L'UE accuse Gazprom de position dominante

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Article publié à 12h26, mis à jour à 15h26.
Après Google, Gazprom. La Commission européenne a officiellement accusé, mercredi 22 avril, le groupe public russe Gazprom d'abuser de sa position dominante en Pologne, en Hongrie et dans six autres pays d'Europe centrale et orientale.
Après deux ans d'investigations, l'exécutif communautaire estime que le monopole russe d'exportation du gaz a nui à la libre concurrence dans la région et a procédé à des surfacturations dans cinq des pays concernés.
La Commission explique dans un communiqué que, selon les premières conclusions de son enquête, "Gazprom enfreint les règles de l'UE en matière d'ententes et d'abus de position dominante en appliquant une stratégie générale de cloisonnement des marchés gaziers d'Europe centrale et orientale. [...] Cela a pu permettre à Gazprom de facturer des prix inéquitables dans certains États membres."
Gazprom a maintenant douze semaines pour répondre à cette "communication des griefs".
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Les contrats en vigueur entre Gazprom et les pays européens "ont été conclus en pleine conformité avec les législations qui étaient alors en vigueur dans l'Union européenne", a renchéri le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
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