Bruxelles accuse Google d'abuser de sa "position dominante"

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Comme attendu, la Commission européenne a mis en cause formellement Google, mercredi 15 avril. Elle explique que le géant américain "a abusé de sa position dominante sur les marchés des services de recherche générale sur Internet dans l'Espace économique européen". Et ce, "en favorisant systématiquement son propre comparateur de prix dans ses pages de résultats de recherche générale". Un comportement qui selon la Commission "entrave la concurrence et porte préjudice aux consommateurs".
En outre, Bruxelles a ouvert une enquête sur le système d'exploitation Android. La Commission cherche à savoir si le géant américain a, par le biais d'"accords anticoncurrentiels", commis un éventuel abus de position dominante "dans le domaine des systèmes d'exploitation, applications et services relatifs aux dispositifs mobiles intelligents".
Dans le détail, la Commission européenne tentera de déterminer si le géant américain a incité "les fabricants de téléphones intelligents et de tablettes à préinstaller exclusivement les applications ou services de Google".
En outre, elle évaluera si l'entreprise a "empêché les fabricants de téléphones intelligents et de tablettes, qui souhaitent installer des applications et des services de Google sur certains de leurs appareils Android, de développer et de commercialiser des versions modifiées et potentiellement concurrente".
Pour rappel, en 2013, Nokia, Microsoft et Oracle entre autres avaient porté plainte auprès de la Commission européenne, dénonçant les pratiques anticoncurrentielles du moteur de recherche pour dominer le marché mobile.
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La commissaire européenne chargée de la politique de concurrence Margrethe Vestager craint que Google "n'ait injustement avantagé son propre service de comparaison de prix, en violation des règles de l'UE " mais ne ferme pas la porte à la société américaine, qui dispose désormais de 10 semaines pour répondre à ces "griefs":
Google est sous la menace d'une amende équivalent à 10% de son chiffre d'affaires. Ce qui représente environ 6 milliards de dollars (5,6 milliards d'euros).
Le géant américain a réagi sur son blog officiel, déclarant avoir "hâte de discuter avec la Commission européenne au cours des prochains mois". Concernant Android, Google a assuré que son système avait plus que jamais aidé au développement de plus "d'alternatives et d'innovation" dans le mobile.
De son côté, l'organisation Icomp, s'est réjouie de la décision de la Commission, la percevant comme une étape cruciale pour permettre aux consommateurs européens d'accéder à des marchés en ligne compétitifs et dynamique.
Les eurodéputés socialistes français se sont montrés satisfait par la décision de la Commission européenne:
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Investi dans la question Google, le Parlement européen avait appelé fin 2013 à un démantèlement de Google, soit une séparation de ses services commerciaux et de son moteur de recherche.
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