour les italiens source think tank allemand CEP. CQFD.._
a écrit le 08/02/2021 à 14:59 :
Qui de sérieux et raisonnable peut encore “croire”, car c’est de bien de croyance de nature théologique qu’il s’agit, que l’UE pourra encore continuer longtemps à poursuivre sa prédation et à semer le désastre pendant des années en nous aggravant comme nous le lisons encore aujourd'hui' qui par la dette.

Sachant que l’UE est un simple périmètre fictif et virtuel ne représentant rien ni personne à part les intérêts de l’oligarchie qui en tire les ficelles et dans le périmètre inclusif qu' a tenté l' oligarchie euro-mondialiste de conserver les anglais. Shit..

Heureux anglais, Frexit, vite ..
Réponse de le 08/02/2021 à 18:15 :
Des croyances théologiques, vous en savez un rayon, vous qui nous transmettez tel un évangéliste zélé les pensées de votre gourou. Faut peut être arrêter de s'exciter sur le frexit. Il suffit de traverser la manche.
a écrit le 08/02/2021 à 9:54 :
Les brexiteurs vont commencer à comprendre que leur choix n'était pas le meilleur bien que ce ne soit encore trop tôt pour tirer un bilan. Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. Quant aux frexiteurs exités je leur dirai en parodiant Macron, c'est très simple, il n'y a qu'à traverser la manche.
a écrit le 08/02/2021 à 9:51 :
C'est du grand BoJo, sauf que ça ne fait plus rire grand monde, en 1er lieux les Britanniques eux-mêmes. Du show, du mensonge, du ultra court-terme. Aucune anticipation, on découvre soudainement qu'il faut des tonnes de paperasses, parce que oups, on n'a pas réussi à faire danser les 27 sur de la cornemuse comme on avait promis. Les Tories vont achever leur parti en même temps que leur pays, ils pourront plus sortir de chez eux tranquille. Faire du populisme ça ne finit jamais bien, Johnson aurait dû voir ce que ça a donné aux USA avec Trump, en Europe avec Salvini et Tsipras...bon avertissement pour nos BoJo locaux, n'est ce pas Messieurs dames Asselineau Mélenchon Le Pen Philippot et cie ?
a écrit le 08/02/2021 à 9:19 :
Se détacher petit à petit de la dépendance envers le consortium européen financier est une sacrée bonne stratégie.

Vite un frexit, quitte à terminer pauvres autnt devenir libres.
a écrit le 07/02/2021 à 20:08 :
Article clair et précis, bien rédigé.
Le Royaume-Uni avait déjà connu cette situation handicapante avant d'entrer dans l'Union européenne et le marché unique, et c'était un facteur de pauvreté.
La promesse de Johnson de remplacer les débouchés vers l'UE par de nouveaux débouchés vers les USA, le Commonwealth, etc. semble du même niveau de crédibilité que les promesses par lesquelles lui et Farage ont fait voter le Brexit.
a écrit le 07/02/2021 à 17:07 :
Je suis un européen convaincu ma par honnêteté les chiffres communiqués parfois à l'avantage de la sortie parfois au désavantage n'ont au bout d'un mois aucune signification pour l'avenir. La paperasse trouvera facilement sa place dans le système. Je pense par contre que le gouvernement de BJ a cru pendant des mois que l'UE baisserait les bras et que le R.U dicterait la feuille de route au 27. Cela n' a pas été le cas ce qui aujourd'hui pose le problème de manque de préparation de Londres.
a écrit le 07/02/2021 à 17:05 :
J'ai travaillé de nombreuses années dans des pays hors Europe. Notamment au Tchad après l'accord entre Esso et les autorités Tchadiennes pour la production du pétrole au Tchad. Dans les accords existaient des dérogations aux taxes d'importation. Mais pour y échapper, il fallait remplir des documents à n'en plus finir, et faire face aux contrôles lents par manque de personnel douanier Tchadien.
Au bout de quelques mois, nous avions mis en place les procédures nécessaires pour gagner du temps. Beaucoup de chargements répétitifs qui permettaient de copier les documents déjà existent.
Je pense que dans quelques mois, les mêmes évolutions se vérifieront entre l'Europe et la Grande Bretagne.
Comme disent les Italiens, lorsque le balais est neuf, il fait beaucoup de poussières!
Réponse de le 08/02/2021 à 16:26 :
@P6x
Oui, avez en partie raison, mais toutes les entreprises enregistreront une augmentation des couts, donc une baisse de marges, parce ce que la paperasse supplémentaire, physique ou dématérialisé, n'est pas gratuite.
Et l'adaptation sera bien plus compliqué pour les TPE et ME que pour les GE.
a écrit le 07/02/2021 à 16:29 :
wow
quelle surprise
le covid a bon dos
a écrit le 07/02/2021 à 14:39 :
ils ont voulu le brexit, qu'ils en acceptent toutes les conséquences
a écrit le 07/02/2021 à 13:39 :
Je regarde toujours la provenance des produits que j'achète. J'évite le made in China et je préfère toujours un produit made in EU. Parfois c'est compliqué. Prenez les brosses à dent....95% des brosses viennent de Chine mais en cherchant on trouve des produits fabriquées en EU voire en France . Dorénavant j'éviterai le made in UK aussi.
Réponse de le 07/02/2021 à 14:56 :
"Parfois c'est compliqué." ça c'est sûr !! J'ai entendu l'autre jour que la farine de sarrasin venait généralement de Chine, celle que j'achète vient de Bretagne, bio parce que y a que ça, mais vu les quantités consommées, on ne se ruine pas...
Chez GéantCas* la viande d'ailleurs j'en prends pas, France ou rien, peu importe si y a 2€ de moins le kg sur ces "promo".
Les sandwich GB vendus en France fabriqués en GB avec des produits France, c'est terminé, semble-t-il, la fraicheur exigeant des transports fluides sans barrière entre nos deux pays pour ne pas perdre de temps.
Réponse de le 07/02/2021 à 17:32 :
Européen, vous avez raison!
Je fais la même chose en privilégiant les produits français puis EU...
J'évite donc maintenant le made in UK dans les magasins et encore plus sur le web compte tenu des frais de douane.
On a trop tendance aussi à oublier comme il est pratique pour un consommateur européen (et pour les commerçants) d'acheter un produit partout dans le marché commun. La réalité britannique avec tous ces messages de clients surpris en recevant leurs colis de devoir payer, qui la TVA, qui les frais de douane, voir quelquefois des droits de douane (pour les produits n'entant pas dans le champ de l'accord commerciale signé fin décembre), nous rappelle que l'UE, c'est une vaste zone commune ou règne la liberté de circulation des personnes, des biens et des services... N'en déplaise à certains, moi je trouve cela vraiment extraordinaire et c'est une vrai chance de pouvoir en bénéficier!
Espérons que nos voisins Britanniques ne vont pas trop morfler...Les choses devraient se réguler dans les prochains mois.

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