L’Ukraine, ligne de fracture ouverte dans la campagne
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Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron.
© LTD / Eric Tschaen/Pool/ABACAPRESS.COM
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Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron.
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Si en février Emmanuel Macron avait fait débat en affirmant un soutien sans faille à l'Ukraine et en évoquant un éventuel envoi des troupes, le sujet est loin de dominer la campagne des européennes. « Les questions internationales ont une influence assez faible sur les déterminations de vote, explique Nicolas Tenzer, politologue, auteur de Notre guerre - Le crime et l'oubli : pour une pensée stratégique (éd. de l'Observatoire). La préoccupation d'un électeur moyen du Rassemblement national, c'est la peur de l'immigration et la sécurité. Pour un électeur de la France insoumise, c'est le pouvoir d'achat, le chômage, sans parler évidemment de leur positionnement anti-Macron de principe. »
« Il y a la crainte d'un déclassement. C'est pareil en Allemagne, même si le pays accueille 1,4 million de réfugiés ukrainiens », constate également Marie Krpata, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
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En revanche, cette guerre oblige les partis à clarifier leurs positions. « Le clivage existe, indique Nicolas Tenzer. Souhaite-t-on se battre pour une ouverture de l'Europe et une prise en compte de son rôle dans notre sécurité ou au contraire pour une vision du monde repliée sur le territoire national, centrée sur les problèmes internes et sans une compréhension des enjeux globaux et de l'impact premier de l'issue de cette guerre sur l'avenir des prochaines générations et leur liberté ? »