Grèce : la BCE prête à durcir l'accès au financement d'urgence ?

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La Grèce et la zone euro ont convenu en février qu'elle-même et ses créanciers de la zone euro s'entendent sur une liste globale de réformes afin qu'elle puisse récupérer 7,2 milliards d'euros restant à tirer sur son programme de renflouement.
La Grèce et la zone euro ont convenu en février qu'elle-même et ses créanciers de la zone euro s'entendent sur une liste globale de réformes afin qu'elle puisse récupérer 7,2 milliards d'euros restant à tirer sur son programme de renflouement. (Crédits : reuters.com)
La BCE compterait rendre un peu plus drastiques ses exigences de garanties pour la fourniture de liquidités aux banques helléniques, selon Bloomberg. Une façon d'accroître encore la pression sur Athènes, menacée d'un défaut de paiement, pour la pousser à présenter une liste de réformes.

Énième coup de pression sur Athènes. Selon un article de l'agence Bloomberg, publié mardi 21 avril, la Banque centrale européenne (BCE) compte serrer la vis pour l'accession à la fourniture de liquidités aux banques helléniques.

Le média explique que les services de la BCE avaient rédigé une proposition visant à accroître la décote appliquée aux titres que les banques grecques apportent en collatéral pour les opérations de fourniture de liquidité d'urgence.

Une telle mesure reviendrait à réduire la valeur effective des titres que les banques peuvent apporter en garantie, donc les liquidités auxquelles elles ont accès dans le cadre de la procédure de fourniture de liquidité d'urgence (ELA) de la BCE. Bloomberg précise que la mesure n'a pas encore été formellement débattue par le Conseil des gouverneurs de la banque centrale.

Toujours pas de liste globale de réformes

Cette révélation de Bloomberg intervient alors que les négociations entre Athènes et ses créanciers internationaux, qui visent à débloquer la dernière tranche d'aide à la Grèce en échange de réformes économiques, piétinent. Et le temps presse pour éviter un défaut de paiement.

La Grèce, qui risque de retrouver rapidement à bout de ressources, et la zone euro ont convenu en février qu'elle-même et ses créanciers de la zone euro s'entendent sur une liste globale de réformes afin qu'elle puisse récupérer 7,2 milliards d'euros restant à tirer sur son programme de renflouement. Des responsables de la zone euro espéraient qu'Athènes cèdent sur les réformes voulues par les créanciers avant la réunion de l'Eurogroupe vendredi 24 avril à Riga, mais ce ne sera pas le cas.

La BCE souffle le chaud et le froid. Elle a également rajouté de nouvelles sommes d'argent dans le cadre de la procédure de fourniture de liquidité d'urgence. Mercredi 15 avril, la BCE a relevé le plafond de ce financement d'urgence à 71 milliards d'euros, contre 69,8 milliards précédemment.

(Avec Reuters)

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a écrit le 24/04/2015 à 19:36 :
Avec toutes mes excuses !!! Mon précédent message n'apparaissait pas et j'en ai fait une conclusion plus que hative. Il est desespérant de lire partout que la Grece n'a pas encore fait les efforts qui lui sont demandés sans préciser lesquels.
a écrit le 22/04/2015 à 9:49 :
Si la Grèce sort de la zone euro dans laquelle elle est entrée de force suite aux magouilles et mensonges d'un joueur d'accordéon français, elle s'en sortira beaucoup mieux que maintenant. N'oublions pas que l'"aide à la Grèce" n'est en fait qu'un soutien avéré et forcé aux banques françaises (et dans une moindre mesure allemandes) systématiquement mal gérées (dans d'autres pays, on parle de gestion mafieuse) et qui sont en faillite virtuelle chronique. C'est déjà pour ça qu'un certain psdt français a forcé pour que la Grèce entre de force dans l'eurozone : c'était déjà pour sauver les banques bleu-blanc-rouge. La Grèce aurait déjà du sortir de la zone euro, mais après le coup d'état déguisé fomenté par les européens qui a mis un "technicien" puis le polichinelle Samaras en place, c'est devenu impossible. Que la Grèce sorte de la zone euro, elle a tout à y gagner. Elle a d'innombrables possibilités, bien en-dehors du tourisme et de l'huile d'olive. Il suffit de voir la foison de nouveaux produits fabriqués en Grèce que l'on trouve dans tous les commerces pour se rendre compte du dynamisme et du courage des Grecs; deux qualités qui, avec leur respect d'une démocratie qu'ils ont inventé et qui est sciemment sabotée par les français et les européens, ne sont plus à démontrer. Que la Grèce sorte de la zone euro, elle s'en sortira fort bien et seulement après quelques petites années de transition. La bce qui engrange un fabuleux trésor de guerre sur le dos des Grecs, les banques françaises mal gérées qui ne cessent de crouler sans le soutien financier des Grecs et la france qui a une dette 7 fois supérieure à celle de la Grèce et impossible à rembourser crouleront. Et personne ne pleurera sur leur sort ... qu'elles méritent !
Réponse de le 22/04/2015 à 10:52 :
Bien vu. Bonne analyse. Tout est dit.
Réponse de le 22/04/2015 à 11:12 :
Madame ou Mr SI...


J'approuve et cautionne pleinement votre commentaire !
Réponse de le 22/04/2015 à 17:30 :
En lisant votre commentaire on se demande pourquoi la Grèce n'est pas déjà en dehors de la zone euro. Bizarre. Sans doute que ce pays à peur de se retrouver parmis les pays du Tiers Monde?
a écrit le 22/04/2015 à 9:21 :
La Grèce a fait des propositions acceptables, mais la BCE ne veut pas les retenir pour la simple et bonne raison que pour elle, la Grèce est un citron qu'il faut presser, la BCE vit des intérêts que paient la Grèce et quelques autres pays. L'affaire est trop juteuse pour elle.
a écrit le 22/04/2015 à 8:18 :
Et tjrs pas de controle des changes....donc tous les copains fortunés font sortir leurs milliards derobés à UE....quelle mascarade...et l addition pour le contribuable....
a écrit le 22/04/2015 à 8:14 :
Bruxelles et la BCE ne vont pas pouvoir cicatriser les plaies de l'UE en agissant ainsi, elles ne font qu’accélérer la gangrène qui demandera des amputations d'urgence!
Réponse de le 22/04/2015 à 11:15 :
L'EUROPE EST UN AVION DE LIGNE SANS PILOTE A BORD ! CRASH ASSURE A COURT TERME !!!
a écrit le 21/04/2015 à 22:29 :
"Le cas de la Grèce est évidemment emblématique. Ce qui se joue dans ce malheureux pays nous concerne tous et, j’ose le dire, aura une influence sur notre propre sort. La liberté et la démocratie jouent leur peau à Athènes. Comme à Marathon, comme à Salamine, oui, l’histoire pour un fois repasse les plats même si le barbare vient désormais du Septentrion. Si nous ne mettons pas fin rapidement à l’expérience malheureuse de la « monnaie unique », il est à craindre qu’elle ne nous entraîne vers des catastrophes inouïes." Jacques Sapir, carnet russeurope http://russeurope.hypotheses.org/3627
Réponse de le 22/04/2015 à 8:51 :
Notre arrogance nous pousse souvent à dire que quelque chose est mauvais parce que ça ne ne marche pas chez nous. L'euro rentre dans cette logique, de nombreux pays d'Europe du Nord vivent très bien avec. C'est bien pour eux moins pour nous, donc c'est mauvais. C'EST MOINS L'EURO QUE LES CONDITIONS DANS LESQUELLES IL A ETE MIS EN OEUVRE QUI EST EN CAUSE CA ON LE SAVAIT DES LE DEBUT !!
Réponse de le 22/04/2015 à 11:23 :
CHERE MADAME, CHER MONSIEUR,

LORS DE L'ETABLISSEMENT DE L'EURO, NI LES CITOYENS DE FRANCE, D'ESPAGNE, D 'ITALIE NI LES PORTUGAIS N'ONT ETE CONSULTES PAR VOIE REFERENDAIRE, CONFORMEMENT AUX USAGES DEMOCRATIQUES !
Réponse de le 22/04/2015 à 12:18 :
@ram201: faux, je me souviens d'un vote pour ou contre l'Europe sous Mitterrand :-)
a écrit le 21/04/2015 à 21:00 :
C'est surtout la Grèce qui joue avec le feu, et ne fournit pas la moindre liste des efforts qu'ils sont prêts à réaliser ! Tsipras est prêt à laisser son pays tomber en ruine pourvu qu'il puisse mettre la faute sur l'Europe !!
Que les grecs n'oublient pas que si leur pays fait faillite, c'est la sortie de l'Euro assurée, et de fait une dévaluation de 20, 30, 40% ! Comme ce pays n'exporte pas grand chose, c'est donc surtout un renchérissement des importations qu'ils vont subir !!
Réponse de le 21/04/2015 à 23:37 :
Bonjour accro paul,
Que savez vous des tractations qui se mènent entre la Grece et la BCE, la commission européenne et le FMI ? D'où tenez vous que la Grece ne fournit pas la moindre liste des efforts qu'elle est prête à consentir ?
Ce n'est pas parce qu'elle n'acceptent pas de supprimer les dernières conventions collectives encore en vigueur, de diminuer de 386 à 323 euros le minimum retraite, d'augmenter encore la tva qu'ils ne proposent rien.
Nos journalistes seraient bien avisés de donner les informations avec précisions et d'indiquer quelles sont les 28 propositions chiffrées qui sont faites par le gouvernement grec.Ce n'est pas en repetant depuis des jours les affirmations de la Commission que les grecs ne proposent rien, tout cela parce qu'ils n'acceptent pas les 3 mesures citées plus haut, qu'ils ne proposent rien !
Un autre Paul
Réponse de le 22/04/2015 à 8:19 :
Nous avons un futur nobel "Piketty" qui soutient la Grèce mordicus, en connaissance de cause, et qui a raison. A contrario, il est des intervenants et des journalistes qui, en conspuant la Grèce se tirent une balle dans le pied en méconnaissance des enjeux. Tout ça est affligeant !
a écrit le 21/04/2015 à 20:54 :
l'idee c'est plutot d'arreter les frais avec les banques grecques qui veulent refiler leurs pots de pue a la bce qui devra prendre les pertes a leur place!
la bce va deja perdre 110 milliards, c'est pas mal, non? pas besoin de se resservir !
a écrit le 21/04/2015 à 19:44 :
Dommage que l'UE n'ait pas la même rigueur avec l'Ukraine de Prorochenko !
a écrit le 21/04/2015 à 19:26 :
Chacun s'accorde à dire qu'en 2009, une sortie nous aurait coûté 4 fois moins cher que maintenant, pour des résultats insignifiants.La messe est dite. Si comme on veut bien nous le faire croire, les pare feu nous protègent d'un effet systémique, laissons les sortir !! Le soucis c'est que ce sont les mêmes qui nous certifiaient que la faillite de Lehman Brothers avec un chiffre d'affaires de 47 Milliards de dollars n'aurait pas d'effet systémique sur la crise de 2008, qui nous disent de dormir tranquille avec la sortie de la Grèce dont le PIB est de 242 Milliards d'euros. ATTACHEZ VOS CEINTURES CA VA SECOUER !!!!
Réponse de le 22/04/2015 à 11:29 :
Je dirai plutôt: mettez vos ceintures de sauvetage, alignez vous contre le bastingage, le paquebot "EUROPA" coule, lentement mais pour de vrai !
a écrit le 21/04/2015 à 19:21 :
On dirait presque que l'Europe utilise la Grèce comme cobaye pour voir les effets que produirait sa sortie de l'Euro, ou alors joue aux père Fouettard, pour montrer l'exemple aux autres mauvais élevés. Non seulement on joue à se faire peur, mais on risque aussi d'effrayer les marchés financiers.
Quoi qu'il arrive, ce qui est cours de démonstration empirique, c'est le manque de solidarité, donc de cohérence de la zone Euro.
Le début d'un suicide collectif ?
Réponse de le 21/04/2015 à 20:22 :
tout a fait d'accord
Réponse de le 21/04/2015 à 23:28 :
Ce n'est pas de solidarité qu'il s'agit mais de loyauté, et d'honnêteté.
La Grèce a reçu des centaines de milliards d'€ de solidarité ; rien en retour sinon la paupérisation des plus faibles, et l'enrichissement des privilégiés.
Réponse de le 22/04/2015 à 3:02 :
C'est le début d'une prise de conscience, au contraire, qu'il n'y a pas de salut hors de l'union: soit les Grecs plient (ce qui prouve la force de la BCE et des politiques européens, et qu'il est vain de vouloir localement prendre une route qui s'y opposerait), soit les Grecs sortent et leur malheur suite à cela prouvera qu'ils ont eu tort. Dans tous les cas l'Europe en sera plus forte.
Réponse de le 22/04/2015 à 11:54 :
L'EUROPE N'EST QU'UN CASTRAT POLITIQUE, UNE MARIONNETTE AUX MAINS DE LA HAUTE FINANCE AMERICAINE! LE GENERAL DE GAULLE VOULAIT L'EUROPE DES NATIONS DE L'ATLANTIQUE A L'OURAL, CHACUN CONSERVANT SA MONNAIE, MAIS HARMONISANT SES LOIS,NOTAMMENT CELLE CONCERNANT SES SALAIRES ! COMMENT VOULEZ VOUS QU'UNE PME FRANCAISE S'EN SORTE EN DEBOURSANT UN SMIC A 1100 EUROS , ALORS QUE LE SMIC BULGARE EST A 130 EUROS, LE LETTON A 110 EUROS ? EN 1992, UN TRANSPORT ISOTHERME AVIGNON-RUNGIS COÛTAIT 15 CENTIMES(de Franc) PAR KG, A CE JOUR, C' EST 15 CENTIMES ....D'EUROS ( 39 centimes de francs) !!!!! D'OU SUR L'AUTOROUTE, VOUS CROISEZ DES CAMIONS BULGARES, POLONAIS, HONGROIS.....AFFRETES PAR DES MULTINATIONALES(DANONE, UNILEVER, PASCUAL, DOLE....) SURPRENANT N'EST CE PAS !!!!!!
Réponse de le 22/04/2015 à 17:04 :
Une petite rectification: 15 centimes d'euros = 99centimes de francs.
Sinon d'accord avec votre commentaire..

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