Gazprom bientôt attaqué par Bruxelles pour entrave à la concurrence ?

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La décision de poursuivre Gazprom pourrait susciter une réaction politique très dure de la part de la Russie.
La décision de poursuivre Gazprom pourrait susciter une réaction politique très dure de la part de la Russie. (Crédits : © Sergei Karpukhin / Reuters)
La Commission européenne avait ouvert une enquête en septembre 2012, soupçonnant le russe Gazprom de diviser les marchés gaziers en entravant la libre circulation du gaz entre États européens. La décision doit être formalisée mercredi lors de la réunion hebdomadaire des commissaires. Une communication des griefs pourrait aboutir à des sanctions financières de plus d'une dizaine de milliards d'euros.

Après Google, Gazprom ? La Commission européenne va lancer mercredi 22 avril une procédure pour entraves à la concurrence contre le géant gazier russe, en lui faisant parvenir une communication des griefs, a appris lundi 20 avril l'AFP auprès de deux sources proches du dossier. Les services de la concurrence à la Commission se sont refusés à tout commentaire.

Une source proche du dossier à confié à l'AFP que la décision de lancer une procédure contre Gazprom "ne fait pas encore l'unanimité" au sein de l'exécutif européen. La décision de poursuivre Gazprom pourrait susciter une réaction politique très dure de la part de la Russie, car le groupe gazier a fait savoir la semaine dernière à la Commission européenne qu'il souhaitait un accord à l'amiable, a indiqué à l'AFP une autre source proche du dossier.

Jusqu'à 12 milliards d'euros d'amende

Bruxelles avait ouvert une enquête en septembre 2012, soupçonnant le russe Gazprom de diviser les marchés gaziers en entravant la libre circulation du gaz entre États européens, d'avoir empêché la diversification de la distribution de gaz et d'avoir imposé des prix non équitables à ses clients en établissant un lien entre le prix du gaz et celui du pétrole. Ces pratiques concernent la Lituanie, l'Estonie, la Bulgarie, la République Tchèque, la Hongrie, la Lettonie, la Slovaquie et la Pologne.

Une communication des griefs pourrait aboutir à des sanctions financières, d'un montant maximal égal à 10% du chiffre d'affaires mondial du groupe, qui s'est élevé à 117,5 milliards d'euros en 2012.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 21/04/2015 à 23:50 :
On cherche vraiment a nuire aux Russes de toutes les manières possibles. Attention, c'est une force economique modeste, depuis Tchernobyl qui a ruinè le pays, mais c'est une puissance militaire redoutable, surtout avec ses liens en Amèrique Latine. Alors attention aux coupures..............
a écrit le 21/04/2015 à 19:40 :
Surtout difficile de ne pas faire le lien entre cette déclaration et la visite du DG de Gazprom à Athènes... Tout ça devient grotesque. Un de ces jours, un pays comme la Russie nous dira d'aller nous faire voir. Vous le voulez ou non mon gaz diront en substance Gazprom et le pouvoir russe. Je ne vois pas très bien en quoi la livraison de gaz russe nous pose problème. En particulier pour le faire déjà depuis des années. Quant aux griefs, c'est maigre. La commission fait-elle un procès à l'Arabie Saoudite pour dumping?
a écrit le 21/04/2015 à 8:26 :
Il est difficile de ne pas faire un lien entre cette enquête et le soutien inconditionnel apporté par l'OTAN au régime de Kiev. Pour mémoire, il n'y a pas si longtemps qu'on justifiait, en France, les augmentations du prix de gaz par son indexation sur les prix de pétrole...
a écrit le 20/04/2015 à 19:33 :
Tous ces pays de l'ex-sphère communiste sont le loup dans la bergerie de l'Europe. Quand ça les arrange (produits agricoles et industriels), ils ne veulent pas de sanctions contre la Russie, et dans le cas contraire ils veulent des sanctions sévères, par exemple cette histoire de gaz qu'il payait jusqu'à récemment à un prix inférieur au marché !!!
Réponse de le 21/04/2015 à 1:59 :
Certains des "pays de l'ex-sphère communiste" (tels que la Pologne ou les pays baltes) sont au contraire ceux qui ont le plus poussé pour les sanctions contre la Russie, malgré leur plus grande exposition.
Réponse de le 21/04/2015 à 16:49 :
C'est justement parce-que la pologne et les pays baltes sont proches physiquement de la Russie qu'ils veulent l'affaiblir au maximum avec le soutien sans faille de leur parrain américain. Cette histoire de Gazprom sort opportunément pour relancer le jeu des sanctions/contre sanctions qui n'ont pas suffisamment affaiblie la Russie aux yeux de ceux qui veulent maintenir la tension au maximum avant juillet, moment ou l'Europe doit voter pour des sanctions supplémentaires.
Tout semble fait par des fonctionnaires européens sans cervelle et quelques hommes politiques figées dans des postures du 19 eme siècle pour accélérer le rapprochement Russo-Chinois dans le domaine de l’énergie au détriment évident de nos intérêts stratégiques les plus impérieux.
Réponse de le 21/04/2015 à 18:07 :
@Pierre: en vendant à la bélarusse qui vend à la Russie. Les Polonais en particulier en voulaient aux Russes qui refusaient leur viande de porc...et c'est le principal combat qu'ils ont mené contre la Russie. Bon, je comprends que chacun voit midi à sa porte, mais je n'apprécie pas les gens qui jouent double jeu :-)

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