Brexit : Londres annonce de nouvelles propositions

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Londres va proposer un statut à part pour l'Irlande du Nord.
Londres va proposer un statut à part pour l'Irlande du Nord. (Crédits : Simon Dawson)
Le gouvernement britannique présentera un ensemble de propositions sur le Brexit d'ici au sommet européen des 28 et 29 juin, a promis dimanche le ministre de l'Intérieur Sajid Javid, faisant état de progrès dans les discussions internes au cabinet de Theresa May.

"Je suis absolument convaincu que la Première ministre aura un bon ensemble de propositions pour le conseil de juin et que nos collègues en Europe y répondront positivement", a déclaré Sajid Javid à la BBC. Il a ajouté que ces propositions étaient conformes aux prédécentes déclarations de Theresa May sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue le 29 mars prochain.

Londres promet l'avancée de plusieurs projets

Sajid Javid promet également la publication d'un "livre blanc" gouvernemental sur le Brexit avant le sommet. Ce document dévoile les plans du Royaume-Uni en vue de la négociation à venir avec ses partenaires européens sur la sortie de l'Union européenne. Le ministre de l'Intérieur a garanti de revoir une partie importante de la politique d'immigration du Premier ministre et un ministre de la Défense a rouvert le débat sur les enquêtes historiques sur les actions des forces armées britanniques en Irlande du Nord.

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Sajid Javid, ministre de l'intérieur britannique. Crédits (Reuters)

Mais alors que la question de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande reste l'une des plus délicates à régler, Dublin a réclamé samedi des propositions écrites du gouvernement britannique dans les deux semaines, sous peine d'un été de négociation "incertain".

Divorce compliqué entre Londres et Bruxelles

A moins d'un an de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 29 mars 2019, les négociations sur la future relation sont encore loin d'être bouclées entre Londres et Bruxelles, malgré la conclusion d'un accord préliminaire en décembre.Un nouveau cycle de discussions doit démarrer début juin. Si les blocages persistent, la perspective d'un accord final pour octobre s'éloignera. Et, inversement, le risque du "no deal" en mars 2019 augmentera.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 08/06/2018 à 10:22 :
Le Brexit est le reflet de la situation de l'Europe. Un grand "bordel" inorganisé comme des technocrates savent le faire avec pugnacité et obstination.
a écrit le 08/06/2018 à 7:28 :
Faire de nouvelle proposition, s'est bien encore faut ils que se soit dès proposition acceptable....
L'on ne peux avoir la beurre, l'argent sur du beurre, le lait est la crémière en prime... La GB doite etre convaincu de cette situation , le fait de quitter l'union impliquer la perte de l'accès au marcher commun ....
Reste maintenant à construire nos relation economique future ... Il est temps de passer à la vitesse supérieure...
a écrit le 07/06/2018 à 23:44 :
Au rythme où nos amis britanniques s'éloigne de l'UE, ils vont bientôt rejoindre la zone euro.
a écrit le 05/06/2018 à 19:36 :
Et pendant ce temps, on tente de bloquer la route vers la liberté pour le Brexit, comment ?
Grâce à George Soros intensifie la campagne anti-Brexit.

George Soros est un donateur majeur pour le groupe de campagne anti-Brexit Best for Britain. Les Britanniques ne montrent guère d’enthousiasme pour un deuxième référendum, et aucun grand parti politique n’appelle à un nouveau scrutin.

Source : Euractiv (30 mai)

Que des financements étrangers arrivent massivement dans des partis politiques nationaux ne semble gêner personne. Quelle serait la réaction médiatique si l’argent venait de Russie.?

Alarmée par la question irlandaise, Theresa May envisage de reculer le Brexit à 2023

Très gêné par la question de l’Irlande du Nord, et donc de l’indivisibilité du royaume, le gouvernement de Theresa May est divisé sur le format des relations douanières envisagées avec l’UE.

Source : 20 Minutes (29 mai)

Le peuple britannique, qui a souverainement décidé de sortir de l’UE, a décidément encore bien des couleuvres à avaler...

https://www.upr.fr/actualite/notre-revue-de-presse-de-la-semaine-semaine-du-28-mai-au-03-juin-2018
Réponse de le 05/06/2018 à 21:53 :
"Le peuple britannique, qui a souverainement décidé de sortir de l’UE, a décidément encore bien des couleuvres à avaler..."

sans blague? Tout d'abord RU est un royaume, la "souveraineté" du peuple britannique n'existe pas la bas. C'est pour cela que c'est facile de parler au nom du peuple britannique, comme vous le faites.

Le peuple britannique se fait avoir "royalement" comme on dit, mes c'est désormais leur problème, là je vous donne raison. Il ne faut pas se mêler dans cette affaire.
a écrit le 05/06/2018 à 12:30 :
Sortir de l'Europe....financièrement très cher! Voyez ce que les anglais payent déjà et les prévisions, après la sortie officielle, ne sont pas rassurantes pour leur économie!

Imaginez un pays comme l'Italie qui serait elle aussi engagée dans un processus de sortie de l'Europe! Pire que la Grèce pour tous ses habitants, dette, système financier à la dérive...pauvreté...émigration...et ses dirigeants fraichement élus qui pensent qui serait la bonne solution pour relancer le pays! Comme au Royaume-Uni....le referendum lancé par quelques dirigeants qui maintenant font tous profil bas!
Réponse de le 05/06/2018 à 19:41 :
Sauriez-vous nous chiffrer le prix du maintien dans l' UE et celui du Brexit pour le anglais ?

"Imaginez un pays comme l'Italie qui serait elle aussi engagée dans un processus de sortie de l'Europe! "

Les européens l' envisagent très bien, les italiens à 70 % sont en faveur de la sortie de l' euro* et la suite va s' imposer très naturellement n' ayez crainte.
*Cf la vidéo de par Jovanovic en couverture de la semaine italienne.
a écrit le 05/06/2018 à 9:58 :
De mauvais mariage font des divorces difficiles, personne ne veut avoir le mauvais rôle surtout le maître du harem bruxellois!
a écrit le 05/06/2018 à 8:54 :
Pourquoi négocier une sortie ? Il faut couper tout lien, et la GB devenir un pays comme les autres. Ce sont les influenceurs du "Leave" qui devraient être aux commandes pour gérer leur projet jusqu'au bout, mais l'idée suffisait, et ensuite, ils filent à l'anglaise, so british !
a écrit le 05/06/2018 à 8:36 :
L'union européenne étant la seule responsable de cette situation puisque incapable de prévoir la sortie d'un de ses membres, tellement sûr de son dogme...

Vite un frexit.

"L’impossible équation du Brexit: Post-référendum, oligarchie triste" https://blog.mondediplo.net/2016-07-06-Post-referendum-oligarchie-triste

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