Lars Klingbeil, nouveau visage de l'économie allemande
Olivier Mirguet
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Lars Klingbeil, futur vice-chancelier et ministre des Finances, est élu au Bundestag depuis 2005.
Fionn Grosse
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Lars Klingbeil, futur vice-chancelier et ministre des Finances, est élu au Bundestag depuis 2005.
Fionn Grosse
Il est resté quelques mois dans l'ombre de Boris Pistorius, ministre de la Défense, concurrent trop populaire écarté par le chancelier Olaf Scholz à la veille des élections législatives anticipées du 23 février. Lars Klingbeil, co-président du parti social-démocrate (SPD) se retrouve propulsé au sommet de l'Etat fédéral. A 47 ans, cette étoile montante de la gauche allemande s'apprête à devenir vice-chancelier et ministre des Finances dans le gouvernement de Friedrich Merz qui entrera en fonction le 6 mai.
Numéro deux du gouvernement : au terme de deux mois de négociations en tant que « partenaire junior » de la nouvelle coalition formée avec les conservateurs de la CDU-CSU, Lars Klingbeil prend les clés d'un ministère essentiel, alors que l'Allemagne prépare une relance économique de grande ampleur. Plus que l'immigration, sujet électoral porté l'AfD (Alternative für Deutschland, extrême-droite), absente du gouvernement, et davantage que la défense, préoccupation majeure en Allemagne depuis que Donald Trump est revenu à la Maison Blanche, les finances seront l'élément déterminant du succès de Friedrich Merz.
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Le 18 mars, les députés sortants du Bundestag ont approuvé une réforme historique des règles de financement de l'action publique, en éliminant la contrainte constitutionnelle du frein à l'endettement (Schuldenbremse) qui limitait les recours à l'emprunt par l'Etat fédéral.
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