Irlande : l'austérité est-elle à l'origine de la croissance ?

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L'Irlande est-elle l'élève modèle de la troïka ?
L'Irlande est-elle l'élève modèle de la troïka ? (Crédits : Reuters)
Alors que l'Irlande s'apprête à voter, la croissance y est redevenue très dynamique. Faut-il y voir un succès de la politique de la troïka ?

L'Irlande votera donc le 26 février sur fond de forte croissance économique. Le « Tigre celtique » est de retour avec des taux de croissance qui n'ont absolument rien de comparable avec ceux du reste de la zone euro : 6,5 % l'an passé, peut-être 4,5 % cette année. Parmi les pays appelés « périphériques » qui ont connu la crise et les « programmes d'aide », aucun pays ne se porte aussi bien et n'est sorti si tôt de la surveillance de la troïka.

Le « storytelling » de l'austérité

Cette insolente bonne santé a évidemment donné lieu à la naissance d'un discours officiel, un « storytelling » comme les adorent les sociétés de communication contemporaines : l'Irlande va bien grâce au traitement de choc qui lui a été infligé par la troïka. La conséquence de ce discours est évidente : ce traitement étant bon pour l'Irlande, il est naturellement bon pour les autres pays de la zone euro. S'il n'a pas fonctionné ailleurs, c'est par la mauvaise volonté des gouvernements ou des populations. Il faut donc, dans ce cas, resservir  la potion jusqu'à ce qu'elle fonctionne.

Ce storytelling sera évidemment celui du Taoiseach (premier ministre) sortant, Enda Kenny, même si son programme vise précisément à proposer davantage de dépenses publiques. Mais il est surtout celui des instances européennes. Pour s'en convaincre, on se souviendra que le Congrès du Parti populaire européen (PPE) de mars 2014 qui, sous l'injonction d'Angela Merkel, avait nommé l'actuel président de la Commission, Jean-Claude Juncker, comme candidat, s'était tenu à Dublin. Et qu'alors, la chancelière allemande avait clairement présenté le Taoiseach comme le « modèle » du PPE pour l'avenir de l'Europe. Durant la crise grecque du premier semestre 2015, l'exemple irlandais avait été opposé à la politique de renversement de l'austérité promue par le gouvernement Tsipras I.

Les origines de la crise irlandaise

Il importe donc, pour valider ou non ce storytelling, de s'interroger sur les causes de la croissance irlandaise et sur le lien avec l'austérité et la « dévaluation interne » promue par la troïka. Un article d'un chercheur de l'université de Dublin, Aidan Regan, a entamé ce travail sur le site de la London School of Economics (LSE) et il a montré combien la politique de la troïka n'était pas à l'origine de la croissance actuelle de l'Irlande.

Pour commencer, il convient de rappeler d'où vient la crise irlandaise. Ses origines sont fort différentes de celles de la crise grecque ou de la crise portugaise, par exemple. La crise irlandaise est, en effet, à l'origine, une crise bancaire. L'Irlande ne souffre pas d'un problème de dépenses excessives comme la Grèce ou le Portugal. Sur la période 1992-2006, le budget irlandais affiche un excédent moyen de 0,6 % du PIB. Une telle performance devrait assurer la confiance des marchés. Quant à la compétitivité, si elle a logiquement baissé dans les années 2000 au fil du renforcement de la demande intérieure, elle est restée des plus solides. Pour preuve, les exportations irlandaises représentaient encore en 2010 101 % du PIB de la république. On est, ici aussi loin des cas grecs et portugais, dont les exportations ne représentaient respectivement que 21,5 % et 31 % de leurs PIB.

La garantie des banques irlandaises

Le problème irlandais est né avec la faillite de Lehman Brothers. Le secteur bancaire irlandais, démesuré et lié à de nombreuses banques européennes, menace alors de faire une faillite collective. Le gouvernement prend alors une décision lourde de conséquence : il accorde la garantie publique à l'ensemble du secteur bancaire irlandais. En d'autres termes, il rend public ce qui était évident, mais jamais dit : les banques « systémiques » possèdent de facto le soutien de leurs Etats. Cette garantie a conduit plus que nulle part ailleurs en Europe à un transfert direct des dettes bancaires vers la dette publique. Les déboires des banques, issues d'une stratégie hardie fondée sur des investissements risqués et un refinancement à long terme, ont donc été payés principalement par les citoyens irlandais. La volonté des gouvernements, en 2010, puis en 2011, de faire participer les créanciers des banques au sauvetage a dû faire face au refus de la BCE. C'est ainsi que le déficit public irlandais a explosé jusqu'à 31 % du PIB en 2010.

Traiter le symptôme du mal

Autrement dit, l'Irlande de 2010 avait besoin avant tout d'une restructuration bancaire plutôt que d'une cure d'austérité. La stratégie de consolidation budgétaire s'est donc attaquée uniquement aux symptômes du mal en considérant que c'était la racine du problème. Le choix qui a été fait a été le plus douloureux possible, créant de nouveaux problèmes qui persistent aujourd'hui : les salaires faibles, les sans-abris, l'émigration massive des jeunes ou encore des services publics, notamment dans la santé, encore défaillants. Une fois cependant les banques restructurées et sauvées avec l'argent public et européen, l'économie irlandaise a retrouvé ses fondamentaux d'avant crise : une capacité d'exportation et un taux de taxation des entreprises très attractifs. Les politiques de la troïka ont agi, dans le cas irlandais, dans un contexte très particulier : la deuxième richesse par habitant du pays, une économie très exportatrice et une crise presque exclusivement bancaire. Depuis 2013, l'économie irlandaise efface en réalité les conséquences de l'explosion de la crise bancaire, bien plus qu'elle ne récupère les effets d'une perte de compétitivité. Autant d'éléments qui réduisent à néant le caractère transférable de l'expérience irlandaise.

La croissance des exportations : quelles racines ?

La croissance des exportations irlandaises est cependant très forte depuis 2013 : 12,1 % en 2014 et 13,4 % en 2015. Ce sont des taux souvent supérieurs à ceux d'avant la crise. N'est-ce pas alors le signe que la stratégie de réduction du coût de la main d'œuvre a payé ? Sur trois ans, le taux de change effectif réel de l'Irlande par rapport à ses 42 principaux partenaires commerciaux a reculé de 3,5 %. Sur la même période, les salaires nominaux ont reculé avec 2,2 %. Mais, la réalité est beaucoup plus complexe. Comme le souligne Aidan Regan dans son étude, c'est que « les entreprises qui mènent la croissance des exportations en Irlande sont des secteurs à salaires élevés et dont la demande est peu élastique aux prix. » Mieux même, ces secteurs - les services informatiques, la finance et les industries des biotechnologies et de la pharmacie - ont connu durant la crise une augmentation, non une diminution de leur coût du travail.

L'apport de la stratégie fiscale

En réalité, la croissance irlandaise des exportations est une croissance des exportations de services. Elle est liée à l'établissement en Irlande de nombreuses sociétés étatsuniennes ou de multinationales. Sur 90 milliards d'euros d'exportations de services hors de l'Irlande, 40 milliards d'euros sont issues des sociétés de technologies étatsuniennes comme Apple, Microsoft, Google ou Facebook... Ceci amène deux conséquences. D'abord, les flux financiers de ces implantations sont en grande partie comptables, liées précisément à la stratégie fiscale de ces groupes et au taux d'imposition très faibles de la République. Elles ne traduisent donc pas une activité irlandaise réelle, mais viennent alimenter les caisses de l'Etat.

La création d'emplois qualifiés

Néanmoins, et c'est le deuxième élément, de plus en plus de ces sociétés utilisent l'Irlande comme une plate-forme réelle pour leurs services et y créent des emplois : le secteur des services informatiques a créé 104.000 emplois depuis 2012. Mais ces emplois sont des emplois qualifiés (et anglophone, ce qui n'est pas négligeable pour ces firmes). Autrement dit, l'explosion des investissements étrangers en Irlande - fer de lance de la reprise - ne tient pas à la baisse des salaires. En réalité, comme le remarque Aidan Reagan, ce phénomène est aussi le fruit d'une action consciente de l'Etat pour former de la main d'œuvre qualifiée et inciter, grâce à un réseau nourri, les entreprises à choisir l'Irlande. La troïka ne s'est jamais souciée de favoriser l'éducation, ni même d'inciter à l'attractivité de sociétés à forte valeur ajoutée puisqu'il ne s'agissait que de baisser le coût du travail et de réduire le rôle de l'Etat dans l'économie. Or, le succès irlandais repose sur des secteurs qui ne sont pas en compétition sur le coût du travail et qui ont bénéficié de l'action de l'Etat. Difficile alors de créditer les politiques « d'ajustement » du succès de l'île verte...

La faible dépendance à la zone euro

Enfin, reste un dernier élément : l'Irlande est, plus qu'aucun autre pays de la zone euro, une économie ouverte aux pays... non membre de la zone euro. Sur les dix premiers mois de 2015, l'Irlande a exporté davantage de biens sur les seuls Royaume-Uni et Etats-Unis que dans toute la zone euro (18,81 % du total contre 18,06 %). En termes de croissance sur ces dix mois, la croissance est plus forte dans ces deux pays que dans la zone euro. Pour l'Irlande, ce fait a deux avantages : d'abord, le pays a profité davantage que les autres de la baisse de l'euro provoqué par la BCE ; ensuite, elle a pu profiter davantage que les autres de la croissance britannique et étatsunienne, nettement plus élevée que celle de la zone euro, précisément pénalisée par les effets de l'austérité. Là encore, la politique de la troïka ne peut être créditée de ces succès.

La troïka peu populaire en Irlande

Sans doute, la baisse des salaires n'a pas été sans impact sur la compétitivité irlandaise dans un pays où les exportations étaient déjà élevées. Les politiques de la troïka n'ont pas eu aucun effet positif, mais ces effets ont été obtenus aux prix fort et, surtout, leur poids dans la renaissance de l'économie irlandaise est très surévalué par le « storytelling » des institutions européennes. Il n'est donc pas sûr que l'austérité ait mieux « fonctionné » en Irlande qu'en Espagne ou au Portugal et il est impossible de voir dans la « dévaluation interne » la clé du succès irlandais. Du reste, le Taoiseach l'a bien compris et il semble qu'il n'axera guère sa campagne sur le « succès de l'austérité » mais plutôt sur la reconstruction des services publics. D'autant que la troïka n'est pas repartie de Dublin sous les applaudissements et que les Irlandais ont fort mal admis le chantage réalisé en 2010 et 2011 par la BCE.

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a écrit le 07/02/2016 à 23:34 :
Excellent article mais qui oublie un point essentiel : la dette publique et surtout privée est toujours pharaonique. Et le modèle de développement économique choisi par l'Irlande, avec un taux d'imposition très bas ne permettra de se débarrasser ni de l'une, ni de l'autre.
a écrit le 07/02/2016 à 10:24 :
Bruxelles pointe la France, est-ce une bataille de choux de Bruxelles et l’austérité est-elle à l’origine de la croissance ? L’Europe est-ce l’hymne à la joie ou bien à du-con-la-joie ? On publie un ouvrage : Monnaie, banque, finance éditions Puf, fait-on en Europe un puf-puf fumoir inflationniste ? On trouve en introduction : « en dépit des efforts demeure le sentiment que la réponse apportée n’est pas à la hauteur du choc subi », puis « la crise a révélé l’urgence du changement, celui-ci n’a pas véritablement eu lieu », puis « la finance n’a pas été remise au service de l’économie réelle », on ne serait pas dans la vraie vie et joue-t-on au tennis, on parle de service. On publie qu’on aurait des records boursiers en 2015, le CAC n’aurait pas dépassé le niveau de 2007, il serait 16% en-dessous, est-ce normal ? Selon les données Banque Mondiale numériques ou celles de l’OMC pour les déficits, que constatons-nous ? Pour la croissance et l’emploi, par décennie depuis 1980, on perdrait un demi-point de croissance par décennie. La croissance française serait sous la croissance de 17 pays de l’Europe, est-ce un déclin ? La croissance de 17 pays d’Europe serait de 0,63 par an sur la période 2010-2014, contre 2,53 dans les années 80, 2,71 dans les années 90 et 1,86 dans les années 2000, n’avons-nous pas en Europe un souci de croissance ? La croissance française serait équivalente à celle de l’Allemagne pour une inflation comparable, sur la période 95-07, la France réalise 2,29 de croissance pour 1,57 d’inflation, l’Allemagne fait 1,63 pour 0,82 d’inflation. Si les Allemands avaient notre inflation leur croissance serait de 3,12. Sur la période 2010-2014, la France fait 1,04 de croissance contre 1,96 en Allemagne. Ainsi ils font 120% de la période 95-07, mais la France fait 45%. Le Japon est à 120% avec 1,5 de croissance, le RU à 57% avec 1,7 de croissance, les américains à 2,2 soit 69% de la période 95-07 à 3,18 de croissance annuelle. Quelle est la définition pour sortie de crise depuis 1980, les baisses de croissance duraient 1 à 2 ans maximum. En 2014, les croissances de long terme ne sont pas rétablies, elles restent faibles, est-ce à cause de la météo ? Si on regarde la croissance France sur USA entre 80 et 08 on obtient 71,9% et sur 09-14 on obtient 27,7%... Sur la période 08-14, les usa font 8,94 de déficit pour 1,13 de croissance, les Allemands font 1,21 de déficit pour 0,76 de croissance, la France fait 5,01 de déficit pour 0,36 de croissance. De 2012 à 2014, sur 3 ans les américains font 2,3 de croissance, la France 0,37 l’Allemagne 0,7 le RU 1,67 le Japon 1,1. Peut-on expliquer la rechute de croissance en Europe ? En 2014 les Allemands font 1,6 ce qui correspond aux normales saisonnières de la période 95-07. L’Europe à 17 pays entre 95 et 07 fait 3,10 de croissance contre 2,29 pour la France et 1,63 pour l’Allemagne. Est-ce un déclin ? Sur 2010-2014, les pays d’Europe font 0,63 par an soit 20,3% de la croissance de la période précédente. L’Europe ne devrait-elle remettre en cause sa PERFORMANCE en termes de croissance et donc d’emploi ? Sur 2010 et 2011, la France réalise 2,05 de croissance, autant que les USA comme quoi la France peut réaliser de la croissance au même niveau et 3,85 pour l’Allemagne. Pour les déficits, on relève sur la période 95-14 que le Portugal fait 5,21 de déficit et 2,49 d’inflation. Une moyenne de 15 pays donne 2,83 de déficit pour 1,70 d’inflation. L’Espagne fait 3,78 de déficit et 2,49 d’inflation. L’Italie fait 3,48 de déficit et 2,33 d’inflation. L’Allemagne fait 2,19 de déficit pour 1,02 d’inflation. L’Angleterre fait 4,07 de déficit et 2,34 d’inflation. Les américains font 4,93 de déficit pour 1,95 d’inflation seulement. Le Japon fait 6,34 de déficit pour une déflation de 0,91… On publie dans la presse en Avril 15, « malgré la BCE, la croissance européenne s’essouffle », n’a-t-il pas commencé en 2012 ? Notre croissance 2015 vers 1,1 n’est-elle pas en dessous des 2,3% ? Enfin le rapport croissance France sur celle des anciens du G7 sur 80-08 et 09-14 on passe de 90,9% à 70,4%, est-ce un déclin ?
a écrit le 07/02/2016 à 0:31 :
Tout le "succès" de l'Irlande repose sur un dumping fiscal éhonté.

Ce qui est navrant c'est qu'on a sauvé ce pays de la déroute en aggravant nos propres déficits publics.
On n'accepterait pas que des irlandais viennent nous faire la guerre avec des armes, pourquoi donc l'Europe devrait t'elle être en interne le lieu de la guerre économique de tous contre tous?

Il y a suffisamment de ressources pour qu'à l'intérieur de l'Europe, personne ne soit obligé de vivre en parasite fiscal (Irlande, luxembourg..) ou social (Allemagne) sur le dos des autres.
a écrit le 06/02/2016 à 16:09 :
Une bonne partie de la collecte fiscale et des exportations de services financiers irlandais devraient en fait être payés et crédités ds les autres pays de la zone euro en interdisant les pratiques anti impôt des groupes us voire européens. Mais ça il faudrait le faire ds ts les pays européens donc cé impossible
a écrit le 06/02/2016 à 13:55 :
Mr Godin parfois se trompe mais souvent propose des analyses à contre-courant d'une certaine élite. Et il a le mérite d'argumenter.
Concernant l'Irlande, il faut faire preuve de bon sens, l'Irlande est peu peuplée, parle anglais, a un lien particulier avec les USA , a une politique fiscale qui si elle était généralisée à toute l'UE perdrait son sens. Bref quelque soit les réussites ou les échecs de l’Irlande, on ne peut pas en faire un laboratoire idéologique.
a écrit le 06/02/2016 à 10:14 :
"L'Irlande ne souffre pas d'un problème de dépenses excessives comme la Grèce ou le Portugal.". En fonction du contexte et dans le seul objectif de vouer aux gémonies systématiquement l'UE et/ou l'Allemagne, notre ami Romaric Godin n'hésite pas à affirmer tout et son contraire. Oui la Grèce, le Portugal ou encore la France ont un problème au long cours de dépenses excessives. Et la seule manière d'y remédier, UE ou pas d'ailleurs, c'est la rigueur et l'austérité, également au long cours. Et encore, la Grèce a la chance d'avoir un taux de prélèvement obligatoire assez modeste, qu'elle pourrait donc, sans même augmenter les taux des impôts existants, relever en améliorant simplement le taux de recouvrement des impôts. Chance que n'a pas la France qui a des taux d'imposition élevés (à un point tel que c'est probablement le seul pays qui est au dessus de l'optimum fiscal de la courbe de Laffer, ce que démontre le fait que les nouveaux prélèvements rapportent systématiquement moins que prévu) et une très grande efficacité du recouvrement., ni le Portugal, qui reste un pays très pauvre et donc n'a guère de marges de hausse des prélèvements.
a écrit le 05/02/2016 à 23:15 :
L'Irlande est un paradis fiscal de 4.5 millions d'habitants. C'est le seul pays anglophone de la zone Euro.
Sa croissance ne tient que grace au entreprises US.
Réponse de le 06/02/2016 à 10:01 :
C'est très juste, c'est bien pour ça d'ailleurs que face aux difficultés liées à la crise bancaire et malgré la pression de l'UE, l'Irlande s'est bien gardée de relever, même modérément, les taxes sur les sociétés (de loin les plus basses d'Europe) et a fait porter aux ménages la totalité du poids de l'austérité (qui effectivement a été au final assez limitée, l'Irlande n'ayant effectivement pas un niveau de dépense publique très élevé) . Choix qui, n'en déplaise à Romaric Godin, a bien permis le redémarrage en trombe du pays.
a écrit le 05/02/2016 à 20:04 :
Si la France s'attaquait pour une fois à la source du mal, on aurait aussi une croissance comme en Irlande.
Qu'est ce qu'attend les politiques, le problème est peut-être qu'il faudra sacrifier des copains.... beaucoup de copains.
a écrit le 05/02/2016 à 19:10 :
Un paradoxe expliqué avec une grande clarté. Mais tous les pays ne peuvent pas faire du dumping fiscal...
Réponse de le 06/02/2016 à 10:29 :
Parler de dumping fiscal à propos de l'Irlande est peut-être abusif puisque ses recettes publiques couvrent quasiment ses dépenses (déficit budgétaire limité à 1,5% du PIB en 2016). Le choix du niveau de la dépense publique et la répartition de la charge de la dépense publique entre les agents économiques relève non de l'UE mais de chaque état...
a écrit le 05/02/2016 à 18:59 :
Intéressant article qui nous démontre bien que certains cherchent à faire prendre des vessies pour des lanternes. Le système fonctionne tant qu'il y a le dumping fiscal. Le jour où les USA en auront assez de voir Pfizer Google etc,.. échapper à l'impôt, ça s'écroulera.
Chaque pays d'Europe a ses spécificités démographiques industrielles agricoles et touristiques; vouloir imposer une recette unique est une ineptie de fonctionnaire ne sortant jamais de son bureau (à Bruxelles dans le cas présent). Ce qui marche chez l'un ne marche pas chez l'autre et vice versa.
a écrit le 05/02/2016 à 17:31 :
effectivement quand on veut resoudre un pb il faut voir d'ou il vient et effectivement les cas grecs et francais n'ont rien a voir
dans ces deux cas, c'est les politiques neosocialistes et neocommunistes qui portent leurs bons fruits d'appauvrissement generalise comme souhaite il y a 1 siecle par lenine
Réponse de le 06/02/2016 à 10:33 :
La France est d'ailleurs un cas intéressant de pays européen que l'URSS n'a pas eu besoin d'annexer au lendemain de la seconde guerre mondiale pour qu'y soit déployée une politique communiste.
a écrit le 05/02/2016 à 17:22 :
Quand Bruxelles aura mis fin au régime fiscal scandaleux qui aspire les impôts des autres pays, le fameux "double irlandais", l'Irlande et les Pays-bas retourneront a ce qu'il étaient.
Réponse de le 05/02/2016 à 18:49 :
Le régime fiscal scandaleux a été créé par le sieur Junker pour son pays le Luxembourg pendant des années de fraude fiscale, et oui.....
a écrit le 05/02/2016 à 17:02 :
L'irlande est un gros joueur à petits moyens assis à la table de gros joueurs à gros moyens. Il connait ses faiblesses, sait qu'il peut se retrouver à plat mais connaît aussi les martingales pour se refaire. C'est donc un habitué du zig zag économique. La BCE le sait fort bien, elle a donc employé ce pays, contre avantages et quelques menaces, pour faire accepter à toute l'Europe le principe de commissaires politiques que l'on nomme "troïka". Gagnant-Gagnant. Maintenant on voudrait faire accréditer l'idée que le retournement Irlandais serait le fait de cette troïka qui, ainsi, ayant réussi à un endroit serait légitimée partout. Une arnaque tout freudienne. Sur le plan stratégique les grands aigles creusent leur refuge ein Irlande ou viennent y mourir comme Pfizer ce jours-ci, cela suffit bien à ce petit pays pour ne pas poser de problème aux européïstes. A leurs yeux la multiplication des bonnes places financières pour les entreprises limite l'inquiétude qu'ont es pays champions à la concurrence d'une seule, capable alors de se transformer contre eux. Mieux vaut l'irlande. Cette affirmation pointe l'aspect souplesse du pays qui peut embaucher et débaucher facilement, ce havre de paix protège le reste de la zone de tels va-et-vient qui lui seraient socialement désagréables ... pour le moment. Vive l'Irlande donc.

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