Entrepreneuriat : les créations d'entreprises traditionnelles s'envolent

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Si le nombre de créations d'entités est resté stable en France entre 2014 et 2016, l'AFE constate de fortes disparités régionales.L'Ile-de-France se distingue par son dynamisme.
Si le nombre de créations d'entités est resté stable en France entre 2014 et 2016, l'AFE constate de fortes disparités régionales.L'Ile-de-France se distingue par son dynamisme. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)
Selon l'enquête annuelle de l'Agence France entrepreneur (AFE), les créations d'entreprises redeviennent plus équilibrées, entre entreprises traditionnelles et micro-entreprises.

L'entrepreneuriat retrouve des couleurs. Selon l'enquête annuelle réalisée par l'Agence France entrepreneur (AFE), les créations d'entreprises ont progressé de 5,5 % en 2016, effaçant le repli de 4,7 % observé un an plus tôt. Au total, 554.028 nouvelles entreprises ont vu le jour l'année dernière.

"Après huit ans de forte croissance entre 2002 et 2010, le nombre de créations d'entreprises avait diminué à partir de 2011 pour se stabiliser à 550.000 nouvelles entités par an", rappelle l'AFE

Premier enseignement, l'année 2016 est marquée par une croissance du nombre de créations d'entreprises "traditionnelles" telles que les SARL, les SAS.... Entre autres. Leur nombre a fait un bond de 10 % par rapport à 2015. En quatre ans, leur nombre a augmenté de 37 %.

Parallèlement à la hausse de créations de ce type d'entreprises, celles de micro-entreprises enregistrent une forte baisse depuis 6 ans (- 38 %). Toutefois, l'année 2016 offre une stabilisation d'entreprises sous ce régime (-0,15 %par rapport à 2015).

Sur les 554.028 nouvelles entreprises qui ont été enregistrées en France en 2016, près de 40 % ont été recensées sous le régime de la micro-entreprise, soit 222.792 unités.

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Pas d'effet sur l'emploi

Ce dynamisme retrouvé de l'entrepreneuriat n'a malheureusement pas d'effet sur l'emploi. Alors que la part des entreprises "traditionnelles" qui emploient des salariés au démarrage de l'activité s'élève en moyenne à 7 %, seules 4 % de l'ensemble des nouvelles entreprises ont embauché un salarié en 2016. De fait, après quinze années consécutives de baisse, le nombre de nouvelles entités qui emploient des salariés est resté stable depuis 2015 selon l'AFE.

"Les nouveaux entrepreneurs s'avèrent être de moins en moins employeurs car ils sont davantage motivés par la création de leur propre emploi au détriment d'une logique de développement de leur entreprise", explique Alain Belais, le directeur général de l'AFE.

A noter, le régime des micro-entrepreneurs n'est pas le seul à se distinguer. En effet, la part d'entités "traditionnelles" n'employant pas de salariés connaît une forte hausse de 46 % depuis quatre ans.

Des différences géographiques

Si le nombre de créations d'entités est resté stable en France entre 2014 et 2016, l'AFE constate de fortes disparités régionales. "En effet, dans la plupart des territoires, la hausse observée entre 2015 et 2016 n'a pas permis de rattraper la baisse des créations entre 2014 et 2015. En deux ans, les créations d'entreprises ont donc baissé dans la plupart des régions", indique l'enquête.

Une région se démarque : l'Ile-de-France. Le nombre de créations d'entreprises a fait un bond de 14 % en deux ans pour atteindre 162.153 unités en 2016.

"La stabilisation du nombre de créations d'entreprises enregistrée entre 2014 et 2016 pour l'ensemble de la France provient de la hausse observée en Ile-de-France, qui compense les baisses des autres régions sur cette période", constate l'AFE.

Des déserts économiques

Autre enseignement de cette enquête, les espaces ruraux ne concentrent que 25 % des nouvelles entités créées en 2016. Dans les espaces peu denses voire très peu denses, 45 % des créations d'entreprises en 2016 se sont faites dans les activités de services, 34 % dans les activités de commerce et 21 % dans les activités secondaires. Plusieurs secteurs comme les activités scientifiques et techniques de l'information et de la communication sont moins représentés sur ces territoires.

Cette désertification économique est encore plus palpable dans les Zones de revitalisation rurales (ZRR) qui ne représentent que 7 % des créations d'entreprises, soit près de 36.500 entités. "Si entre 2002 et 2009, le nombre de créations d'entreprises a connu une croissance plus importante dans les ZRR que dans les autres zones, à partir de 2010 la tendance s'inverse et l'évolution des zones hors ZRR devient plus favorable. L'année 2016 confirme cette tendance : alors que le nombre de créations d'entreprises dans les ZRR est stable, il a augmenté de 6 % dans les autres communes de France", observe l'AFE.

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Commentaires
a écrit le 25/07/2017 à 15:46 :
"Ce dynamisme retrouvé de l'entrepreneuriat n'a malheureusement pas d'effet sur l'emploi". Faux, dans la mesure où si ces gens n'avaient pas créé leur entreprise, ils seraient au chômage. D'autre part, ils créent une dynamique positive contrebalançant avantageusement la mentalité d'assisté permanent qui prévaut en France. Bravo donc à ces créateurs, même si on sait que tous ne réussiront pas forcément à long terme :-)
a écrit le 25/07/2017 à 11:05 :
l l y a deja des fraudes ala securite social avec ses nouveaux entrepreneurs,? le reves des gros entrepreneurs c est d avoir chez lui des emploiye qui reste a leurs poste en tant qu auto entrepreneur pour n avoir plus de charge a payes , on assiste depuis quelque annees une poussez de loi venent du grand patronat voulent rentabilisez encore plus leurs entreprise aux detriment des classes ouvrieres, , appauvri la classe ouvriere dans un pays aussi riche que la France est un non sens humanitaire ,???
a écrit le 25/07/2017 à 10:14 :
Avoir un savoir faire et être honnête ça payé toujours, mais pas évident de passer le cap des 3 ans.
a écrit le 25/07/2017 à 7:15 :
c'est l'effet " Hollande" ?!?
..... dans le sens ou : "ouf il est enfin parti , on peut y aller " !
a écrit le 25/07/2017 à 4:28 :
Sympa la photo d'illustration de l'article. Panam et son plafond de pollution, miam....
a écrit le 24/07/2017 à 21:35 :
evidemment que ca ne se traduit pas sur l'emploi !!!!!!!!!!!
les boites ne veulent plus embaucher des feignasses de syndicalistes, elles veulent des gens qui font le job ( de preference gratuitement)
et les gens qui n'ayant pas le choix creent leur job ( pour eux), se rendent comptent que bien qu'etant ex nantis de grosses boites ou on se syndicalise contre les patrons exploiteurs a6000 euros/mois, a titre personnel, vu le droit du travail et le cout induit, on n'est pas assez c pour embaucher
eventuellement, on sous traite..........
voila ou en est la france, quand les enarques de gauche pondent des lois a la c, ca se retourne contre les gens modestes
relisez attali, il disait ca en 2010 ou 2011 dans son bouquin sur marx revisite
reduisons les inegalites dans le travail , que chacun se tape son lot de stress post journee de travail!
apres le partage du pognon gratuit, va bien falloir accepter le stade suivant
a écrit le 24/07/2017 à 21:28 :
"Les nouveaux entrepreneurs s'avèrent être de moins en moins employeurs car ils sont davantage motivés par la création de leur propre emploi au détriment d'une logique de développement de leur entreprise", explique Alain Belais, le directeur général de l'AFE"


Est-ce que ça valait un article lénifiant qui laisse à penser que ça redémarre et qu' on est en présence d' embauches ?
Réponse de le 25/07/2017 à 20:44 :
je vais redémarrer une activité mais personne ne vient comme autrefois chercher du travail !!!

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