• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Pourquoi la Bundesbank se réconcilie avec la BCE

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 17 mai 2016 à 10:06 - Mis à jour le 17 mai 2016 à 10:40

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Dans une interview, le président de la Buba, Jens Weidmann prend la défense de Mario Draghi contre ses opposants allemands. Mais cette réconciliation s'accompagne d'une pression nouvelle sur les Etats du sud de la zone euro...

Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, adopte un ton conciliant envers la BCE. Alors que les attaques se multiplient en Allemagne contre l'institution européenne et qu'une nouvelle plainte a été déposée à la Cour constitutionnelle de Karlsruhe contre la politique monétaire européenne, le banquier central allemand joue la solidarité avec Mario Draghi dans une interview accordée à plusieurs journaux européens et publiée ce mardi 17 mai par Die Welt en Allemagne.

Ne pas toucher à l'indépendance de la Bundesbank

Il a ainsi mis en garde contre toute attaque à l'encontre de la BCE qui conduirait à remettre en cause son indépendance. « Il est naturellement légitime de discuter de la politique monétaire dans l'espace public. (...) Mais cela ne doit pas aller jusqu'à mettre en cause l'indépendance de la BCE », a indiqué Jens Weidmann qui invite la banque centrale à « ne pas prendre en compte » les critiques de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, pour ne pas « politiser » la politique monétaire et donc « l'affaiblir ». De même, il rejette catégoriquement toute discussion sur la nationalité du successeur de Mario Draghi, alors que plusieurs élus allemands avaient demandé qu'il s'agisse d'un Allemand. « Ce débat ne mène nulle part », a jugé Jens Weidmann qui prétend que la question n'est pas la nationalité de la politique monétaire, mais son « orientation vers la stabilité ».

Défense du QE, par la Bundesbank

Jens Weidmann appuie même sur sa solidarité avec l'action de Mario Draghi, minimisant des divergences sur lesquelles il avait, durant les précédentes discussions, insisté. « Nous avons pu partiellement parvenir à des conclusions différentes » avec Mario Draghi, explique-t-il, mais « en ce qui concerne la signification de la stabilité des prix et les conditions économiques de cette dernière, nous sommes unis ». Il défend ainsi le respect de l'objectif d'inflation de 2% qui, selon lui, engage la « crédibilité » de la BCE. Or, cette défense de l'objectif est le facteur déterminant qui justifie l'ensemble de la politique de la BCE. Du reste, le président de la Buba veut rassurer ceux qui s'inquiètent des engagements pour les Etats des achats de la BCE : « le partage des responsabilités est très limité », a-t-il souligné. Il montre, par ailleurs, que si les épargnants sont pénalisés, les taux bas sont une invitation à consommer.

Diviser les opposants allemands à la BCE

Avec cette interview, Jens Weidmann tente donc de se distinguer des opposants à la politique de la BCE en Allemagne. Ceci s'explique en grande partie par l'existence désormais d'une critique « ordolibérale » politisée de la politique de la BCE : celle d'Alternative für Deutschland (AfD). Cette critique politisée était auparavant ou inexistante (jusqu'en 2013) ou réduite. Mais avec une AfD donnée à 15 % des intentions de vote et une partie des cercles conservateurs et libéraux de la CDU et de la CSU en opposition avec la BCE, il y avait urgence à éteindre l'incendie. En défendant Mario Draghi, Jens Weidmann tente donc de circonscrire l'opposition à la BCE à des milieux « extrémistes ». C'est une mauvaise nouvelle pour Wolfgang Schäuble qui, s'il persiste à poursuivre sa critique contre la BCE, ne pourra plus se prévaloir de la Bundesbank. C'est, en revanche, une excellente nouvelle pour Mario Draghi qui voit Jens Weidmann s'efforcer de faire taire ses critiques les plus virulentes en Allemagne même.

Déplacer le problème vers les Etats

Comme souvent, pour apaiser le débat, Jens Weidmann tente de le déplacer. Il reprend ainsi l'habituel discours, partagé par la BCE, que les « réformes structurelles » sont le nécessaire complément de la politique de la BCE pour les pays du sud. Alors qu'il rejette toute critique du trop élevé excédent courant allemand (tout en reconnaissant que l'Allemagne doit se réformer...) comme une façon « de montrer du doigt l'autre, ce qui est trop courant en Europe », il en fait de même. Il juge ainsi que « la politique budgétaire italienne à moyen terme n'est pas un modèle pour l'Europe », que l'Espagne doit retrouver un gouvernement après les élections du 26 juin pour reprendre la politique de réformes qui poursuivent les « réformes » entamées.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Jens Weidmann regrette ainsi qu'en Europe, « la volonté de réformer et la discipline budgétaire ont été délaissées » et que « les pays qui ont eu un service de la dette élevé n'ont pas assez utilisé les taux bas pour consolider » leurs budgets. Bref, si la politique de la BCE ne fonctionne pas, la faute en revient aux Etats membres qui refusent la poursuite de l'austérité qui, de 2011 à 2013, avait plongé la zone euro en récession. C'est la reprise par la Bundesbank d'un discours largement utilisé par Mario Draghi ces derniers mois. Les deux institutions de Francfort sont donc sur la même longueur d'ondes.

Ôter à la Commission le contrôle du pacte de stabilité

Et pour s'assurer qu'un tel laxisme ne soit plus possible, Jens Weidmann rejoint la proposition de Wolfgang Schäuble (ce qui lui permet de l'inviter à nouveau à rejoindre son « camp ») d'ôter à la Commission européenne la surveillance du respect du pacte de stabilité et de croissance. « Comme Wolfgang Schäuble, je considère qu'il est raisonnable de construire une institution indépendante qui évaluera si les règles sont tenues ou non », estime-t-il. C'est la grande peur de l'exécutif européen et ce qui a sans doute décidé Bruxelles à hausser le ton contre l'Espagne et le Portugal. Jens Weidmann le sait bien et il enfonce donc le clou. Il plaide pour une application stricte des règles : « Des mesures qui contraindraient les membres de l'Union monétaire à tenir les règles plus strictement seraient un progrès. »

Plus de pression sur les Etats

Au final, le ralliement clair de Jens Weidmann à la politique de Mario Draghi apparaît avoir comme contrepoids une pression plus forte sur les Etats membres de la zone euro pour qu'ils accélèrent leurs consolidation budgétaire et leurs politiques de « réformes. » C'est une garantie pour le public allemand que la baisse des taux de refinancement des Etats initiée par la BCE ne conduise pas à plus d'endettement et de déficits. Mais, en réalité, cette politique est d'un autre ordre. Dans les cas espagnols ou portugais, il s'agit non pas d'augmenter le déficit, mais plutôt de définir le rythme de la consolidation. Dans le cas italien, la partie budgétaire du pacte est respectée et il s'agit de définir la priorité entre le désendettement et la croissance dans un pays où la croissance est structurellement affaiblie et freine donc le désendettement.

Le prix de la réconciliation

À lire également

  • "Une décision grave": le président de la Bundesbank critique le QE de la BCE
  • Un assouplissement quantitatif "risqué" qui rend "sceptique" la Bundesbank
  • Allemagne : l'ordolibéralisme au coeur du programme d'Alternative für Deutschland
  • Bruxelles confirme que la zone euro possède une politique économique : l'austérité

Tout se passe comme si ces nouvelles noces Weidmann-Draghi se feront au prix d'une nouvelle cure d'austérité dans les pays du sud. La demande d'une relance de l'activité, notamment en Allemagne, est enterrée. Dans sa critique modérée de l'excédent allemand, Jens Weidmann ne parle pas de dépenses supplémentaires. Mais c'est oublier qu'une telle politique, fondée sur les seules « réformes structurelles » et sur le désendettement des Etats conduit en réalité à rendre la politique de la BCE moins efficace puisqu'il s'agit d'une politique largement déflationniste. Pour s'assurer la paix du côté de l'Allemagne, Mario Draghi accepte donc de voir l'efficacité de sa politique se réduire précisément dans les pays qui en auraient le plus besoin. Le risque est de voir se former une « bulle allemande » au sein de la zone euro et d'alimenter la divergence au sein de l'union monétaire.

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 2

    Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage

  • 3

    A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA

  • 4

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump