Le premier ministre portugais, Antonio Costa, la présidente de la Commission européenne,Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, lors du sommet de Porto.
Reuters
Les 27 plaident pour une Europe plus sociale
Lors d’un sommet informel à Porto, l’Union européenne s’engage sur des principes généraux sur l’emploi, l’éducation et la formation. Rien de contraignant, ni de chiffré, mais ces principes seront désormais intégrés dans l’agenda européen.
Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, réunis en sommet informel à Porto, ont adopté samedi une déclaration proclamant leur détermination à mettre en œuvre un socle européen des droits sociaux, dont l'importance a été à leurs yeux renforcée par la crise provoquée par l'épidémie.
Cette déclaration contient des engagements généraux, et non chiffrés, en matière d'emploi, d'éducation, de formation, de réduction de la pauvreté et des écarts de salaires hommes-femmes ou encore de droits des travailleurs, notamment dans le nouveau domaine des plateformes numériques, tout en tenant compte des « différentes situations nationales ».
« Plus que jamais, l'Europe doit être le continent de la cohésion sociale et de la prospérité. Nous réaffirmons notre engagement à œuvrer en faveur d'une Europe sociale » , déclarent les dirigeants européens, dont certains n'étaient pas présents physiquement à Porto.
Emmanuel Macron a affirmé, lors d'une conférence de presse, que cette déclaration n'était pas qu'un chapelet de bonnes intentions en soulignant que ces différents thèmes seraient désormais à l'ordre du jour des « rendez-vous européens chaque semestre ». Derrière cette déclaration, « nous entrons vraiment dans les procédures européennes ».
« L'avancée sur les salaires minimaux, l'égalité femmes-hommes, le droit individuel de formation, le droit des travailleurs de plateformes sont autant de sujets que nous inclus dans le processus de travail économique et social de l'Union européenne », a jouté le président français.
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Calendrier de convergence
Si les traités européens ne permettent pas, par exemple, de fixer un salaire minimum européen, les discussions ont porté sur la définition de critères communs pour établir dans chaque pays un niveau minimal de rémunération, afin d'éviter de trop grandes disparités.
Sur cette question, « il y a beaucoup de réticences, des modèles qui sont divers mais la dynamique avance et nous avons un texte qui reconnaît cette nécessité de converger », a précisé Emmanuel Macron. La France souhaite d'ailleurs porter ces sujets lors de sa présidence de l'Union européenne, au premier semestre 2022.