"Une décision grave" : le président de la Bundesbank critique le QE de la BCE

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Jens Weidmann estime que la faiblesse de la croissance au sein de l'Union européenne est d'abord liée au degré élevé d'endettement et au manque de compétitivité de certains pays membres : Il appartient aux gouvernements concernés de corriger cela
Jens Weidmann estime que la faiblesse de la croissance au sein de l'Union européenne est d'abord liée au degré élevé d'endettement et au manque de compétitivité de certains pays membres : "Il appartient aux gouvernements concernés de corriger cela" (Crédits : Reuters)
Jens Weidmann estime que le programme de rachat d'actifs (QE) risque de réduire la pression qui pesait sur la France et sur l'Italie afin de conduire des réformes.

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a exprimé des doutes sur l'efficacité du programme de rachat d'actifs (Quantitative leasing ou "QE") annoncé jeudi par la Banque centrale européenne (BCE) destiné à relancer l'activité économique en Europe. Dans un entretien au Welt am Sonntag, Jens Weidamnn qui fait partie du conseil des gouverneurs de la BCE a d'ailleurs précisé qu'il avait voté contre ce programme.

Des effets moindres qu'aux Etats-Unis

Il estime que la faiblesse de la croissance au sein de l'Union européenne est d'abord liée au degré élevé d'endettement et au manque de compétitivité de certains pays membres. "Il appartient aux gouvernements concernés de corriger cela", a-t-il dit.

"Il est difficile d'estimer les effets que cela pourra avoir mais il est probable qu'ils seront moindres que ceux connus aux Etats-Unis", explique-t-il faisant référence aux mesures prises par la Réserve fédérale après la crise financière de 2008.

"Le niveau des taux d'intérêt était bien plus élevé aux Etats-Unis lorsque cela a commencé. De plus, les entreprises américaines ont plus fréquemment recours aux marchés pour se financer et les achats de la banque centrale ont de fait un impact plus direct chez eux que dans une économie (plus largement) financée par les banques".

Des taux bas temporaires

Jens Weidmann avait déjà fait part de son scepticisme samedi dans le quotidien à grand tirage Bild, estimant que ce programme allait réduire la pression qui pesait sur la France et sur l'Italie afin de conduire des réformes. Selon lui, le programme de la BCE, qualifié "d'instrument de politique monétaire anormal", ne constitue pas un "tournant" mais il n'en demeure pas moins "une décision grave". La décision de la Banque centrale européenne comporte, à ses yeux, "des désavantages et des risques" pour la monnaie unique.

"Les taux d'inflation sont, bien sûr, très bas en ce moment mais cette tendance à la baisse est liée à la faiblesse des prix pétroliers", explique-t-il. "De nombreux signes montrent que ces taux d'inflation extrêmement bas ne sont que temporaires".

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Commentaires
a écrit le 19/04/2015 à 15:18 :
Qui est l'auteur de cet article svp?
a écrit le 27/01/2015 à 22:16 :
Eh ,oui petit nationaliste allemand au triste passé ,le peuple français ne tombera pas dans votre piège diabolique , on va festoyer pendant que les fourmis débiles travailleront............!
a écrit le 26/01/2015 à 8:43 :
En général la dévaluation est néfaste, comme l'a écrit Jean Boissonnat en 1988 " pour acheter la même chose qu'avant il faut vendre plus, donc on s'appauvrit en dévaluant." La dévaluation n'arrange que les entreprises qui exportent, encore faut-il rappeler qu'avec l' Europe nous faisons l'essentiel de notre commerce, donc cela ne va pas loin. D'autre part la baisse du pétrole et des matières 1ères est passagère.
Une meilleure solution à tous points de vue serait de remplacer les cotisations salariales et patronales par de la TVA, ce qui nous permettrait d' être plus compétitifs en Europe comme à l'extérieur de l' Europe et aussi de faire participer l'importation au financement des charges sociales. C'est bien mieux qu'une dévaluation et possible dans le cadre des traités Européens.
Il faut d'ailleurs signaler que nos voisins recourent déjà bien plus que nous à l'impôt pour ces financements.
Il faut s'attaquer aux causes, disait Maurice Allais qui avait pronostiqué la faillite actuelle, et c'est parce que l'on ne s'attaque qu'aux conséquences qu'il nous faut tant de fonctionnaires, ce qui enfonce encore plus notre compétitivité !
a écrit le 26/01/2015 à 6:16 :
les banque rune les états ,les états ruines leurs peuples ,les peuples ruines leurs terre.
Réponse de le 26/01/2015 à 15:30 :
Et la terre ruine l'eau c'est ça?
Réponse de le 26/01/2015 à 18:08 :
Comme le citait, Théophile Gautier
Je mettrai l'orthographe même sous la main du bourreau.
a écrit le 25/01/2015 à 21:21 :
> degré élevé d'endettement

D'où vient cet endettement?
1. Chute des recettes fiscales due à des décennies de cadeaux fiscaux accordés sous la menace aux multinationales et aux ultra-riches ("c'est ça, ou on délocalise/met notre pognon en Suisse")
2. Sauvetage des banques en 2008, sans condition (dommage, c'était l'occasion rêvée de renationaliser et reréguler tout le secteur).

> et au manque de compétitivité de certains pays membres

La compétitivité, c'est comme la richesse et la pauvreté : par définition, tout le monde ne peut pas être compétitif en même temps.

Concrètement, l'ami Jens exige que les pays moins industrialisés baissent les salaires… auquel cas l'Allemagne peut faire une croix sur ses exportations de produits haut de gamme.
Réponse de le 26/01/2015 à 7:16 :
La dette est du à la gabegie de notre état qui n'a pas eu de budget équilibré depuis près de 40 ans. Les états d'Europe du Nord qui n'ont pas notre niveau d'endettement ne sont pas pieds et poings liés devant leur débiteurs. Nous nous sommes nous mêmes rendus dépendants des marchés financiers en vivant au dessus de nos moyens et en empruntant à tour de bras. Lorsque l'on gagne 3000 euros et que l'on en dépenses 4000, au bout de quelques années les tours de passe-passes empêchent plus l'huissier de frapper à la porte. Les "méchants marchés financiers" ne font que prêter l'argent qu'on leur réclame.
Réponse de le 26/01/2015 à 8:24 :
Vous avez tout faut le probleme de l'Europe et de la France en particvulier c'est le surnombre d'improductifs 3 fois plus qu'aux USA. C'est ça qui ruine les peuples et qui nous rend pas competitif. Il faut supprimer d'urgence des administrations inutiles!!!
a écrit le 25/01/2015 à 20:10 :
Peur ancestrale, génétique de l'inflation.
Faut pas chercher plus loin.
Réponse de le 27/01/2015 à 22:20 :
Vous nous prenez vraiment pour des débiles ,vous croyez qu'on a pas compris votre jeu de rôles ,mais on finira par gagner comme d'habitude.......
a écrit le 25/01/2015 à 17:55 :
QE ECB = dévaluation 20 % € = appauvrissement des européens de 20 % par rapport à la moyenne mondiale, le reste n'est que littérature
Réponse de le 25/01/2015 à 18:42 :
Une dévaluation n’appauvrit pas les pays, cher Monsieur (l'allemand ???), elle rend simplement les importations plus chères et favorise les exportations. Or le pétrole (importé) est au plus bas actuellement et il pèse traditionnellement très cher dans les importations européennes : cette "dévaluation" tombe donc au meilleur moment, ne vous en déplaise. L'euro ne peut et ne doit pas être supérieur au dollar et sa surévaluation a provoqué 15 ans de récession en Europe, tout le monde le sait sauf vous.
Réponse de le 25/01/2015 à 21:11 :
En général la dévaluation est néfaste, comme l'a écrit Jean Boissonnat en 1988 " pour acheter la même chose qu'avant il faut vendre plus, donc on s'appauvrit en dévaluant." La dévaluation n'arrange que les entreprises qui exportent, encore faut-il rappeler qu'avec l' Europe nous faisons l'essentiel de notre commerce, donc cela ne va pas loin. D'autre part la baisse du pétrole et des matières 1ères est passagère.
Une meilleure solution à tous points de vue serait de remplacer les cotisations salariales et patronales par de la TVA, ce qui nous permettrait d' être plus compétitifs en Europe comme à l'extérieur de l' Europe et aussi de faire participer l'importation au financement des charges sociales. C'est bien mieux qu'une dévaluation et possible dans le cadre des traités Européens.
Il faut d'ailleurs signaler que nos voisins recourent déjà bien plus que nous à l'impôt pour ces financements.
Il faut s'attaquer aux causes, disait Maurice Allais qui avait pronostiqué la faillite actuelle, et c'est parce que l'on ne s'attaque qu'aux conséquences qu'il nous faut tant de fonctionnaires, ce qui enfonce encore plus notre compétitivité !
Réponse de le 26/01/2015 à 15:29 :
Tout le monde dévalue, les Etats-Unis, les Russes, les japonais et les Chinois (en maintenant artificiellement leur monnaie à un niveau qui leur permette d'exporter à tour de bras)... j'en oublie très certainement!
a écrit le 25/01/2015 à 17:48 :
Aveugle à ce point là? C'est justement par ce qu'ils sont puissant ces économiste que plus rien ne va. Jens Weidmann tremble à ce que la vérité bancaire saute au yeux de tous. Si la société fonctionne bien les banques perdent leur piédestal. Donc il a peur que les mesures fonctionnent. C'est un suicidaire économique
a écrit le 25/01/2015 à 14:57 :
L 'économe est faite pour l'homme et non l'homme pour l'économie : aujourd'hui le terrorisme tue en plein milieu de l'Europe : On ne peut plus fermer les yeux pour ne se préoccuper que des questions financières : Or la France est quasiment le seul pays sur tous les théâtres d'opérations et assure à elle la sécurité de tous les Européens .
On ne peut pas avec décence lui reprocher les déficits ...
Réponse de le 25/01/2015 à 15:42 :
Tout a fait une étude Allemande récente a révélé que sur les 108 Eurofighter Allemands actuels , seuls 8 étaient opérationnels.
C'est bien les budget de "bons gestionnaires" mais quand les Allemands finissent par en être ridicules comment les Ukrainiens et les entres peuvent ils prendre les Européens au sérieux?

La rigueur budgétaire fait parfois passer pour de sérieux imbéciles !
Réponse de le 25/01/2015 à 16:33 :
S´ingérer dans les affaires des autres c´est méconnaître ...l´effet boomerang !
a écrit le 25/01/2015 à 14:43 :
comment peut-on se satisfaire d'une monnaie faible ? Comprenez-vous en bien les conséquences, vous qui vous réjouissez de l'euro faible ? Elles sont désastreuses, tout simplement.
Draghi est un apprenti-sorcier qui joue avec une baguette magique bien trop puissante pour lui, sans en mesurer les conséquences. Il va provoquer des cataclysmes qu'on va payer cher.
Les seuls qui bénéficient de ses actions stupides sont les marchés financiers.
Ouvrez les yeux ! Essayez de penser par vous-mêmes au lieu de répéter des truismes avec l'assurance de ceux qui viennent de les lire dans la presse et essayent de se les approprier.
La politique de Draghi est une catastrophe pour l'économie. Je n'ai rien pour ou contre l'Allemagne, mais je constate avec effarement que les allemands sont les seuls à avoir un minimum de compréhension des mécanismes macro-économiques
Réponse de le 25/01/2015 à 16:10 :
@obione : comme toujours, tartine vide d'argumentation.
a écrit le 25/01/2015 à 14:30 :
Weidmann comme ses prédécesseurs démissionnaires de la BCE (Weber et Stark) sont des partisans de la stabilité interne et externe de l´Euro comme l´était jadis la Buba. Il y a de quoi s´inquiéter au regard de la valeur actuellle de l´Euro (monnaie de singe au même titre que feu le FF ou la lire italienne) et de la main mise des pays du club med sur les décisions de la BCE ! Encore 12 colombes, 6 neutres et 7 faucons...
a écrit le 25/01/2015 à 14:18 :
Si l'Europe avait fait marcher la planche à billets dès le départ plutôt que d'attendre connement 5 années, nous n'en serions pas là, le croissance serait largement au dessus des 2% pour la majorité des pays, et nous n'aurions pas perdu une décennie pas rapport au reste du monde. Ce sont les Etats-Unis et la Chine qui doivent bien se marrer.
Merci à l'Allemagne qui a jouer solo. D'ici deux ou trois ans, lorsque la France et l'Italie seront à bloc, l'Allemagne va moins rigoler et la supercherie sera dévoilée.
Réponse de le 25/01/2015 à 14:53 :
blabla sans queue ni tête. Comment pouvez-vous asséner des vérités à l'emporte-pièce aussi erronées. Internet est certes un défouloir, mais, si vous n'avez rien à apporter, évitez de vous exprimer pour dire ce genre d'inepties.
Réponse de le 25/01/2015 à 16:08 :
@obione : commentaire très constructif, bravo !
a écrit le 25/01/2015 à 13:39 :
Mais non, mais non, Jens Weidman se trompe! De plus il omet de balayer devant sa porte! Il ignore de plus que donner de l'air aux états de l'eurogroup relancera un peu la croissance, mais il sait que cela risque de rendre moins compétitifs les produits allemands.
Réponse de le 25/01/2015 à 14:56 :
"cela risque de rendre moins compétitifs les produits allemands."
Ah bon ? Vous pouvez décrire le mécanisme par lequel vous arrivez à cette conclusion ?
a écrit le 25/01/2015 à 13:39 :
oui et une des conséquences possible à moyen terme et un augmentation du prix des produits pétroliers très sensible ...il faut croiser les doigts pour que la guerre des prix sur le pétrole continue.
a écrit le 25/01/2015 à 13:17 :
Qu'on arrête de mettre en concurrence les entreprises françaises avec leurs sœurs européennes où le coût de la vie n'est pas le même.
Exemple simple : Les routiers.
Réponse de le 25/01/2015 à 13:38 :
Tout à fait.
a écrit le 25/01/2015 à 12:48 :
Jens Weidmann est surtout dans un objectif de profit pour certains, pas pour le bien être des citoyens européens.

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