En zone euro, la chute de la productivité devient un phénomène de plus en plus préoccupant
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La destruction des emplois dans l'industrie a pu contribuer à faire chuter la productivité.
Reuters
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La destruction des emplois dans l'industrie a pu contribuer à faire chuter la productivité.
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Pandémie, guerre en Ukraine, inflation... L'accumulation des crises risque de laisser des traces sur l'économie du Vieux continent. Trois ans après l'arrivée du Covid, le marché du travail a retrouvé des couleurs. Le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) a atteint 6,5% de la population active en mars contre 6,8% un an plus tôt. Il s'agit de son niveau le plus bas depuis que le service de statistiques de la Commission européenne publie cet indicateur pour l'union monétaire. Et les créations d'emplois résistent également.
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Malgré cette bonne santé, la productivité, c'est-à-dire la richesse produite par emploi, est très loin d'avoir retrouvé son niveau d'avant crise. Selon une nouvelle étude d'Allianz Trade dévoilée ce jeudi 4 mai, les gains de productivité sont en chute libre en zone euro. « Nous sommes dans une situation où il y a plus de personnes employées que par le passé... mais qui travaillent moins d'heures qu'avant la crise et qui, surtout, sont moins productives par heure travaillée », a déclaré Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade. Cette chute troublante de la productivité pourrait à court terme peser sur « la reprise » alors que la croissance économique fait du surplace depuis plusieurs trimestres. La poursuite du resserrement de la politique monétaire en zone euro risque de freiner encore l'activité.
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