Le Brexit a coûté 900 livres à chaque ménage britannique

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L'économie britannique aurait perdu jusqu'à 2 points de croissance potentielle depuis le référendum en faveur de la sortie de l'Union européenne, d'après Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre.
L'économie britannique aurait perdu "jusqu'à 2 points" de croissance potentielle depuis le référendum en faveur de la sortie de l'Union européenne, d'après Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre. (Crédits : Reuters)
Le Brexit a coûté "environ 900 livres" (autour de 1.000 euros) à chaque foyer britannique, a estimé mardi 22 mai le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE). Cette déclaration intervient dans un contexte de faible croissance du PIB qui est tombé outre-Manche à 0,1% au premier trimestre, soit son plus bas niveau depuis cinq ans.

Les ménages britanniques payent le prix de la sortie de l'Angleterre de l'Union européenne. Le Brexit a coûté "environ 900 livres" (autour de 1.000 euros) à chaque foyer britannique, selon les estimations de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre. Interrogé sur les conséquences économiques du Brexit devant la commission de la Chambre des communes au Trésor, le patron de la BoE a expliqué que "les revenus réels des ménages sont environ 900 livres plus bas que ce [qu'il avait]  estimé en 2016", dans l'hypothèse que les Britanniques votent en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

Une croissance plus faible que prévu

Comparée aux prévisions de l'institution à cette époque, la croissance britannique a progressé d'un point de moins que prévu. Mais, a-t-il ajouté, ce scénario de croissance avait été basé sur l'hypothèse d'un dynamisme économique "relativement faible" aux niveaux européen et mondial, alors que les résultats enregistrés ont été finalement bien meilleurs qu'attendu.

En prenant compte ce contexte favorable, l'économie britannique aurait perdu "jusqu'à 2 points" de croissance potentielle depuis le référendum. L'inflation due à la dépréciation de la livre, la lente progression des salaires, la faiblesse de la productivité et le manque d'investissements, à cause de l'incertitude du Brexit, ont été cités comme facteurs explicatifs.

Du côté de Downing Street, on tempère

"La croissance a été meilleure que certains ne l'attendaient après le référendum", a réagi un porte-parole de Downing Street, évoquant notamment, pour ces dernières semaines, "un taux de chômage au plus bas depuis 1975 [à 4,2%]" et une "hausse des salaires réels".

La prise de parole de Mark Carney intervenait deux semaines après que le Comité de politique monétaire (MPC) de la banque centrale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2018 et 2019, à cause des mauvais résultats économiques du premier trimestre. En effet, la faible consommation, attribuée en partie à de mauvaises conditions climatiques, a freiné la progression du PIB. Ce dernier n'a augmenté que de 0,1% au premier trimestre, soit le pire résultat en cinq ans. Pour autant, l'institution s'attend à un meilleur deuxième trimestre.

(Avec AFP)

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a écrit le 27/05/2018 à 18:56 :
Les politiques fiscales "européennes" nivellantes, les politiques sociales "europénnes" nivellantes ( gafa sans impôts travailleurs détachés....) m'ont fait perdre au moins 2000 euros par an depuis plus de 10 ans.
Si on ajoute les politiques "européennes" propices aux terroristes pour se ballader partout,
on peut dire que cela a causé pas mal de mort en France et en Europe.
a écrit le 25/05/2018 à 8:24 :
Et combien compte l'ue à chaque français depuis des années ?
Un bon article de propagande.
Les britanniques paye plus qu'il ne reçoive de l'UE . Comment peuvent il perdre de l'argent en sortant de l'UE. Si on se base sur la croissance comme l'article. Alors il faut vite sortir de l'UE. Les bonnes années de croissance en France il ne me semble pas que c'est dans l'ue.
a écrit le 24/05/2018 à 16:50 :
Je donnerai bien 5 000 euros pour que la France sorte de l Europe
Réponse de le 28/05/2018 à 21:40 :
Moi pas. D'autant moins que l'addition d'une sortie de l'UE repassera et s'alourdira année après année.
a écrit le 24/05/2018 à 10:06 :
"France : Le climat des affaires au plus bas depuis 11 mois" https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1IP11M/france-le-climat-des-affaires-au-plus-bas-depuis-11-mois.html

Alors que nous avons le président de la république financière au pouvoir, donc la paille, la poutre, l'oeil toussa hein... -_-
a écrit le 23/05/2018 à 21:00 :
Le Brexit a coûté 900 livres à chaque ménage britannique, mais l'UE coûte bien plus et en continue même si l'on n'est pas dans la zone euro!
Réponse de le 25/05/2018 à 10:42 :
Faux. La contribution NETTE du Royaume-Uni à l'UE était de l'ordre de 9 milliards de £ soit 138 par britannique. Donc environ 500£ par ménage et par an... Et encore, la perte est de 900£ par ménage est constatée avant le brexit... la perte va donc se creuser.
a écrit le 23/05/2018 à 19:53 :
N'en déplaise aux derniers anti-européens qui rêvent que la France se lance dans la même aventure débile que le Royaume-Uni, l'effet Brexit existe concrètement dans l'effondrement de la livre, l'augmentation des prix, la morosité des investissements, etc. etc. Avant même que le Brexit soit devenu effectif.
a écrit le 23/05/2018 à 19:09 :
Donc, si on ne trouve pas ça formidable, si on ose pointer le problème d’honnêteté intellectuelle de ce type de calcul, sans parler de son ineptie économique, le commentaire n'est pas accepté. Intéressant. Amis journalistes, la neutralité ne consiste pas à présenter une annonce sans recul sous peine de la cautionner et au final de ne plus être neutre.
Réponse de le 23/05/2018 à 19:54 :
Oui enfin si on regarde la courbe de l'évolution du PIB trimestre par trimestre au RU, il serait bien malhonnête de ne pas voir l'effet Brexit.
a écrit le 23/05/2018 à 17:56 :
Leur chomage est toujours mieux que le notre
a écrit le 23/05/2018 à 17:19 :
Le brexit n'ayant pas encore eu lieu (on n'a d'ailleurs pas encore la moindre idée de ses conditions exactes... et on peut imaginer que nombre d'opérateurs économiques ont anticipé sur des opérations qui deviendront plus compliquées ou coûteuse après le brexit... donc que cette période de "drôle de guerre" -ou de calme avant la tempête a un peu stimulé la croissance UK) ce n'est qu'un tout petit avant-goût. La potion risque d'être aussi amère que prévu.
a écrit le 23/05/2018 à 17:16 :
Et le pire est à venir....Au fait qu'est devenu l'olibrius , député européen de sa gracieuse majesté, qui était le porte parole du brexit, au sein de cette assemblée ?
Réponse de le 24/05/2018 à 1:02 :
Ben il continue a defendre le Brexit a bruxelles. D’autres questions ?
Réponse de le 25/05/2018 à 11:37 :
... très mal, mais ce n’est grave, certains sont prêts à perdre 5000euros sur ce forum. Ca va peut-être leur manquer pour financer la guerre qu’ils auront dans 30 ans en continuant ds cette voie.
a écrit le 23/05/2018 à 13:20 :
Tant pis pour eux, les populistes leur ont expliqué que tous leurs soucis venaient de l'UE, ils y ont cru, cette leçon vaut bien 900€.
La note va certainement franchement s’alourdir quand on va passer au vrai Brexit.

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