Allemagne : climat des affaires en hausse malgré un PIB au ralenti

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L'indice Ifo a surpris les économistes. Cet indicateur est encourageant pour l'économie allemande.
L'indice Ifo a surpris les économistes. Cet indicateur est encourageant pour l'économie allemande. (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
L'indice qui mesure le moral des entrepreneurs allemands est ressorti meilleur que prévu. La performance décevante du PIB au second trimestre modère toutefois l'enthousiasme des économistes...

En Allemagne, il y a la bonne et la mauvaise nouvelle. La bonne, c'est un baromètre IFO meilleur qu'attendu. Cet indicateur qui évalue le moral des entrepreneurs allemands, est ressorti en hausse à 108,3 points en août, là où les analystes l'attendaient à 107,5 points. Le mois précédent, il était à 108 points. Cette annonce est d'autant plus appréciée que l'indice confirme sa remontée entamée en juillet et après deux mois de baisses en mai et juin.

La mauvaise nouvelle, c'est la confirmation du PIB au deuxième trimestre. L'Allemagne a enregistré une croissance de 0,4% sur cette période. C'est mieux que les 0,3% du premier trimestre, mais moins bien qu'attendu par les économistes.

Modération des dépenses, hausse des recettes...

Cela n'a pas empêché l'Etat allemand d'afficher un excédent budgétaire de 1,4% du PIB au premier semestre. D'après l'office des statistiques Destatis, l'Allemagne a affiché un excédent de 21,1 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année.

Le pays a profité d'une "évolution favorable de l'emploi et d'une politique de dépenses modérée", explique Destatis. La hausse de 4,6% des recettes fiscales a également soutenu cette performance, ainsi que la vente de fréquences télécoms d'un montant de 5 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 26/08/2015 à 14:23 :
un plus de 0,4 % au 2 eme Trimestre au total + 0,3 % au premier semestre 2015.
Aucune raison de se plaindre dans le contexte international actuel = restrictions vers la Russie, la Chine - le plus gros client de l Allemagne - en perte de vitesse, les autres pays du BRIC en aussi mauvaire posture..
Fait est qu´en Allemagne l economie est toujours en pleine forme, le commerce exterieur continue de battre ses records passés .. et le pays produit des excédents avec un budget plus qu equilibré.
Que veut t on de plus ? Quant à la consommation interieure, elle aussi n a pas a se plaindre. Les allemands se gavent ... nouvelles bagnoles etc .... allez voir sur place !
a écrit le 26/08/2015 à 10:32 :
L'Europe flotte à la lisière de la récession et l'Allemagne affiche une santé économique insolente. Et pourtant ils ont fait ceinture sous Schroeder. Ce sacrifice a été couronné de succès pareils ? Qui ont-ils fait des pays comme la France? Rien sauf pleurer! alors, la cigale, continues à être hostile à des réformes préconisées par Berlin, continues..... l'avenir s'annonce radieux.
Réponse de le 26/08/2015 à 11:22 :
Les réformes SCHRODER ont eu lieu de 2003 à 2006. Puis après SCHAUBLE a remis le déficit allemand quasiment à zéro en 2008 (0.1%) en profitant de la croissance mondiale.
Nous durant la même période (et après), nous avons multiplié les baisses d'impôts à viser électorale,
Déficit francais en 2008 = 3.3 %, alors qu'on sortait de 6 années de croissance.
Puis après, pour améliorer la compétitivité de l'industrie française, on a fait la TVA sociale, en baissant la TVA sur la restauration.... Logique, non ?

Etc... Heureusement qu'on avait des génies....
a écrit le 25/08/2015 à 16:03 :
Nous avons utilisé l'Allemagne comme voiture-balai pour nombre de nos vieilles industries. Elles ont été payées puis rapatriées en douceur puis diffusées sur les pays de l'est devenus progressivement ainsi "des captives". Cette concentration a permis à ce qui pouvait aller au grand export de le faire pour le bénéfice de toute la région. Avec l'argent recueilli nous avons développé les produits et services du futur ou du moins ceux que nous pensions l'être. Une opération gagant/gagnant. Le classement Fortune Global 500 montre que si le chiffre de masse est quasi identique notre pays dispose de 31 grandes entreprises et l'Allemagne de 28 alors que la différence de population est d'un tiers supérieure. Cependant ce rôle de voiture-balai suppose un déclin plus ou moins lent des activités, retardé par la masse que le processus procure, c'est ce à quoi est confronté actuellement le pays et qui s'accentue. L'un a donc regroupé le vieux en tentant d'en extraire un nouveau maillon neuf tandis que l'autre avec l'argent récolté partait d'une page blanche. Deux techniques différentes. Le point faible de l'Allemagne est paradoxalement son point fort : l'automobile. Le pays a pratiquement comme ses 3 plus grands champions des constructeurs automobiles tandis que les sociétés suiveuses sont pour une grosse partie ses sous-traitants ou serveurs. Or on peut explorer que ces activités ont atteint leur point haut, que si évolution il y avait elle ne résulterait que de transferts entre ces champions. La France étant restée en arrière tout au contraire dispose dans ce domaine de marges d'avancées. Ayant dépassé leurs voisins les deux nations se projettent maintenant dans le monde, chacun avec ses armes.
Réponse de le 26/08/2015 à 9:30 :
Si PSA a effectivement vendu son bureau d'études à BMW, il va être handicapé pour refaire son retard et profiter des "marges d'avancées" disponibles, non ?
a écrit le 25/08/2015 à 13:47 :
Avec l'Euro on a cédé notre croissance de 4% à l'Allemagne depuis le début des années 2000 et pris la suite de leur énorme déficit des années 80 et nous avons augmenté de plusieurs contingents notre population de chômeurs , merci à l'Europe d'avoir réalisé le bonheur de l'Allemagne .
a écrit le 25/08/2015 à 13:40 :
A t-elle payé toutes ces dettes?
Réponse de le 25/08/2015 à 17:45 :
et bien oui, l'Allemagne est en excédent budgétaire donc elle rembourse ses dettes. Vérifiez vous verrez, NOUS on creuse le déficit et on pète la dette
a écrit le 25/08/2015 à 12:38 :
On pourrait rajouter

Bravo !!!!

A moins que Mr Godin vienne nous expliquer que c'est un signe de déclin !!
a écrit le 25/08/2015 à 12:00 :
Après les critiques sur les excédents commerciaux, on va critiquer nos amis Allemands pour leurs excédents budgétaires....
Cordialement
Réponse de le 25/08/2015 à 12:58 :
Les excédents budgétaires sont possibles quand vous gagnez 200 milliards grâce au commerce extérieure. L'Allemagne est dans un cercle vertueux en écrasant le reste de l'Europe et en pratiquant un dumping fiscal, social scandaleux. Elle est belle l'Europe, surtout allemande...
La crise en Chine devrait donner quelques sueurs aux allemands prochainement.
Réponse de le 25/08/2015 à 13:57 :
oui on peut le critiquer ! que les comptes allemands soient bien gérés est une excellente chose et la France pourrait s'en inspirer. Mais il n'en reste pas moins que cet excédent signale aussi que l'Allemagne refuse de jouer le rôle de locomotive de l'Europe en favorisant une croissance plus forte chez elle. Au contraire de la chine tant critiquée ici et ailleurs pour les mêmes raisons, l'Allemagne ne cherche aucunement à rééquilibrer son modèle elle qui comprime relativement sa demande intérieur depuis des années.
Un tel excédent budgétaire quand la zone Euro plafonne à 1% de croissance après des années de récession ou de stagnation démontre le caractère dogmatique de la politique économique Allemande ! L'allemagne oublie qu'elle a pu financer sa réunification, réorganiser son système économique et sortir du trou c'est aussi (surtout?) parce qu'elle a surfé sur la croissance des autres pendant des années. Rappelons nous qu'à ce moment elle tournait à 10% de chomage 0.5% de croissance alors que la France avait elle des excédents commerciaux, l'espagne tournait à 4/5% de croissance et consommait à tour de bras achetant machines, voitures et autres produits allemands
Un des moyens pour aider l'Europe à s'en sortir serait d'utiliser cet excédent (ainsi que ceux des autres membres de l'union), par exemple en réduisant fortement les impôts des allemands qui consommeraient ou lançant des programmes d'investissements que le gouvernement conservateur ne veut pas lancer. la croissance allemande serait alors plus tournée vers la consommation intérieure, les excédents diminueraient, la dette allemande diminuerait aussi très rapidement, les allemands seraient plus riches, et la croissance plus forte, entrainant dans son sillage les voisins. Bref un cercle vertueux plutôt que le cercle vicieux récessif qu'on entretient depuis 2010.
Réponse de le 25/08/2015 à 13:58 :
@ Bernardino.

Si l'union européenne à prévu une procédure à l'encontre des pays présentant des déficits excessifs, elle a également prévu une procédure à l'encontre des pays présentant des excédents commerciaux excessifs ( 6 % si la mémoire est bonne ).

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