La BCE s'apprête à agir en cas de fièvre persistante des prix de l'énergie
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L'inflation dite de base, c'est-à-dire hors énergie et produits alimentaires non transformés, a augmenté de 2,7% en rythme annuel contre 2,6% en novembre.
La flambée des prix de l'énergie pourrait amener la Banque centrale européenne (BCE) à cesser de "regarder" une inflation élevée et à commencer à agir, surtout si la transition écologique se révèle inflationniste, a déclaré samedi Isabel Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de l'institution.
La pandémie continue de donner le vertige aux banquiers centraux. La hausse des prix à la consommation dans les 19 pays utilisant la monnaie unique a atteint en décembre 5% sur un an, un niveau record qui représente plus du double de l'objectif de 2% de la BCE. La BCE estime cependant que cette hausse ralentira d'elle-même car l'inflation est alimentée principalement par des facteurs transitoires. "La hausse des prix de l'énergie pourrait amener à s'écarter d'une politique consistant à "regarder à travers", a déclaré Isabel Schnabel, estimant qu'une augmentation plus persistante des tarifs de l'énergie pourrait à terme contraindre la BCE à agir.
Deux scénarios
Selon elle, deux scénarios pourraient amener la BCE à revoir sa politique monétaire. Le premier est de déterminer si les prix élevés de l'énergie se répercutent sur d'autres secteurs de l'économie et modifient les comportements en matière de fixation des prix.
"Mais pour le moment, il n'y a aucun signe d'effets de second tour plus important", a-t-elle déclaré. "La croissance des salaires et les revendications portées par les syndicats restent relativement modérées," a-t-elle ajouté. Le deuxième scénario consiste à examiner si la trajectoire des prix de l'énergie, fortement liée aux taxes sur le carbone et à la transition écologique, menace de tirer l'inflation globale au-dessus de l'objectif de l'institution.
L'inflation va-t-elle s'aggraver?
Avant Omicron, l'inflation américaine et européenne était au plus haut depuis plusieurs décennies. Son rythme pourrait encore s'accélérer: en zone euro, elle a ainsi atteint en décembre un sommet depuis 25 ans, à 5% sur un an, a annoncé vendredi l'office statistique Eurostat.
"Les gens qui restent chez eux à cause du variant sont plus susceptibles de dépenser leur argent pour des biens de consommation plutôt que pour des services comme les restaurants ou les loisirs", souligne Jack Kleinhenz, économiste en chef de la fédération américaine des commerçants (NRF).
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