En Espagne, l'insoluble question des coalitions post-électorales

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Mariano Rajoy pourra-t-il demeurer à la Moncloa ?
Mariano Rajoy pourra-t-il demeurer à la Moncloa ? (Crédits : Reuters)
Les élections du 20 décembre s'annoncent très indécises. Et former une coalition sera une tâche remarquablement difficile. L'Espagne s'avance vers l'inconnu.

Les leaders des quatre grands partis politiques espagnols pensent déjà à l'après-élection. Une fois les résultats du scrutin du 20 décembre connus, les discussions pour la formation d'une coalition seront immédiatement lancés. Car, dans cette élection, un seul résultat est certain : aucun parti ne pourra compter obtenir la majorité absolue. Et construire une majorité dans le nouveau Congrès des députés ne sera pas chose aisée.

L'état des sondages

Les sondages sont officiellement interdits depuis mardi en Espagne, mais cette interdiction ne résiste guère aux réseaux sociaux. Sous la couverture du « marché aux légumes d'Andorre », les sondages ont continué à fuiter pendant toute la semaine en se cachant derrière les couleurs bien identifiées des partis. Les dernières enquêtes, publiées sous ce biais jeudi 17 décembre confirment une tendance amorcée depuis deux semaines : la remontée de Podemos, le parti de la gauche radicale qui avait connu, depuis quelques mois, une forte chute. Or, cette remontée hypothèque l'option souvent émise jusqu'ici d'une alliance entre le Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy et le parti libéral-centriste Ciudadanos d'Albert Rivera, qui pourrait finalement être la déception su scrutin.

Les partis traditionnels en échec

Selon ce dernier sondage, le PP serait en tête avec 26,2 % des intentions de vote et entre 108 et 112 sièges au Congrès. Certes, les Conservateurs demeurent en tête, mais avant de parler de « victoire » de Mariano Rajoy, il faudra rappeler que ce sera le parti qui aura le plus perdu par rapport à 2011. Voici quatre ans, le PP avait obtenu 44,8 % des voix et 186 députés. Il serait suivi par les Socialistes du PSOE, donné à 21 % et entre 83 et 87 sièges. Le PSOE perdrait sept points et au moins 23 sièges par rapport à 2011. Les Socialistes sont clairement en difficulté pour mobiliser leur électorat. Les deux partis traditionnels n'auraient pas ensemble la majorité des suffrages, ce qui est une première depuis 1979.

La remontée de Podemos

En troisième position, Podemos talonnerait le PSOE avec 20,4% et 71 à 75 sièges. C'est le fruit de la « remontada », la remontée de cette formation dans la foulée d'une campagne assez réussie de Pablo Iglesias, son leader, qui a brillé durant les débats télévisés. Autre élément clé : Podemos a réussi à construire dans trois régions importantes (Catalogne, Valence et Galice) une alliance avec la gauche ex-communiste et les partis régionalistes de gauche, ce qui lui a donné une poussée importante. Enfin, l'effet Syriza, issu de la défaite d'Alexis Tsipras face aux créanciers de la Grèce, semble s'atténuer progressivement. Cette progression s'est, apparemment, effectuée au détriment de Ciudadanos qui, voici encore deux semaines, était donné deuxième dans les sondages. Cette formation a souffert d'un manque de clarté dans ses propositions et d'une image progressive « d'allié naturel » de Mariano Rajoy. Ciudadanos est donné dans ce sondage à 15,9 % des intentions de vote et à 50-54 sièges.

Pas de majorité

Dans cette configuration, la situation est fort floue. La majorité absolue au Congrès se situe à 176 sièges. L'alliance PP-Ciudadanos manquerait ce niveau d'une dizaine de sièges dans le meilleur des cas pour ces partis. Mais l'alliance entre le PSOE et Podemos ne pourrait pas davantage espérer l'atteindre puisque le nombre députés de cette alliance sera au maximum de 162 sièges, 166 avec les listes de la gauche unie. On pourrait donc être face à un "match nul".

Le refus de Ciudadanos

Enfin, la situation a été rendue encore plus floue par la position de Ciudadanos. Pour stopper la chute dans les sondages, le président de ce parti, Albert Rivera, a repoussé toute idée de participation à un gouvernement avec « le PP de Mariano Rajoy. » Autrement dit, l'alliance Ciudadanos-PP est loin d'être une donnée sûre, alors que ce parti exclut aussi pour le moment une alliance avec le PSOE.

Les autres solutions

Dans cette situation, il ne resterait que trois solutions. La moins crédible serait l'acceptation par le PSOE et Podemos d'un référendum sur l'indépendance en Catalogne et, peut-être, au Pays Basque, afin de compter sur l'appui au Congrès des députés indépendantistes catalans qui devraient être une quinzaine au moins. C'est une hypothèse soulevée par Pablo Iglesias, mais qui est peu probable compte tenu de l'opposition du PSOE à tout référendum en Catalogne. La seconde option serait un gouvernement PP minoritaire. Ciudadanos n'a pas exclu la possibilité de s'abstenir dans ce cas. Mais cela risque de ne pas suffire si la gauche fait bloc contre le PP.  En revanche, un gouvernement minoritaire dans une configuration d'alliance à deux n'est pas à exclure, même si elle semble difficile dans le cas de Ciudadanos-PP, compte tenu du peu de réserve de voix.

Une « grande coalition » ?

Reste enfin la seule combinaison qui serait encore possible: une « grande coalition » entre le PP et le PSOE. Le PP avait ouvert la voie à une telle possibilité en excluant cependant toute alliance avec le leader socialiste actuel, Pedro Sanchez. Certains à droite ont ainsi proposé de s'allier avec le PSOE dirigé par la présidente de la région andalouse, Suzanna Diaz. Une option rejetée ce vendredi par Mariano Rajoy à la radio RNE. Autrement dit, le 20 décembre risque d'ouvrir une ère d'incertitude pour l'Espagne.

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Commentaires
a écrit le 21/12/2015 à 10:47 :
Aucune inquiétude a avoir puisque tout le monde est d'accord pour se soumettre aux directives de Bruxelles! Leur programme leur est dicté!
a écrit le 20/12/2015 à 17:38 :
En Espagne il existerait une campagne, existe-t-il des batailles de mots sans actes? Les entreprises sont-elles estampillées en respect des.droits de base et les administrations à tentacules où on dénonce de la pantoufle. Des entreprises pourraient amorcer le virage de l'offre et des experts en droits et libertés, celle d'entreprendre est-elle dans la liste des autres, à défaut aurons-nous un droit protecteur en amélioration de la situation? On pourrait faire la lumière sur un système obscur...
a écrit le 20/12/2015 à 14:48 :
Si l'Espagne est une monarchie, la France est à une République qualifiée de social, il n'y aurait pas le terme libéralisme ou entreprise dans nos textes ? Ne devrait-on les y introduire en referendum? Y aura-t-il des LEGISLATIVES ANTICIPEES?
a écrit le 20/12/2015 à 13:55 :
En Europe n'a-t-on pas une immoralité des séniors alors que le chômage jeunes est élevé. On entend dire que l'Europe n'est pas une zone monétaire optimale, si l'Euro est une erreur ne devrait-on indemniser les victimes des chocs asymétriques? Si les français ont augmenté le vote FN est-ce pour obtenir un procès en euro et en déficit de compétences? On feraient des fonctionnaires pour détruire l'emploi et l'industrie ?
a écrit le 20/12/2015 à 13:22 :
Alors qu'en Europe le chômage jeunes est élevé, a-t-on une certification hors administration suffisante que l'État fait ses meilleurs efforts pour la croissance? On parle d'une non ZMO, ne fait-on pas des erreurs éconiques coûteuses et le baby-boom n'est-il pas incompétent alors qu'on démolit la croissance et donc l'emploi sans assurer la sécurisation des parcours. Pour les aides on publie que 70% affirment que c'est inutile, l'État est-il un traitre à la société qui fait de l'intelligence avec l'étranger, avons-nous une junte administrative et des janissaires de la déprédation administrative, sommes-nous atteints de léporisme bureaucratique? Les diplômés ne devraient-ils participer à un examen de la situation?
a écrit le 20/12/2015 à 11:33 :
La situation de l'Europe n'est-zlle pas criticable en record.de chômage? Ne devrait-on en situation d'attaques aux forces de l'ordre qui seraient pris pour cible examiner s'il existe une organisation secrète pour renverser un système démocratique, il y aurait des partisans totalitaires agressifs qui ne respecteraient pas la déclaration des droits au titre de l'article un. Si on propose une réforme de la déclaration on peut se poser la question de la bizarrerie de l'expression démocratie sociale qui n'évoque pas les libertés au pluriel, légalité en droit, la liberté économique n'est pas évoquée ni les différences entre le monétarisme et la monarchie de Keynes ou encore l'évocation de l'entreprise. On pourrait y rajouter l'État doit faire ses meilleurs efforts à l'export, des indemnités pourraient être payées aux victimes de la bureaucratie, l'Europe n'est-elle pas un bbouc-à-nier chômagiste de boomsteres esclavagistes ses actifs? Comment expliquer qu'un système très productif produit peude croissance, que la consommation au pib pourrait être plus élevée et qu'on serait dans unpays paresseux et paperassier à 604h par habitant avec.une industrie peu compétitive de basse vai. N'est-ce pas comique? Est-on garant de la continuité et des traités, on pourrait proposer des précisions.
a écrit le 19/12/2015 à 13:59 :
En Espagne la droite est pour longtemps désavouée par son manque de lucidité et sa mauvaise gestion des années fastes, l"époque ou l'argent européïste coulait à flot. La gauche est elle désavouée pour avoir accepté ce type de marché d'une incroyable cruauté pour le pays sous prétexte de modernisation. Elle l'est aussi pour son incapacité par la suite de se tirer de la tutelle européïste. C'est donc "l'homme providentiel" que l'on cherche ou un repli régional ou des fadaises révolutionnaires tandis qu'une démarche saine et nationale semble exclue compte tenu du passé historique tant décrié que personne n'ose remettre en critique objective. Les milliards espagnols se sont perdus dans les rêves brésiliens ou ont déguerpis dans un autre bourbier en Angleterre. C'est donc la tutelle qui attend les espagnols, celle réglementaire est déjà en place, celle politique arrive. Peut importe alors pour qui pensent voter les espagnols. C'est ainsi.
Réponse de le 20/12/2015 à 10:48 :
Quelle mauvaise gestion des années fastes ? Quand Aznar a été élu, le budget était lourdement déficitaire et le chômage était à 25%, quand il a quitté le pouvoir en 2004 le budget était en large excédent, la dette bublique ramenée à 35% du PIB et le pays en situation de quasi plein emploi au point d'être devenu un pays d'immigration massive. Il ne doit la défaite de son parti qu'à sa gestion politique désastreuse des attentats d'Atocha qu'il persistait à vouloir mettre sur le dos d'ETA alors que la réalité était toute autre. Quant à Rajoy, il a hérité d'une situation apocalyptique et desserre lentement l'étau avec une vraie réussite économique.
a écrit le 19/12/2015 à 1:26 :
Le gouvernement semble résister. Pour l'indemnisation des impôts et des peines variées, de nombreuses entreprises permettraient par exemple de fairecotiser sur une bataille du type payer moins d'impôt contre augmenter les salaires des fonc. Le perdant des investissements paye le gagnant. La tranchée peut aussi subir des pertes sur taupe ou mine. Ainsi on fait la tournée des popottes et on pourrait imaginer une cause discrète découenner les fonc avec un maréchal de tranchée pour on s'en paye une bonne tranche? Est-on au front, aux planqués ou aux déserteurs ou aux bloqueurs? En sortie de campagne électorale a-t-on gagné des tranchées? Aura-t-on de nouveaux boyaux?
a écrit le 18/12/2015 à 23:34 :
Maintenant il n'y a plus que 2 jours à attendre pour voir si R. Godin ne prend pas ses rêves pour des réalités. Podemos ne représente pas plus une solution pour l'Espagne que Syriza en Grèce et le FN en France.
Réponse de le 21/12/2015 à 8:34 :
Vous avez complètement raison mais savez-vous pourquoi ils ne seront jamais des solutions?
Parce que ces partis sont souvent orientés d'abord pour le peuple, pour la nation et ne suivent pas le mouvement mondialiste et libéral extremiste que veulent imposer Bruxelles et plus sournoisement les " banques et corporations internationales".
Podemos et Syrisa ont été élus par le peuple, c'est la démocratie. Peu importe leurs idées ou idéologie, on adhère ou pas. Ce qui me gène beaucoup plus, c'est que la dette est devenue un moyen de pression colossal, qui met à genoux les partis élus et le peuple lui-même. Dès lors que les intérêts des "créanciers" sont menacés, le peuple n'a plus aucune chance sinon celle de rembourser avec toujous plus d'intérêts sa dette. Regarder ce qui se passe en Grêce, Tsipras est entrain d'imposer un plan d'austerité 10 x pire que celui contre lequel le peuple avait voté non au référendum. Tous les services publics sont privatisés, les retraites baissées... D'accord, les Grecs sont des cigales et oui ils ont un état corrompu. Mais laissons alors le pays décidé de son destin. Ce n'est pas à nous de dire si ils doivent restés dans l'europe.
tout ce qui rapporte va être spolié par le privé, pour rembourser la dette. Voilà ce soi-disant libéralisme européen et plus généralement mondial.
La seule solution : c'est la reprise en main du contrôle de la monnaie (€) ou de sa monnaie nationale (Si l'europe n'y arrive pas). Sans ceci, il sera impossible de rembourser la dette nationale, car les créanciers (banques privées) vivent uniquement de ça. Ils n'ont aucun intérêt à s'en passer.
Rotschild disait : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois ». Informez-vous, mais mieux!
a écrit le 18/12/2015 à 21:53 :
Des coalitions pour quoi faire ? Maintes disputes certes, mais l'Espagne ne serait-elle pas dans la même faiblesse que les autre cigales du club Méditerranée européen ? Elle est certes bien notée pour son austère politique qui sied aux instances européennes ; mais elle accumule les régressions sociales dont de santé avec la pauvreté mal supportées par les nombreuses victimes. L'effet Syria s'estomperait-il donc comme les tentatives de résistance du gouvernement grec ? Jusqu'où et jusqu'à quand continuera-t-elle d'être le bon élève méditerranéen de Bruxelles ?
a écrit le 18/12/2015 à 21:04 :
La politique espagnole semble complexe cependant la balance serait meilleure que celle de la France, n'avons-nous pas un souci de compétence, elle se dégraderait depuis l'Euro et les 35h. Notre position export et les avantages comparatifs ou bien selon les lois d'hoeckcher Olin nous ne serions pas au mieux de nos possibilités? Par exemple nous déclinerions en industrie pour faire des ménages? On pourrait imaginer une déclaration des droits libérale avec le terme entreprise et prioroté au secteur productif. Par on pourrait proposer que les élus se présentent dans toutes les circonscriptions avec plusieurs choix en urne. Ainsi on pourrait faire voter avec un nombre de voix variable. Sans consultation d'experts économiques, techniques ou juridiques, et si n'importe qui n'importe où et n'importe quand lançait une entreprise bataille de mots pour tous avec à chacun sa monnaie, est-ce que ça pourrait faire flores? Les mots social et libéral pourraient être opposés par cotisation, ou moins d'impôts et plus d'austérité avec une banque et bourse?
Réponse de le 19/12/2015 à 7:38 :
Vous remarquerez que les résultats économiques catastrophiques de l'Espagne sont corrélés justement avec un libéralisme débridé et une confiance illimitée dans l'intérêt qu'il peut y avoir à être membre de la zone euro
Réponse de le 19/12/2015 à 9:29 :
@belette : les résultats économiques de l'Espagne ne sont PAS catastrophiques : taux de chômage passé de 28 à 22% en 4 ans, retour à une croissance significative (3%) cette année. Elle conserve des positions industrielles fortes, y compris dans des secteurs désertés depuis longtemps par la France, comme la machine-outil. Elle dispose d'une véritable cash machine avec le tourisme qui y génère un chiffre d'affaire supérieur à celui généré en France (pourtant réputée première destination touristique mondiale en nombre de visiteurs... il est vrai que quand un belge ou un allemand se rend par la route en Espagne il est comptabilisé comme ayant visité la France deux fois...). Son endettement est certes élevé (analogue à la France en % du PIB) mais il résulte surtout des quelques années-catastrophe ayant suivi le dégonflement brutal de la bulle immobilière, lui-même causé par la crise bancaire. Par ailleurs l'Espagne a par le passé fait la preuve de sa capacité à se désendetter (dette publique ramenée à 36% du PIB à la fin des années Aznar ce qui a permis à l'Espagne de bénéficier d'une certaine résilience malgré l'effondrement immobilier). L'espérance de vie est identique à celle de la France et n'a cessé de croître. Enfin les solidarités familiales et de proximité y fonctionnent assez bien ce qui permet à l'Espagne de supporter les difficultés économiques sans trop de casse. En résumé le "libéralisme" réussit assez bien à l'Espagne.
Réponse de le 20/12/2015 à 23:41 :
L’amélioration de la balance commerciale n'est due qu'a la réduction du salaire minimum a 700 euros, entrant de plein pied dans la compétition salariale a la baisse. Voulez-vous que la France divise par deux le SMIC ?
a écrit le 18/12/2015 à 20:05 :
Et transcender les querelles de partis pour le bien des populations c'est si compliqué que ça? Si une bonne idée émerge, il suffit que ce ne soit pas le pote qui la sorte pour que ce soit écarté. Les seules idées qui font consensus ce sont celles visant à renforcer les privilèges des politiciens ou qui surfent sur les buzz médiatiques. Ils feraient mieux de bosser plutôt que de former des groupes d'intérêts.
Réponse de le 20/12/2015 à 17:06 :
Transcender les querelles de parti pour le bien des populations, ce serait une grande coalition PSOE-PP-C's pour marginaliser et éjecter Podemos hors de l'échiquier politique. L'expérience Syriza a largement montré que le peuple grec paie et paiera au prix fort cette aventure.
a écrit le 18/12/2015 à 19:10 :
Avec 22% de chômage,une dette de 95% de son PNB,8 millions de pauvres,l’Espagne n'est pas un modèle et ce malgré les milliards de subventions reçus depuis 30 ans.Des autoroutes vides ,des TGV vides ,des aéroports vides... Les dirigeants ont fait preuve de mégalomanie et d'un orgueil démesuré.Qui paient:les classes moyennes et pauvres qui s’enfoncent dans la paupérisation.Qui gagne :Bankia,les politiciens PPSOE, Florentino,...
Ciudademos semblent etre un bol d'air frais pour de nombreux observateusr français.Ils se trompent.Ils se trompent ,ce ne sont que 2 partis qui existaient déja avant qui changent de nom et de visage:Parti Communiste/Podemos -Falange/Ciudadanos
Réponse de le 19/12/2015 à 9:39 :
Si l'archaïque héritage marxiste de Podemos est évident (bien qu'étonnamment, ce n'est pas IU qui a recueilli de cet héritage), on voit mal la filiation phalangiste de Ciudadanos, formation centriste, libérale au sens américain du terme et pro-européenne. S'il y a une éventuelle et lointaine filiation franquiste à rechercher, c'est quand même plutôt du côté du PP (fondé par Manuel Fraga, ex ministre de Franco) qu'il faut la chercher.
a écrit le 18/12/2015 à 18:32 :
Le rêve politique hollandien en quelque sorte. Pas de majorité, des combinaisons à l'infini, jamais de décision, pas de responsabilité, le rêve de la Quatrième

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