Selon les chiffres publiés mercredi par l'Insee, le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 2,2 millions de personnes, diminuant à peine sur le trimestre (-7.000).
Le chômage en France est descendu à 7,1% au premier trimestre, un niveau inédit depuis 1982. Sur le Vieux continent, le taux de chômage demeure inférieur à 6% pour l'UE à 27 et 6,5% en zone euro. L'économie européenne continue de créer des emplois malgré une croissance atone. Quelques nuages noirs assombrissent toutefois les perspectives.
Le gouvernement n'a pas manqué de se satisfaire des derniers chiffres du chômage. « Cela fait 40 ans que le niveau du chômage n'avait pas été si bas. Objectif plein-emploi ! », a salué Emmanuel Macron sur Twitter.
«Nous allons continuer à nous battre pour le plein emploi par la formation, l'apprentissage, le soutien à l'économie et un accompagnement renforcé des plus fragiles dans le cadre du projet France Travail », a abondé le ministre du Travail, Olivier Dussopt.
L'institut de statistiques (Insee) a annoncé ce mercredi 17 mai que le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) s'était stabilisé à 7,1% de la population active au premier trimestre. Le chômage est ainsi plus bas de 0,3 point par rapport au premier trimestre 2022 et de 3,4 points par rapport au sommet de 2015. Il s'agit d'un taux inédit depuis 1982 d'après les statisticiens.
En valeur absolue, le nombre de chômeurs en France s'établit à 2,2 millions de personnes, soit une très légère baisse sur le trimestre (-7.000). « En France, l'apprentissage peut expliquer cette baisse, mais aussi les services. La pandémie et la crise énergétique ont plombé l'industrie. Le tertiaire a tiré la croissance », explique l'économiste d'ING, Charlotte de Montpellier interrogée par La Tribune.
Alors que l'économie tricolore tourne au ralenti, la proportion de chômeurs continue de reculer. « C'est une surprise post-pandémie qui se prolonge », ajoute l'économiste. «Le contexte est surprenant. La reprise économique après la crise sanitaire s'est montrée riche en emplois », poursuit-elle. Autrement dit, la croissance actuelle crée plus d'emplois qu'elle ne produit de richesses. Ce qui pousse à faire baisser la productivité en Europe, c'est-à-dire la valeur ajoutée par salarié.
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