
« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky
En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?
[Publication le 6 juillet à 12h45, mise à jour à 15h47]
L'image est impressionnante. A l'intérieur du QE2 centre de Londres, des dizaines de rapports sont étalés sur une table. Le résultat de sept années de travail pour la commission d'enquête sur l'engagement du Royaume-uni dans la guerre en Irak, présidée par Sir John Chilcot. Les chiffres donnent le tournis : 2,6 millions de mots, 150.000 documents consultés et 150 auditions menées. Les premières conclusions, dévoilées ce matin, aussi.
Dans une allocution, Sir John Chilcot a commencé par rappeler que l'invasion de l'Irak en 2003 était la première participation du Royaume-Uni dans une opération d'occupation d'un Etat souverain depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Avant de rentrer dans le vif du sujet :
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Parmi les autres points abordés dans le rapport, la question de l'attitude de Tony Blair dans les mois précédents l'intervention. Le Premier ministre de l'époque aurait à de nombreuses reprises caché des faits cruciaux ainsi que des correspondances avec Bush aux membres de son gouvernement. La commission a en revanche précisé qu'elle n'a pas été en mesure de se prononcer sur la légalité ou non de l'invasion.
Dans la foulée de l'intervention de Sir John Chilcot, les réactions ont été nombreuses. A commencer par Clare Short, ministre du développement international du gouvernement de Tony Blair en 2003, qui a assuré se sentir "très mal" de n'avoir pu faire davantage pour éviter le conflit.
Députée écologiste de Brighton, dans le sud du pays, Caroline Lucas a quant à elle qualifiée Tony Blair de criminel de guerre lors d'une manifestation en marge de la présentation du rapport.
Le Premier ministre David Cameron s'est pour sa part montré plus prudent, rappelant que le rapport Chilcot n'accuse par Tony Blair d'avoir volontairement trompé le peuple britannique. Il a également annoncé que deux journées seront consacrées à un débat sur le rapport à la Chambre des communes, la semaine prochaine.
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Tony Blair a réagi à la publication du rapport mercredi après-midi : "Cette décision a été la plus difficile à prendre durant ces dix années en tant que Premier ministre. J'en accepte l'entière responsabilité, sans exception et sans excuse."
D'autres révélations devraient intervenir dans les jours à venir, une fois le rapport - quatre fois plus long que Guerre et Paix de Tolstoï - disséqué par journalistes et députés.