Espagne : les Socialistes ont-ils encore un avenir ?

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Les Socialistes espagnols soutiendront indirectement Mariano Rajoy.
Les Socialistes espagnols soutiendront indirectement Mariano Rajoy. (Crédits : © Andrea Comas / Reuters)
Les Socialistes espagnols ont décidé de s'abstenir pour laisser Mariano Rajoy demeurer président du gouvernement. Un calcul stratégique risqué, sur fond de pression indépendantiste en Catalogne. Analyse.

Il n'y aura donc sans doute pas de troisièmes élections générales en un an en Espagne. Ce dimanche 23 octobre, le comité fédéral du Parti socialiste espagnol (PSOE) a décidé qu'il s'abstiendrait au deuxième tour du scrutin d'investiture de l'actuel président du gouvernement conservateur Mariano Rajoy. Cette abstention permettra la réelection officielle du chef du gouvernement qui peut compter sur le soutien « actif » de l'autre parti de droite Ciudadanos. Seule une fronde massive et improbable des députés socialistes peut empêcher cette issue qui mettra fin à dix mois de crise gouvernementale dans le royaume.

Pour le PSOE, c'est un véritable tournant dans son histoire. Depuis le 20 décembre, son secrétaire général Pedro Sánchez avait refusé tout soutien direct ou indirect au Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy. Sa position avait cependant été désavoué par les dirigeants du PSOE qui, le 1er octobre dernier, l'ont poussé à la démission. Depuis, la direction provisoire, dirigée par le président des Asturies, Javier Fernández, s'était efforcé de convaincre le parti de permettre l'investiture de Mariano Rajoy.

Responsable, mais critique

Cette position est défendue depuis des mois, avant même l'élection du 26 juin dernier, par l'aile droite du parti et s'appuie sur des forces considérables comme la figure de l'ancien chef du gouvernement espagnol Felipe González ou la direction du quotidien El País. Le calcul de la direction provisoire du PSOE est que l'électorat comprendra, comme l'a répété dimanche Javier Fernández que « une abstention n'est pas un soutien ». Le PSOE peut alors se présenter comme « responsable » en mettant fin au blocage politique, tout en refusant d'endosser la responsabilité des actes futurs du gouvernement Rajoy. Dès lors, lorsque ce gouvernement sera devenu impopulaire, notamment parce que cet exécutif va devoir pratiquer les coupes massives de dépenses que lui réclame Bruxelles, le PSOE disposera des moyens de le renverser et de rafler la mise en se présentant comme la seule alternative de gouvernement.

Pas d'alternative ?

Ce calcul semble d'autant plus incontournable aux dirigeants socialistes que l'alternative, la troisième élection, se présente sous de très mauvais auspices pour un PSOE qui s'est déchiré et droitisé après l'éviction de Pedro Sánchez. Du reste, un nouveau scrutin ne profiterait, selon les sondages, qu'au parti populaire, seul parti qui apparaît comme capable de construire une majorité et qui verra ses électeurs se mobiliser suffisamment une troisième fois. Bref, accepter un nouveau scrutin serait, pour le PSOE, une forme de suicide politique. Entre la peste et le choléra, la direction socialiste a préféré se donner du temps pour reconstituer par une « opposition raisonnée » son potentiel électoral.

Bloquer l'indépendantisme catalan

Mais en réalité, ce choix de Mariano Rajoy n'est pas qu'un choix par défaut, c'est aussi un choix d'adhésion pour une grande partie des « barons » du PSOE. Il s'agit de donner au pays un gouvernement face à la « menace » indépendantiste catalane. Alors que, à Barcelone, le président de la Generalitat, Carles Puigdemont, a clarifié son processus de sécession et fixé à la deuxième quinzaine de septembre un référendum d'autodétermination, que Madrid l'accepte ou non, les Socialistes considèrent que le blocage politique espagnol ne peut continuer. En tête de ces barons, La présidente andalouse, Susana Díaz. Cette dernière défend depuis plusieurs mois l'idée d'un soutien indirecte à Mariano Rajoy pour bloquer les actes du gouvernement catalan. Susana Díaz considère que l'indépendance catalane est un danger pour sa région, l'Andalousie et défend une position dure face à Barcelone. De fait, ce soutien indirect du PSOE à Mariano Rajoy créé une sorte « d'union nationale » entre les trois partis partisans du statu quo institutionnel face aux nationalistes catalans et basques et à la coalition Unidos Podemos, favorable à des référendums d'autodétermination.

Pas comptable de la politique de Mariano Rajoy ?

Reste à savoir si ce triple pari est le bon pour le PSOE. Sur le plan tactique, il est clairement à haut risque. Le PSOE va devoir se montrer cohérent et il lui sera difficile de ne pas laisser passer aux Cortes le budget du nouveau gouvernement. Or, ce budget sera un budget d'austérité afin de satisfaire Bruxelles et d'éviter le gel des fonds structurels. Le PSOE sera donc considéré de fait comme complice de cette politique. S'il fait tomber Mariano Rajoy dans quelques mois, il aura du mal à se prétendre « responsable » et à ne pas endosser la responsabilité d'un budget qu'il aura laissé voter. L'idée d'apparaître comme un « recours » est donc très optimiste.

Podemos, seule alternative ?

On peut plutôt penser que, si en cas de succès du gouvernement Rajoy II, la population n'en attribuera guère la cause au PSOE, en cas d'échec, le PSOE se retrouvera sans doute touché par le même discrédit que les deux partis de la majorité, le PP et Ciudadanos. On demandera alors pourquoi le PSOE n'a demandé aucune concession à Mariano Rajoy pour lui accorder l'investiture. Par ce geste de soutien indirect à Mariano Rajoy, le PSOE place en réalité Unidos Podemos (UP) dans la position enviable de seule alternative. Certes, les élections du 26 juin et les scrutins régionaux en Galice et Pays Basque du 25 septembre ont montré que la coalition menée par Podemos semblait avoir atteint un palier électoral. Certes, les sondages disent que les électeurs socialistes sont fort peu attirés par Podemos. Mais la situation change désormais. S'il y a un vrai mécontentement contre le gouvernement, UP sera bien le seul recours pour faire changer la donne face à cette coalition à trois de fait. L'ambiguïté du PSOE a peu de chance de lui réussir, alors que, depuis 2008, cette ambiguïté programmatique l'a ramené vers ses plus bas niveaux historiques.

Quelle utilité pour le PSOE ?

En acceptant de devenir une « roue de secours » du PP, le PSOE brouille en réalité encore plus les cartes de son positionnement. La fin du bipartisme ne lui permet plus de se présenter comme une unique alternative au PP. Or, dans le nouveau paysage politique espagnol à quatre, le PSOE, en refusant toute entente avec UP a rejeté toute nouvelle logique de « blocs ». Il s'ancre donc au centre. Mais le centre espagnol est une zone fort encombrée avec le PP et Ciudadanos. Surtout, cet ancrage ne lui permet d'envisager à terme de revenir au pouvoir sans le PP, car il lui faudrait pouvoir passer une alliance avec UP, ce qu'il ne veut à aucun prix. Progressivement, la question de l'utilité du vote PSOE va donc à nouveau se poser, sauf dans les régions où il dispose d'un ancrage historique comme l'Andalousie. Le risque n'est alors pas mince que le PSOE devienne un parti surtout « andalou » et perde progressivement des positions ailleurs...

La lutte interne brouillera encore les pistes

Cette décision va encore alimenter une lutte interne qui ne cesse de continuer à brouiller davantage l'image et le message du PSOE. Pedro Sánchez a annoncé dès ce dimanche qu'il entendait mener la lutte contre les choix pris par la direction provisoire et le comité fédéral. Or, Pedro Sánchez va devoir proposer une alternative qui ne peut plus être celle d'attendre l'alternance comme il a fait mine de le croire : ce sera évidemment de pouvoir discuter avec Podemos. Cette division interne est une bombe à retardement pour le PSOE qui va se trouver de plus en plus écartelé entre son aile droite et son aile gauche. Il n'est pas sûr qu'un tel parti puisse apparaître réellement comme une alternative.

Piège pour les Socialistes catalans

Reste un dernier point : la Catalogne. En soutenant Mariano Rajoy, le PSOE soutient le statu quo institutionnel, comme on l'a vu. Il jette le masque de son soutien théorique à une fédéralisation de l'Etat espagnol. Or, pour le Parti socialiste catalan (PSC), son double local, qui compte sur l'option fédérale pour stopper la course à l'indépendance, c'est un désastre. Ce parti qui a déjà perdu près de quinze points en dix ans en Catalogne, se retrouve encore en difficulté. En suivant le PSOE, il ferait indirectement le choix de l'épreuve de force entre la Catalogne et le gouvernement espagnol en soutenant une alliance PP-Ciudadanos qui sera sans doute très hostile à tout changement institutionnel. Là encore, c'est son existence qui est en jeu et c'est pour cela que le PSC refuse toujours de s'abstenir lors de l'investiture. Tout se passe comme si le PSOE andalou avait sacrifié le PSC à ses propres intérêts et ceci laissera sans doute des traces.

Justification pour les indépendantistes

Du reste, les Indépendantistes n'ont pas de raisons de se montrer mécontents de la tournure que prennent les résultats. Investi ou pas, Mariano Rajoy refuse de discuter d'un référendum. Le ralliement du PSOE discrédite encore un peu plus le discours du Podemos catalan et du PSC selon lequel il est possible de « changer l'Espagne ». Comme l'a souligné dimanche Jordi Turull, le chef du groupe parlementaire indépendantiste au parlement catalan qui a « remercié le PSOE de prouver que l'indépendance est le seul changement possible ». Alors que le groupe Podemos catalan commence à accepter l'idée d'un référendum unilatéral, cette décision des Socialistes espagnols semble justifier, dans l'esprit des Indépendantistes, la voie prise par Carles Puigdemont. Ce dimanche, le PSOE a cru agir de façon « responsable », mais il a créé une nouvelle tectonique des plaques politiques qui pourrait bien lui coûter cher.

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a écrit le 25/10/2016 à 10:26 :
Le PSOE, je ne sais pas, mais ce qu'il est sûr, c'est que Podemos n'a aucun avenir. Qu'il se fracasse, comme Syriza, sur l'exercice du pouvoir, ou comme Nuit Debout, bien avant d'y accéder.
a écrit le 25/10/2016 à 8:41 :
sacré mr Godin : il revient toujours à ses " classiques " : Podemos ...! mais , mr Godin , ces " opportunistes de la crise" qu' ont ete ( que sont ) Podemos ou Syrisa ne sont que des feux de paille ; ils n'existe que par l'opportunisme de leurs dirigeants , que ce soit Tsipras ou Iglesias , et ce n'est pas très viable ,le PSOE vient d'en faire la triste experience avec Sanchez ? non ? quant aux Catalans , un gouvernemnt fort en Espagne aura tot fait de les " remettre " en ligne .
a écrit le 24/10/2016 à 17:51 :
Le PSOE ne soutient pas Rajoy. Il se contente d'acter ce qui était évident, le PP est de loin le premier parti au parlement, l'union PP-C's y détient une majorité relative significative, il n'y a aucune majorité alternative possible avec le PSOE et Podemos, au delà même des considérables divergences politiques, cette alliance n'y a pas de majorité, même relative. Les seules alternatives sont un retour aux urnes (dont PSOE et probablement Podemos sortiraient probablement affaiblis), l'abstention du PSOE pour permettre à Rajoy de gouverner mais sans le soutenir, et une alliance de grande coalition en bonne et due forme entre PP & PSOE avec ou sans C's. Clairement le PSOE a choisi la voie qui lui semblait être de moindre mal. A lui maintenant de reconquérir le terrain laissé à Podemos en expliquant combien les options de ce parti sont dangereuses pour l'Espagne.
a écrit le 24/10/2016 à 11:09 :
Merci pour cette analyse.

Où l'on voit que les partis socialistes européens, les partis sociaux démocrates qui s'allient ouvertement avec le PP européen de droite réactionnaire d'ailleurs, ne sont que des partis de droite comme les autres.

Nous ne ne pouvons rien attendre de ces gens dorénavant bien trop compromis avec les marchés financiers.

Qu'ils disparaissent ferait respirer un peu notre démocratie à l'agonie.
Réponse de le 24/10/2016 à 15:01 :
C est aux sans dents de faire le nécessaire pour qu ils aillent grossir les troupes de droite, qui , peut être leur feront une place ou peut être pas !
Ils doivent bien avoir des dossiers qui leurs ouvriront des portillons .
Mais leur avenir se fera sans nous .
Leur vrai nom c est libéral socialiste .
a écrit le 24/10/2016 à 11:07 :
L Histoire de la Gauche est longue. Celle de l Espagne a vécu des heures beaucoup plus tragiques qu'actuellement et elle est revenue triomphalement en ramenant ce pays au sein de la démocratie. Le mot socialiste est symbolique, mais il est peut être impropre depuis maintenant trop longtemps. Etre de droite c'est facile, c'est dire yaka laisser faire et coller au trou ou en marge tous ceux qui sont différents. On attend beaucoup plus de la Gauche et ça demande de prendre pour elle du temps pour réfléchir. Alors oui elle a un avenir, mais elle doit se refonder et pour moi la clé c'est l Europe. Tout programme de Gauche à l'heure de la concurrence exacerbée doit être élaboré de façon transnational pour être crédible et efficace. On ne peut rien attendre de la Droite sur ce sujet, elle le démontre en dirigeant la Commission depuis des années et des années, car le concept de coopération la dépasse de façon existentiel.
Réponse de le 24/10/2016 à 17:55 :
c'est le centre droit d' Adolfo Suarez (avec la bénédiction du roi Juan Carlos) qui était à la manoeuvre pour rétablir la démocratie en Espagne après la mort de Franco.
a écrit le 24/10/2016 à 10:24 :
" un PSOE qui s'est déchiré et droitisé "

Tiens, cela me rappel quelque chose
a écrit le 24/10/2016 à 9:35 :
Il y a quelques mois, Podemos a fait échouer un gouvernement de gauche en présentant des revendications délibérément excessives. Rajoy est maitenu. Mission accomplie.
Réponse de le 24/10/2016 à 13:34 :
Un gouvernement de gauche avec ciudadanos et un premier ministre PSOE ? Laissez moi rire...

Podemos va se retrouver comme seule opposition officielle et quand dans 6 mois ou un an Rajoy sera impopulaire comme jamais du fait de ses mesures antisociales, ils deviendront la seule alternative possible.Moi, je dis que c'est magistralement bien joué.
Réponse de le 24/10/2016 à 15:43 :
"Podemos a fait échouer un gouvernement de gauche"

Qu'est-ce que tu appels des revendications délibérement excessives ?
Réponse de le 24/10/2016 à 15:46 :
@red2

"Rajoy sera impopulaire comme jamais du fait de ses mesures antisociales"

C'est déja fait avec la loi travail appliqué par lui en 2012 , exactement du même tonneau que celle d'El Khomri.Normal, cette loi vient de la commission europeenne à majorité de droite.
Réponse de le 24/10/2016 à 17:58 :
Avant les dernières législatives, il était impossible de constituer une majorité sans le PP. Ceux qui ont fait croire le contraire, comme Sanchez, ont menti.
Réponse de le 24/10/2016 à 18:05 :
@red2 : Podemos au pouvoir en Espagne se retrouverait vite coincé par le réel comme Syriza en Grèce, devenu aujourd'hui très impopulaire et largement devancé dans les sondages par Nouvelle Démocratie.
@lachose : Rajoy est peut être impopulaire mais son parti est arrivé en tête des législatives de décembre et encore plus nettement en juin. Avec un scrutin majoritaire il aurait remporté une large majorité aux Cortes.C'est dire si les autres (PSOE & Podemos, qui malgré l'alliance avec IU n'a pas progressé) convainquent encore moins.
Réponse de le 25/10/2016 à 8:47 :
mais , relisez la structure des electeurs de Podemos ( aux premières elections ) : rien de structuré , et des voix en Catalogne te au Pays-Basque ...Podemos ayant fait du populisme ne pouvait plus , ensuite baisser ses revendications, lesquelles etaient impensables pour l'ensemble de l'Espagne , gauche, droite et centre confondus .
a écrit le 24/10/2016 à 8:44 :
Tout les partis se fondent dans le moule européiste par opportunisme et par pression, les États ont droit à décision seulement en apparence, pour cela l'UE de Bruxelles n'est pas mis en avant lors d'élection! Les collaborateurs sont déjà dans la place!
a écrit le 24/10/2016 à 7:41 :
Dommage qu'il n'y ai pas un mot sur la qualité du travail du gouvernement de M Rajoy.
Rédigé par romaric godin, on se doute que seule la gauche compte, même quand elle ne fait rien de bien, voire rien du tout.
Réponse de le 25/10/2016 à 8:54 :
et ? qu'attendiez vous ? de l'objectivité ? mr Godin a cherché à nous " vendre " Podemos ( comme il l'avait fait pour Tsipras &Syrisa ) ; ce n'est donc pas lui ( mr Godin ) qui va vus parler de la reprise economique en Espagne...!
a écrit le 24/10/2016 à 7:36 :
L'avenir de la religion socialiste ,sous toutes ses formes ,Européennes ,Asiatiques et tropicales ,,,est resté incertain avec la chute du mur de Berlin et l'implosion du paradis socialiste et des ses 49 Républiques ....(Urss) en ce début de 21 siècle ...nous vivons que de vagues résurgences en UE ,ou il n'est plus au pouvoir ..a sauf en France , ou les français se sont payé le luxe couteux ,de mettre au pouvoir ,la dernière Nomenklatura socialiste en UE...
a écrit le 24/10/2016 à 7:05 :
A part augmenter le nombre de fonctionnaires et augmenter les impôts, on se demande quel est leur avenir aux partis socialistes du monde entier ? Aucun sauf se réformer et arrêter de croire que l'état doit être partout, et que l'état a le droit de s'endetter avec des dettes publiques énormes sans conséquences pour l'avenir. Dettes publiques par % du PIB : Grèce 180% ..Italie 130% ... Espagne 100% ... France 100% ... comment un pays peut se développer avec de telles dettes ?
Réponse de le 24/10/2016 à 10:15 :
Bonjour, Vous considérez donc que les PS dans les pays que vous citez est responsable de l'endettement ? Mais il me semble bien qu'avant les 5 ans de PS en France nous avons eu 10 ans d'UMP... En Italie il y a bien eu quelques mandats de droite et de centre sans que ce soit un parti réellement socialiste... Je pense votre commentaire un peu simpliste, dogmatique et partisan.
La France a réduit de façon drastique son déficit et a réussi également a baisser les impôts (Entreprise surtout) et je pense qu'une continuant sur cette voie nous réussirons a réduire la dette (Bien que colossale je le reconnais.)
Réponse de le 25/10/2016 à 0:14 :
D'où vient l'idée que l'état doit s'occuper de l'éducation des enfants avec des écoles publiques et non pas des écoles privées ? Tellement ça marche que beaucoup de parents qui ont les moyens préfèrent mettre leurs enfants dans le privé. D'où vient l'idée que la police est publique et non pas des vigiles et des gardes privés ? Tellement ça marche que les policiers font grèves car en sous effectif et l'insécurité est partout même dans les quartiers qui étaient jusque là tranquilles. D'où vient l'idée que les hôpitaux sont publics ? Tellement ça marche que y a pas assez de médecins, ils sont surchargés, et manquent de moyens. Et que les malades qui ont les moyens vont dans les cliniques. D'où vient l'idée que de la bureaucratie partout, inefficace et coûteuse ? Tellement ça marche que les taxes augmentent et l'état est endetté sur 10 générations.
a écrit le 24/10/2016 à 2:04 :
L'avenir du PSOE est très simple c'est devenir un parti régional. Le PSOE
ne va pas disparaitre mais seulement se concentrer uniquement dans les fiefs du PSOE à savoir l'Espagne du Sud (Andalousie,...). Pour quels raisons, les barons des fiefs socialistes veulent l'abstention ? Simple parce qu'ils veulent à tout prix préserver l'unité nationale. Leurs régions sont très pauvres au contraire de la Catalogne. En cas d'indépendance de la catalogne, ce serait un désastre pour les fiefs du PSOE. Donc, autant défendre ce qui peut être sauvé. Ils savent très bien que dans le reste de l'Espagne, ils sont finis.
Ceci dit, je suis pas sûr que Podemos arrive au pouvoir au niveau national. Le problème de Podemos c'est qu'il a un programme irréaliste. Ils sont confronté à un dilemme: soit renier leur programmes (et mettre en colère leur électorat) soit l'appliquer (et détruire l'Espagne). De toute facon, je vois mal Podemos arrivé à gagner les élections tout seul. Or, ils auront bien du mal à trouver des alliés.
Le PSOE a fait une erreur terrible: en septembre, ils auraient pu négocier leur abstention en imposant une partie de leur programme au PP. C'est ce qu'a fait Ciudadanos. Aujourd'hui, ils sont en position de faiblesse et sont obligés d'accepter de voter l'abstention sans aucune condition. En cas de nouvelles élections, le PP serait capable de former un gouvernement non minoritaire avec Ciudadanos. En fait, paradoxalement, le PP serait plutôt perdant que les socialistes s'abstiennent car ils profiteraient de nouvelles élections où ils seront les grands gagnants. Mais ils peuvent difficilement faire exprès de provoquer de nouvelles élections sous prétexte que cela les arrange.
L'instabilité politique n'est pas finie. Le gouvenrement espagnol sera minoritaire cela veut dire qu'l devrait négocier chaque fois qu'il veut faire des lois. Par contre, renverser le gouvernement sera loin d'être simple car en Espagne, pour le renverser, il faut désigner un successeur.
On noteras qu'en 2015, absolument tout le monde prédisait la fin de Rajoy. Aujourd'hui, il est toujours là. Le plus beau c'est que pour survivre politiquement, il lui a suffit de ne strictement rien faire. Rajoy est pas charismatique mais il est très intelligent.
L'investiture du nouveau gouvernement n'est que le début, rien n'est joué. Tout se jouera lors des négociations lors des lois et du budget. On verra qui est le meilleur stratège.
a écrit le 23/10/2016 à 22:44 :
Au-delà de la spécificité espagnole, le problème des socialistes est le même dans toute l'Europe : ils sont inutiles ! A partir du moment où il n'y a "qu'une seule politique possible", on n'a pas besoin de choisir entre des options copies conformes.
Réponse de le 24/10/2016 à 15:53 :
"le problème des socialistes est le même dans toute l'Europe : ils sont inutiles"

Ils sont inutiles car ils appliquent les mesures de la commission europeenne qui elle est de droite.Comme la loi travail ,mais comme ils sont socialistes , ils ont mis en place la version 3 de cette loi, la plus edulcorée mais pourtant avec le 49.3.Mais pas d'illusion la droite en 2017 si elle passe remettra la version 1 , la plus hard d'autant que la plupart des 127 décrets seront mis en place .Et la , les salariés vont reellement comprendre ce qu'est la loi travail , la même qu'en Espagne en 2012 avec Rajoy.
Réponse de le 25/10/2016 à 8:09 :
@lachose : la commission européenne est l'émanation des gouvernements européens dont la très grande majorité est de droite et doit recevoir l'aval du parlement européen où la majorité relative est de droite. La commission est l'émanation d'élections démocratiques ne vous en déplaise. Les socialistes s'ils veulent n'être pas inutiles n'ont qu'à gagner les élections. Mais leurs propositions à base d'étatisme et de dépenses publiques ne convainquent plus grand monde, les électeurs, eux, ayant compris depuis longtemps que le logiciel socialiste est périmé depuis longtemps. Et tant qu'ils n'en changeront pas, effectivement, les socialistes seront inutiles. Quant à la loi travail, apparemment vous n'avez pas tout compris. Tout comme les lois surprotégeant les locataires en place ont surtout eu pour effet de rendre plus difficile l'accès au logement des aspirants locataires, les lois surprotégeant les salariés en place ont pour principal effet 6 millions de chômeurs. Partout où le marché du travail est libéralisé, le chômage reflue.
a écrit le 23/10/2016 à 21:45 :
Bel article sur les stratégies de partis et sous-partis défendant leurs propres intérêts et négligeant l'intérêt national. Le peuple catalan est le vrai moteur de la réforme en l'Espagne. La Castille et l'Andalousie suivront. Puis viendra le tour de l'Italie.
a écrit le 23/10/2016 à 19:34 :
Réponse simple les socialisses AUCUN AVENIR exactement comme en France les mêmes incompétents, spolieurs du peuple qui travaille.
Réponse de le 24/10/2016 à 16:11 :
"spolieurs du peuple qui travaille".

Et tu fais quoi comme boulot pour être autant spolié , libérale , artisan, commercant ?

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