L'Union européenne tente de prendre un virage social après la pandémie
Thomas Cabral avec Daniel Aronssohn (AFP)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
YVES HERMAN
Thomas Cabral avec Daniel Aronssohn (AFP)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
YVES HERMAN
Les dirigeants de l'UE se réunissent vendredi à Porto, au Portugal, pour tenter de construire une Europe plus sociale après les dégâts économiques de la pandémie, mais la route s'annonce longue avant des réalisations concrètes tant les Vingt-Sept sont divisés. Ce "sommet social" démarrera vendredi à 13H00 locale (12H00 GMT) par des conférences réunissant des représentants de la société civile, des syndicalistes et des dirigeants européens.
La réunion entre chefs d'Etat et gouvernement en tant que telle commencera vendredi soir, avec un dîner de travail où seront aussi évoqués des sujets internationaux comme les tensions avec la Russie et la levée des brevets sur les vaccins anti-Covid proposée mercredi par le président américain Joe Biden.
Elle se poursuivra samedi, jour où les Vingt-Sept devraient approuver un "plan d'action" de la Commission en matière sociale, présenté début mars et limité à trois objectifs à l'horizon 2030. Bruxelles souhaite augmenter à 78% le taux d'emploi, former chaque année au moins 60% des adultes et réduire de 15 millions le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale.
La chancelière allemande Angela Merkel ainsi que les Premiers ministres néerlandais Mark Rutte et maltais Robert Abela ont renoncé au déplacement et participeront à distance, en raison de la situation sanitaire.
Des partis de gauche ont organisé un contre-sommet et prévu de manifester samedi dans les rues de Porto. Le plan d'action sociale de l'UE "manque clairement d'ambition", estime Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Il souligne que 700.000 personnes en Europe dorment à la rue chaque nuit et plus de 20 millions de travailleurs vivent dans la pauvreté en raison de l'augmentation des formes de travail précaire, notamment dans les nouvelles plateformes numériques.
Selon lui, "une course institutionnalisée vers le bas parmi les Etats membres conduit à une baisse des salaires (...) au nom de la compétitivité".
Thomas Cabral avec Daniel Aronssohn (AFP)