Bruxelles somme la Wallonie de dire "oui" au Ceta

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Le traité de libre échange doit être en principe signé le 27 octobre prochain à Bruxelles entre les 28 et le Canada, en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau
Le traité de libre échange doit être en principe signé le 27 octobre prochain à Bruxelles entre les 28 et le Canada, en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
La balle était à nouveau dans le camp wallon après d'ultimes tractactions jeudi soir autour de l'accord de libre échange UE-Canada (Ceta) pour permettre à la Belgique de donner son feu vert vendredi au traité dont l'éventuel échec menace selon l'UE toute sa politique commerciale.

"Je crains que le Ceta ne puisse être notre dernier accord de libre échange", a lancé, solennel, le président du Conseil européen, Donald Tusk, lors d'un sommet des 28 à Bruxelles, enjoignant la Belgique à dire oui d'ici vendredi. M. Tusk a dit compter désormais sur les qualités de "championne en matière de compromis" du petit royaume pour obtenir un dénouement positif, à l'occasion de la deuxième journée du sommet européen, qui sera centrée vendredi sur cette question de la politique commerciale de l'UE.

Selon plusieurs sources, la Commission européenne et les diplomates des 28 ont accepté jeudi soir de donner de nouvelles garanties pour répondre aux inquiétudes de la Wallonie, dont le Parlement se réunit vendredi matin. Mais avant même cette nouvelle réunion, le gouvernement de cette région francophone belge a d'ores et déjà rejeté ces propositions de dernières minutes.

"Le Canada considère qu'il reste des marges de négociations, il apparaît sur certains points plus ouvert que les instances européennes", a toutefois expliqué le chef du gouvernement wallon, Paul Magnette, devant la presse.

Favorable au Ceta, le Premier ministre belge Charles Michel, à la tête d'un Etat fédéral complexe, a besoin du feu vert des sept parlements du royaume pour entériner le traité avec le Canada. Or la Wallonie, la région francophone du sud de la Belgique (3,6 millions d'habitants), refuse toujours d'approuver l'accord négocié pendant sept ans avec Ottawa.

Pris entre le désir de "respecter la démocratie en Belgique" et le fait que la Wallonie "est le dernier endroit en Europe où l'on s'oppose à ce qui est sur la table", M. Michel n'a pu que faire le constat d'un "moment délicat" pour son pays.

Rien n'est acquis dans cette histoire... belge

Les demandes de la région belge ont pourtant reçu "tout le soutien possible" sur les questions qui l'inquiètent, comme l'agriculture ou encore la protection des données, a indiqué une autre source diplomatique.

"Rien n'est acquis. Le problème n'est pas réglé", a reconnu une source européenne après une réunion des ambassadeurs des 28 consacrée au Ceta.

Outre la Wallonie, la Roumanie et la Bulgarie expriment également des réserves, réclamant un engagement écrit du Canada sur la libéralisation des visas pour leurs ressortissants désirant se rendre dans le pays en échange de leur feu vert au Ceta. Le feu vert de la Belgique devrait faire bouger Ottawa sur ce point, a indiqué une source européenne.

Le traité de libre échange doit être en principe signé le 27 octobre prochain à Bruxelles entre les 28 et le Canada, en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Au-delà du Ceta, Donald Tusk a exprimé ses craintes plus larges sur l'avenir des traités commerciaux négociés par l'UE, préoccupé de voir qu'une partie de la population européenne reste hostile à de grands accords commerciaux. Et ce blocage soulève des interrogations sur la capacité des 28 à négocier des traités commerciaux avec des pays comme les Etats-Unis (le fameux TTIP ou Tafta) ou le Japon.

Pour apaiser les craintes liées au libre-échange, M. Tusk a souligné que l'UE devait se doter "d'instruments efficaces pour se protéger contre des pratiques commerciales déloyales". Cette question d'une modernisation des outils à disposition de l'UE, sous pression face aux pratiques de dumping, notamment celles des Chinois dans l'acier, figure à l'ordre du jour du sommet européen vendredi.

Le temps presse car d'ici au 11 décembre, la Commission européenne doit se prononcer sur le "statut d'économie de marché" de la Chine au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Un tel statut pourrait déboucher sur une forte baisse des droits de douane et ouvrir davantage les portes aux importations de produits chinois.

(avec AFP et Belga)

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Commentaires
a écrit le 23/10/2016 à 9:32 :
Un accords de libre échange , comme toujours cela a été dès tractation secrète, en quoi est ils important de ne pas nous informer...... Je reste opposer à tous cela, car nous n'avons pas donner accords au technocrate européen de Bruxelles pour décidé à notre place.... Vu ''abcence de contrôle démocratique, il n'est pas question de signer un accords avec qui que ce soit....honte à nos politiques, honte à notre gouvernement .....
a écrit le 22/10/2016 à 12:15 :
Bravo aux Wallons, honte a nos dirigeants.
a écrit le 22/10/2016 à 8:38 :
merci aux wallons !
et , alors , mr Barroso , les " histoires belges " vous font elles toujours rire ?
a écrit le 22/10/2016 à 6:02 :
Alors quand la Belgique va-t'elle se diviser en 2 , Wallonie et Flandre ? Ca fait des années qu'ils en parlent, ils ne font rien.
a écrit le 21/10/2016 à 17:02 :
Merci à nos amis Wallons! Ils permettent de lutter contre l'Europe des lobbies et des multinationales!
Le PS français devrait avoir honte de trahir de la sorte ses électeurs!
a écrit le 21/10/2016 à 15:40 :
Et si l'on délocalisait en Wallonie le village gaulois de la BD Astérix? Ils le méritet bien.
a écrit le 21/10/2016 à 15:38 :
contrairement a la fine equipe de bruxelles
et a nos cher depute Français avide des subsides du qatar
en guise de cadeau de noel ou de voyage offert
il y a les personnes pour dire non a la magouiile comercial
et des pots de vin et des transfert dans les paradis fiscaux
le libre echange oui mais pas a sens unique
a écrit le 21/10/2016 à 15:38 :
Que je n'entende plus des blagues stupides sur les belges, du moins sur les Wallons. En ce moment, nous sommes tous Wallons! S'ils réussissent à tenir contre les pressions terribles qui leur seront exercées par les eurocrates et les élites néolibérales, la Wallonie deviendra dans l'avenir un haut lieu de la démocratie européenne.
Réponse de le 21/10/2016 à 17:17 :
Ces Belges nous ont déjà donné des poètes, des peintres, des chanteurs ou des acteurs ... et là, ils nous donnent le bon exemple !
a écrit le 21/10/2016 à 14:46 :
Bravo la Wallonie ! Continuez à résister contre la dictature bruxellocrate
a écrit le 21/10/2016 à 13:37 :
Il est clair que les traités de libre échange depuis 40 ans ont permis le plein emploi dans tous les pays occidentaux. XD
Réponse de le 21/10/2016 à 15:28 :
et la diminution spectaculaire de la précarisation, des inégalités, du déclassement et de la pauvreté, ca saute aux yeux!
a écrit le 21/10/2016 à 11:26 :
"Bruxelles somme la Wallonie de dire oui au Ceta" . On voit dans cette phrase tout le caractère démocratique qu'incarne la commission...
a écrit le 21/10/2016 à 11:23 :
On peut rappeler que la Commission européenne est à majorité de droite.
a écrit le 21/10/2016 à 11:01 :
"Bruxelles somme la Wallonie de dire "oui" au Ceta"

"SOMME LA WALLONIE"
Après les sommations: Ils tirent?

LA DEMOCRATIE SELON BRUXELLES
Le canon du fusil sur la tempe
Réponse de le 21/10/2016 à 15:31 :
J'espère que les Wallons tiendront mieux que les Grecs. Ce sera la plus grande défaite des eurocrates néolibéraux et arrogants
Réponse de le 21/10/2016 à 18:56 :
En effet, A. Tsipras avait toutes les cartes en main et il s'est couché au premier round ! Krimas ! Pourvu que la Wallonie tienne bon.
a écrit le 21/10/2016 à 10:55 :
La Belgique étant adhérente à l'UE comme un seul et unique pays, les traités européens relèvent clairement de l'échelon fédéral. Si ce n'est pas le cas, autant dissoudre le pays et autoriser la sécession flamande. Pas sûr que ça chagrine beaucoup Bart de Wever.
a écrit le 21/10/2016 à 10:17 :
Bruxelles a toujours des moyens de rétorsion pour forcer ses membres, elle ne connait plus le mot "démocratie" sauf dans sa propagande ou quand elle veut mettre le chaos!
a écrit le 21/10/2016 à 10:11 :
Bonjour,

Que vaut la parole de Mr Tusk qui nous annoncait en cas de Brexit:
"Ce serait économiquement mais aussi du point de vue géopolitique un revers pour la Grande-Bretagne. Pourquoi est-ce si dangereux? (...) En tant qu'historien, je crains qu'un Brexit puisse marquer non seulement le début de la destruction de l'UE mais aussi de la civilisation occidentale", a-t-il dit au quotidien Bild.

Bon bon...
a écrit le 21/10/2016 à 9:57 :
Je soutiens le gouvernement wallon car au moins il défit à juste titre une accord négocié en secret par des commissaires non élus et pour la plupart mis en place pour leur gouvernement respectif car en délicatesse dans leur pays d'origine voir notre commissaire imposé aux forceps. Je crois que l'ensemble des instances européennes bunkérisée à Bruxelles et nos gouvernants nationaux englués dans les affaires nationales qu'ils n'arrivent plus à gérer ont soustraité à des instances non représentatives le sort de leur propre pays, n'ont aps compris une partie du Brexit le ras le bol des citoyens d'être exclus des décisions concernant son avenir. La droite a mis sous le paillasson cette affaire car les discussions avec SON ACCORD ont commencé en 2008 sous le règne de M. Sarkozy. Cet accord est il gagnant gagnant je ne sais pas mais ayant été exclu de la lecture et des explications je ne souhaite pas sa ratification. J'espère que les journalistes vont mettre ce sujet comme le TAFTA aux questions du prochain débat de la droite sujet très important et l'exclure serait une faute journalistique. Merci à nos amis wallons de permettre la voix des personnes lambda "jeter" aux ordures par nos instances européennes et nationales. Ce matin sur RMC le secrétaire d'Etat au commerce n' a pas été d'une grande clarté mais par contre a énormément employé le mot " JE" pour faire croire qu'il pesait autre chose qu'une plume.
a écrit le 21/10/2016 à 9:34 :
Nos "élites"corrompues sont prêtes à accepter n'importe quoi! Ils sont protégés, eux et leurs progenitures. En revanche, le vulgus pecum doit subir toutes les conséquences ..le problème est que cela finit par se voir....et que le rejet de cette caste est de plus en plus fort.....
a écrit le 21/10/2016 à 9:32 :
""Je crains que le Ceta ne puisse être notre dernier accord de libre échange","

Traduction:"Nous autres représentants directs de l'oligarchie européenne avons pris l'initiative d'engager 750 millions de personnes dans des traités de libres échanges internationaux sans avoir ni la volonté ni l'intention de consulter notre population, le TAFTA étant mal barré il ne nous reste plus que le CETA pour satisfaire nos maitres financiers."

Voilà c'est bien plus clair comme ça.

"Le temps presse car d'ici au 11 décembre, la Commission européenne doit se prononcer sur le "statut d'économie de marché" de la Chine au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)."

"Toujours sans consulter le peuple européen, que nos maitres financiers se rassurent."

Et ils voudraient nous faire aimer l'europe, vite un frexit.
a écrit le 21/10/2016 à 9:24 :
Vive la Wallonnie.
Ce sont bien eux qui ont raison. Toutes les multinationales US via leurs filiales canadiennes vont se servir de cet accord pour nous imposer leurs normes et accessoirement nous faire avaler leurs bœufs aux hormones leur poulet de 40 jours, etc...
Réponse de le 22/10/2016 à 5:55 :
Dans le boeuf et le poulet français , sais-tu que y a déjà des antibiotiques et des médicaments ? Alors tu crois que le poulet ou boeuf américain est pire ? Tu as des données scientifiques sur cela ? Ou bien c'est juste du baratin sans aucune preuve scientifique ?

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