Face au danger russe, l'UE envoie 60 millions d'euros à la défense moldave
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L'Union européenne voit toujours en la Russie une menace. Lors d'une visite dans la capitale moldave, le président du Conseil européen Antonio Costa a annoncé que les Vingt-sept vont allouer à la Moldavie, pays frontalier de l'Ukraine, 60 millions d'euros pour financer ses dépenses de défense en 2025.
Il a ajouté que 37 millions d'euros avaient déjà été versés à l'ancienne république soviétique dans la cadre du dispositif dit de Facilité européenne pour la paix (FEP), ce qui en fait le deuxième bénéficiaire après l'Ukraine. Lors d'une conférence de presse conjointe avec la présidente moldave Maia Sandu, Antonio Costa a déclaré que les 60 millions d'euros alloués cette année étaient destinés à « garantir la paix ».
La Moldavie, qui souhaite adhérer à l'UE d'ici à 2030, cherche d'ores et déjà à resserrer ses liens avec le bloc, notamment en matière de sécurité et de défense.
Le gouvernement pro-européen de la Moldavie a condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 et les relations entre Chisinau et Moscou se sont considérablement détériorées depuis. Surtout, les autorités moldaves signalent parfois que des drones russes violent leur espace aérien et ont déclaré avoir trouvé des débris d'appareils sur leur territoire. Des troupes russes sont par ailleurs présentes dans la région séparatiste moldave de Transnistrie dans le cadre d'une force de maintien de la paix.
En mai dernier, la Moldavie a signé un partenariat de sécurité et de défense avec l'UE, devenant ainsi le premier pays à conclure un accord de ce type avec l'Union. Et pour cause, le président français Emmanuel Macron a déclaré lors d'un entretien à plusieurs titres de presse publié dimanche que le président russe Vladimir Poutine, après avoir envahi l'Ukraine en 2022, irait « à coup sûr sur la Moldavie et peut-être au-delà sur la Roumanie » s'il n'est pas freiné.
Ces annonces font suite à l'altercation de vendredi entre Volodymyr Zelensky, Donald Trump et son vice-président JD Vance dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche qui avait tourné autour des garanties de sécurité réclamées par l'Ukraine avant de signer un accord voulu par Washington sur l'accès des États-Unis aux minerais ukrainiens.
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Ce lundi, François Bayrou a dénoncé la « brutalité » de Donald Trump face à Volodymyr Zelensky, en ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale sur l'Ukraine et la sécurité en Europe, dans laquelle la France doit selon lui jouer « un rôle central ».
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Revenant sur l'altercation dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le Premier ministre a évoqué « une scène sidérante, marquée de brutalité, de volonté d'humiliation » du président ukrainien. Lequel « n'a pas plié » et dont « l'honneur » mérite « reconnaissance », a-t-il ajouté, applaudi par les députés.
(Avec Reuters)
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