L'UE et Cuba normalisent leurs relations via un accord historique

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Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE, avait annoncé fin septembre qu'elle allait soumettre aux 28 sa proposition d'abroger la Position commune de 1996, un texte considéré comme le point culminant des dissensions entre Bruxelles et La Havane.
Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE, avait annoncé fin septembre qu'elle allait soumettre aux 28 sa proposition d'abroger la "Position commune" de 1996, un texte considéré comme le point culminant des dissensions entre Bruxelles et La Havane. (Crédits : Reuters)
Cette normalisation avec La Havane intervient après le rapprochement décidé par Barack Obama en 2015.

Deux semaines après la mort de Fidel Castro, l'Union européenne et Cuba ont signé lundi à Bruxelles "un accord de dialogue politique et de coopération", le premier jamais conclu entre le bloc européen et l'île castriste, qui normalisent ainsi leurs relations. Jusqu'à présent, il s'agissait du seul pays latino-américain à ne pas avoir d'accord de coopération internationale avec l'UE.

Cette signature marque l'ouverture officielle d'une nouvelle ère dans la relation bilatérale, car elle se conjugue avec l'abrogation par les 28 d'un texte de 1996 qui fixait une série de préalables à la normalisation du lien, notamment en matière de respect des droits de l'Homme.

L'UE après les Etats-Unis

Cette normalisation intervient surtout dans le sillage du rapprochement avec La Havane décidé par le président américain Barack Obama, qui avait mis un terme, en juillet 2015, à 60 années de gel entre les deux pays. Il avait ensuite effectué une visite historique à Cuba en mars 2016.

Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE, avait annoncé fin septembre qu'elle allait soumettre aux 28 sa proposition d'abroger la "Position commune" de 1996, un texte considéré comme le point culminant des dissensions entre Bruxelles et La Havane.

L'accord politico-commercial, qui sera "le nouveau cadre juridique des relations UE-Cuba" selon Bruxelles, doit encore être approuvé par le Parlement européen et les Parlements nationaux et régionaux des 28, pour être appliqué dans son intégralité.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/12/2016 à 7:50 :
Il se murmure dans les couloirs de Bruxelles de nommer un responsable des operations. Segolenitude 1ere est sur les rangs.
Ceci pose, c'est sur qu'il ne restera que des miettes aux europeens, les yankees savent faire bcp mieux. Une revolution inutile, des morts aussi, des privations superfetatoires, merci fidel le castrateur, grille en enfer.
a écrit le 12/12/2016 à 15:44 :
On peut se demander pourquoi nous payons à prix d'or un president, pléthore de députés et sénateurs, sans compter les élus locaux, si c'est le président américain qui dicte nos politiques :-)
a écrit le 12/12/2016 à 13:43 :
Ce n'est qu'un exercice de régularisation de relations qui fonctionnent depuis longtemps, mais dans le non-dit. Les principales chaînes hôtelières implantées à Cuba sont espagnoles (avec des capitaux allemands) et françaises. Maintenant que les USA ont (enfin) levé le blocus qui a appauvrit l'île depuis plus d'un demi siècle, l'Union Européenne a intérêt à se mettre dans les clous du commerce international. Les américains ont bien l'intention de rattraper le temps perdu. Les dirigeants cubains acceptaient les commissions des entrepreneurs européens. Maintenant ces derniers vont devoir faire avec le... savoir faire américains en matière de dessous de table. Le blocus n'a pas été levé pour des raisons humanitaires. Il a été négocié. La machine à investir américaine s'est mise en marche. Il faut espérer pour les cubains, que ce ne soit pas le retour de la mafia américaine, comme avant la révolution de 1959. Pour le reste, les européens auront les miettes et risquent de perdre leur (petite) avance.

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