Mario Draghi prêt à faire "ce qu'il doit" et à le faire vite

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Mario Draghi veut passer à l'offensive
Mario Draghi veut passer à l'offensive (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Le président de la BCE a tenu vendredi 20 novembre un discours musclé où il a reconnu l'insuffisance de la croissance et de l'inflation en zone euro. Une action forte le 3 décembre de la BCE semble désormais inévitable.

Mario Draghi n'a pratiquement laissé aucun doute ce vendredi 20 novembre lors d'un discours devant le congrès bancaire européen à Francfort : lors de la prochaine réunion de politique monétaire, le 3 décembre prochain, la BCE musclera davantage sa politique d'assouplissement monétaire. Le président de la Banque centrale a prévenu que « tout l'éventail des instruments disponibles » serait, dans ce cas, étudié.

Trois raisons d'intervenir

Mario Draghi, après avoir tiré un bilan flatteur des premiers mois de sa politique de rachats d'actifs publics (aussi connu sous le nom de QE), a cependant reconnu que l'objectif était loin d'être atteint. « Le retour sur le chemin de la croissance réelle ne s'est pas encore reflété sur le chemin de l'inflation qui reste encore bien en deçà de notre objectif », a indiqué le président de la BCE. Il voit, de surcroît, trois raisons d'intervenir.

La première est le risque lié à l'affaiblissement de la dynamique mondiale. « La croissance mondiale cette année sera la plus faible depuis 2009 », souligne Mario Draghi. Deuxième raison : la faiblesse de la reprise européenne. Depuis la fin de la récession en 2013, la croissance trimestrielle de la zone euro n'a pas dépassé 0,4 %. Au troisième trimestre 2015, elle était encore de 0,3 %. Troisième raison : la reprise est historiquement trop lente au regard des dernières expériences de récession. Ces trois éléments sont largement connus, mais jamais sans doute Mario Draghi ne les avait présentés avec autant de clarté.

Un changement de ton et de cap ?

Cette évolution est d'autant plus remarquable que le président de la BCE ne se contente pas de tirer la sonnette d'alarme sur l'inflation elle-même, il s'inquiète de l'inflation sous-jacente, alors que plusieurs observateurs se voulaient rassurant sur cette mesure qui, en octobre, est passée au-dessus des 1 % (à 1,1 %) pour la première fois depuis deux ans. Ce niveau est clairement encore trop faible pour Mario Draghi qui estime désormais qu'il faut agir sur l'inflation dans les services afin de faire repartir la croissance du salaire nominal, seule façon réelle de dynamiser les perspectives d'inflation. Ce message est très fort et il annule le discours habituel qui venait relativiser la faiblesse de l'inflation en raison de la baisse du prix de l'énergie. Cette fois, Mario Draghi explique que la remontée du taux « normal » lié à un effet de base du prix des matières première ne lui suffira pas. Autrement dit, il modifie légèrement dans les faits la « boussole » de la BCE. Jean-Claude Trichet avait l'habitude de dire que la BCE n'avait « qu'une aiguille à sa boussole » : les fameux 2 %. Mario Draghi se veut plus fin et l'inflation sous-jacente devient un élément clé de cette boussole, ainsi que la croissance des salaires.

Les moyens d'action

Face à cette situation, Mario Draghi a promis que le conseil des gouverneurs de la BCE allait « évaluer en détail la force et la persistance des facteurs qui ralentissent le retour à une inflation de 2 %. » Et d'ajouter qu'elle « fera ce qu'elle doit rapidement » pour remplir sa mission. Deux actions ont été évoquées : « ajuster » le QE « en taille, dans sa composition et dans sa durée » et réduire le taux de dépôt de la BCE, déjà négatif à -0,2 % « pour augmenter la vélocité de la circulation des réserves bancaires. » Ces propos ne laissent donc aucun doute sur la volonté d'action du président de la BCE. Ils tranchent singulièrement avec ceux du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui a indiqué ce même vendredi 20 novembre à la même réunion qu'il « n'y a aucune raison de peindre en noir la situation économique. » Mais, désormais, Mario Draghi sait comment gérer l'opposition de la Bundesbank : préparer les marchés pour rendre le mouvement voulu inévitable, sauf à provoquer une correction violente.

Les limites de l'action sur le QE

Reste à savoir si Mario Draghi agira sur les tableaux, ou sur un des deux le 3 décembre. L'allongement de 6 mois du QE est fort probable, ce qui en renforcera la taille mécaniquement. Y aura-t-il de surcroît une augmentation du rythme de rachat actuellement fixé à 60 milliards d'euros ? C'est possible, mais les titres à racheter pourraient être de plus en plus rares. Faudra-t-il alors élargir les titres rachetés, notamment au secteur privé ? Oui, mais la « neutralité » du marché risque de devenir illusoire et, surtout, ce marché des obligations privées ne concerne guère les PME. Le QE est un outil utile, mais c'est un outil incomplet et qui ne peut régler tous les problèmes. Sans perspectives d'investissement, son effet est nécessairement faible.

Réduire encore le taux de dépôt

Quant à la baisse du taux de dépôts, il semble que la BCE soit désormais convaincue qu'elle peut aller plus loin que le niveau actuel. L'expérience danoise et suisse, où ce taux est à - 0,75 % sans provoquer d'effets secondaires négatifs l'a sans doute convaincue. Mais plus on s'enfonce en terrain négatif, plus on prend de risques. Il en existe au moins deux : les taux négatifs vont peser sur un secteur financier déjà peu vaillant et, si les banques « reportent » sur l'épargne ces taux négatifs, il y a un danger que les agents économiques préfèrent in fine l'argent liquide aux dépôts bancaires.

Il faut donc avancer avec prudence, mais la BCE estime qu'une nouvelle baisse du taux de dépôts encouragera les banques à prêter davantage pour ne pas conserver des réserves qui seront « taxées » plus fortement. Au 13 novembre, 188 milliards d'euros étaient déposées encore par les banques auprès de la BCE au titre de la facilité de dépôt. Francfort peut donc penser qu'il faut décourager les établissements à conserver ces dépôts. Mais attention : même si les banques réduisent ces dépôts, cet argent n'ira pas immédiatement, entièrement et nécessairement dans l'économie réelle.

Reste que ces deux mesures auront un impact sur le taux de change, au moment même où la Fed semble se préparer à remonter ses taux. L'euro devrait baisser, mais la baisse précédente montre que l'impact du change, s'il n'est pas négligeable n'est ni suffisant, ni assez durable.

Compléter l'action de la BCE

Malgré sa détermination, Mario Draghi ne peut seul lutter contre les trois facteurs qu'il a identifiés. Il manque à la zone euro un mécanisme permettant de redonner des perspectives et de l'activité. La vision ricardienne un peu naïve considérant que la consolidation budgétaire redonnerait aux agents économiques la foi en l'avenir a ici été battue en brèche : le déficit public cumulé de la zone euro a beaucoup baissé, et la croissance ne connaît pas de rebond notable et suffisant. Les attentes de croissance moyenne sur 5 ans des économistes pour la zone euro ne sont que de 1,4 % !

Il convient à présent d'agir plus directement, sinon la BCE restera dans le labyrinthe. C'est ce qu'a reconnu lundi 16 novembre le vice-président de la BCE Vitor Constancio qui a appelé à être plus souple dans la mise en place du pacte de stabilité et à relancer le plan d'investissement de Jean-Claude Juncker. Bref, la BCE, même si elle se montre naturellement prudente, ne s'en cache plus : le QE doit s'accompagner pour réussir d'une politique keynésienne de relance au niveau de la zone euro. On en est encore loin.

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Commentaires
a écrit le 26/11/2015 à 0:19 :
ces encaisses ne font qu'alimenter la force de la prochaine bulle financière, on est loin des constations théoriques qui considèrent que la baisse des taux induite par une telle politique provoquera des volonté d'endettement, la journaliste le dit très bien : ces encaisses n'ont alimenté que les marchés de capitaux sans être absorber par la sphère réelle.
a écrit le 22/11/2015 à 14:30 :
Avec un Euro en chute libre adieu le tourisme des Européens hors zone euro....
a écrit le 21/11/2015 à 23:12 :
Nous sommes déjà surendettés, avec une dette nationale proche du PIB annuel. Et la note continue de monter à raison de 3-4% par an. Nous vivons donc complètement à crédit. Si l'inflation remonte, le service de la dette va encore augmenter le déficit annuel, ce sera une spirale infernale et au bout, l'éclatement de la bulle.
Le QE, c'est la planche à billets, de la création monétaire sans contrepartie. C'est la version moderne des assignats dont on sait comment ils se sont terminés.
Une politique Keynesienne, ce serait encore plus d'endettement alors que nous en sommes gavés. C'est ce qui a été fait dans le passé, et le Franc est devenu progressivement une monnaie de singe entraînant la fuite des capitaux, et nous obligeant à établir un contrôle des changes comme un pays sous développé..
Alors il faut arrêter ces acrobaties monétaires qui ne mènent à rien, et s'attaquer au fond du problème: la compétitivité nationale. C'est parce qu'on manque de productivité globale qu'on perd des marchés à l'export, ou qu'on importe ce qu'auparavant on produisait chez nous.
Réponse de le 22/11/2015 à 13:07 :
@ Onze: Compétitivité nationale par rapport à quoi? Si vous cherchez à concurrencer le salarié chinois qui fait le même boulot que vous pour 400 € par mois, vous pouvez tenter toutes les mesures libéralo-imbéciles que vous voulez, vous n'en serez pas plus compétitif. Votre méconnaissance de l'économie vous jour des tours.
Réponse de le 22/11/2015 à 16:16 :
Il n'y a pas que la Chine au monde: nous importons des voitures japonaises, des téléphones coréens, des produits alimentaires américains, des trains canadiens, des avions brésiliens, des médicaments suisses, du tissu anglais etc. Et ce, sans parler de la zone euro. C'est par rapport à ce genre de pays que nous ne sommes plus compétitifs.
Réponse de le 23/11/2015 à 12:09 :
Sauf qu'à bien y regarder, d'une ces pays ont peu de rapports entre eux et de deux, ils ne sont pas si compétitifs que ça: les trains canadiens sont subventionnés par le gouvernement fédéral, tout comme vos produits alimentaires américains. Les téléphones coréens sont fabriqués en Chine par KYE ou Foxconn dans des conditions sociales dignes du 19ème siècle, les voitures allemandes se vendent au prix d'un marchandage social qui met la pression sur les employés les plus vulnérables, c'est aussi le cas au Japon. Dans des sociétés pleinement développés les gains de croissance sont nécessairement marginaux: les 7 à 10% des trente glorieuses ne sont pas une moyenne de référence, mais une anomalie historique. Croire que faire la course au plus compétitif, c'est à dire au moins-disant social, va régler nos problèmes est à mon sens prendre le problème complètement par le mauvais bout. Et faire un peu trop le jeu d'une course à la rentabilité actionnariale que certains patrons eux-même dénoncent.
Réponse de le 24/11/2015 à 11:59 :
Le point commun des pays cités est, à part le Brésil, de faire partie de l'OCDE, c'est à dire des pays dits développés et non des pays à bas coût de main d'oeuvre. D'autre part, voici quelques mesures "libéralo imbéciles", comme vous dites, qui ne mettraient pas "la pression sur les plus vulnérables": la retraite à 65 ans, la semaine de 39 heures, et la réduction du nombre de fonctionnaires.
a écrit le 21/11/2015 à 10:22 :
Il nous faut une relance keynésienne, mais nous l'avons avec le plan Juncker. Le seul souci reste encore et toujours une question de quantités investies.
a écrit le 21/11/2015 à 8:28 :
Les Eurobonds sont la seule issue . Mario Draghi est dans l'impossibilité de les créer, c'est pour cela qu'il est nu.
O% sur l'avenir, c'est zéro en tout, surtout sur l'avenir .

La première puissance économique du monde avec 500 millions d'habitants doit se financer exclusivement auprès des banques en vertu d'un choix économique aberrant dans la création de la BCE, qui ne peux pas prêter aux états !

La France et tous les états de la CE ne peuvent pas créer de bon du trésor et se financer sur les investisseurs mondiaux qui ne demandent, pourtant, que cela. Quel fond japonais va investir pour la Deutsche Bank ou une banque anglaise pour prêter à l'état Français ? Aucun , c'est effectivement tout simple.

Les Eurobonds ont pour rôle essentiel de distribuer la dette des pays à l'international, de la même façon que le bons du Trésor US le font depuis des décennies.Ces TB ont sauvé l'Amérique de toutes ses erreurs et de toutes ses guerres. De façon patriotique ils sont non convertibles dans l'économie américaine, les Chinois le savent bien.

Mais cette issue de secours indispensable, les allemands n'en veulent pas car leur belle prospérité ne saurait supporter celle de la France ou de l'Italie, le reste de l'Europe étant à sa remorque.
Ils seraient aussi responsable de la dette de toute l'Europe , c'est pour cela que dès le départ l'euro est une erreur tragique, car l'Europe de Bruxelles n'est un pays mais une machine à perdre.

Les américains non plus ne veulent PS des Eurobonds, car ils seraient bien embarrassés par cette concurrence d'un ensemble économique dont le PIB est le double du leur. Ce n'est pas une histoire de taux de change , c'est bien plus grave, c'est la domination mondiale du Dollar qui serait en cause.

Schäuble aurait dit non aux Eurobonds à Fillon, au nom de la solidarité avec l'Amérique pour la Défense militaire de l'Allemagne.. La belle excuse!

Sans Eurobonds la conservation de la monnaie allemande par la France (€) n'a pas de sens.

C'est pourquoi il est vital pour l'avenir économique de la France de sortir de l'euro allemand et de la BCE et d'avoir une monnaie souveraine , à nouveau.

Le retour au système monétaire européen ( SME) de Giscard- Schmidt est simple à concevoir, c'est lui qui a prolongé les trente glorieuses, avant la fatale erreur de l'euro.

C'est le Franc qui a fait la France , le talent des entrepreneurs et des ouvriers français qui ont construit notre pays , pas l'euro.
a écrit le 21/11/2015 à 0:23 :
L'inflation est le super impôt multiforme qui engraisse les logeurs , EDF, l'état et les banques , les assureurs et au final l'état ramasse avec les taxes , votre niveau de vie descend pour le bonheur des autres .
a écrit le 20/11/2015 à 19:30 :
Où va l'argent injecté ? Mon ignorance est immense mais je suis certain que le défaut de la demande obère complètement toute véritable reprise.
a écrit le 20/11/2015 à 15:14 :
Un QE qui se fait dans la durée, ca ne fait que crée les conditions de la prochaine bulle qui éclatera mr. Godin.
De même qu'un Euro faible n'aura pas les effets spectaculaires que la gauche radicale pense obtenir pour une raison simple: dans le monde actuel, ce que nous exportons est constitué a 40% d'importations préalables. ca mine sérieusement les gains obtenus de la baisse de l'euro par conséquent.

Le QE initial a pour objet d'eviter une nouvelle crise des dettes souveraines. Nos problemes n'etant pas principalement monetaire, il ne faut pas attendre de solution monetaire miracle.

Enfin, c'est quand meme incroyable de voir la gauche radicale demander des QE...lesquels ont en réalité pour effet principal de remplir les poches des spéculateurs financiers.
Réponse de le 21/11/2015 à 1:00 :
je ne pourrais être plus d'accord
Réponse de le 21/11/2015 à 13:57 :
La gauche ne demande pas de QE, elle sait que la demande de monnaie étant endogène les politiques monétaires seules n'ont pas d'impact, et que les politiques budgétaires sont bien plus efficaces. La gauche a voté pour une modification du pacte de stabilité et de croissance et de ses petits (two pack, six pack)

Une baisse de l'euro a été jugée souhaitable par certain, mais cette baisse visait une parité à 1.20, pas 1.07. Cette baisse ne fonctionnera pas pour la France car ses voisins n'ayant pas l'euro et l'essentiel de notre commerce se faisant intra zone euro, il n'y a que peu d'effets. Pour la zone euro, la crise mondiale ne lui permettrait pas de développer suffisamment ses exportations pour compenser la baisse de la demande intérieure générée par les plans de rigueur.

enfin, vous avez raison sur un point, les QE, notamment par les les bulles qu'ils génèrent et les effets de richesses, sont une immense opération de redistribution des pauvres vers les riches... mais je n'ai pas entendu la gauche les réclamer!
a écrit le 20/11/2015 à 14:18 :
Monsieur Draghi a beau ramer, cela n'avance pas. Quand on constate les taux de crédit supersoniques proposés aux particuliers par les grands établissements financiers pour les meilleurs dossiers alors que l'argent ne coûte rien, il y a un réel problème de confiance. Je ne sais pas pour les PME mais il est possible que cela soit pire.
Quant au plan Juncker, c'est une goutte d'eau. Il faut bien voir que dépenser dans des projets sans faire n'importe quoi prend beaucoup de temps: car il faut faire c'est à dire concevoir, étudier et réaliser. Cela ne se fait pas sur le coin d'une table.
Cordialement
a écrit le 20/11/2015 à 14:07 :
Ca n'a pas marché au Japon. Ca n'a pas marché aux us. Ca a provoqué des bulles incroyables en Chine. Mais chez "nous", ça marchera ... pas non plus. Et vu le chômage, ce n'est même plus la peine de forcer les entreprises à relever les salaires : 1) déjà, elles ne le veulent pas 2) ce ne serait même plus suffisant. Ne reste plus qu'à faire suivre une période 29-38 par une joyeuse 39-45. Parce que c'est CA, leur ultime solution, aux plus riches. Faut bien qu'ils se "protègent"...
Réponse de le 20/11/2015 à 14:49 :
Sauf qu'aux USA ils s'en foutent totalement : ils ont décidé tout seul dans leur coin que tout allait bien pour eux et donc qu'ils allaient remonter leurs taux d'intérêt ... enfin ils le croient et ils essaient de nous le faire croire tout au moins ! Wait and see.
a écrit le 20/11/2015 à 13:29 :
Une seule question, qui va régler la note de ce monsieur. ????
a écrit le 20/11/2015 à 13:09 :
Aucune chance, l'Europe allemande a fait de l'euro une monnaie d'épargne.

L'euro est trop fort , avoir déjà zéro pour cent d'intérêt c'est déjà bien, quand on a connue des inflations a 14% du temps de Mitterand .

La BCE a été créé pour contenir l'inflation : mission accomplie!

On se réveille après avoir donné la CE ET LA BCE à une équipe de rêveur à la solde de l'Allemagne .

Maintenant l'euro "est la monnaie de l'Allemagne et c'est notre problème ".

Seul l'émission de bon du trésor européen relancera l'économie européenne . Mais cela Pas question pour l'Allemagne . C'est leur monnaie je vous dis !
Réponse de le 20/11/2015 à 15:07 :
Pour info, ca fait deja quelques mois que l'Euro fort n'existe plus.
1.07 dollar pour un euro, on est quasiment à la parité et ca va encore baisser, . Quand on sera sous la partié, l'euro sera alors faible, et ô surprise, ca n'aura pas l'efft escompté sur la croissance.

Pour une raison simple: le commerce international a change et aujourd'hui 40% de ce que vous exportez est issu d'importation préalable! les evolutions de taux de change n'ont des lors plus la meme influence qu'il ya 40 ans.

L'emissio nde bon du trésor Européen n'aurait aucun impact non plus: les taux sont deja extraordinairement bas, et les QE de grande ampleur au Japon ou en Chine sont des fiascos puisqu'ils ne relancent pas la croissance.

Meme le père du QE Anglais de 2009 la reconnu: ca ne marche pas. On se retrouve juste avec une incroyable quantité de liquidité qui vont crée la prochaine bulle...mais snas impacy positif sur la croissance et la demande.

Nos problemes ne sont pas monétaires. Ils sont ailleurs.
Réponse de le 21/11/2015 à 11:18 :
@KidA vous avez entièrement raison, le problème de l'Europe et en particulier de la France a été mal diagnostiqué, s'il s'agit bien d'un problème de compétitivité, il ne s'agit pas que d'un problème de compétitivité-prix, sinon il aurait été résolu par le CICE, la chute de l'€ et la stagnation des salaires permise par une main d'oeuvre pléthorique. En France et probablement en Europe, il est probable qu'on ne fait que commencer à payer le prix des choix éducatifs faits depuis 25 ans consistant, au nom de l'égalitarisme scolaire, à diminuer considérablement la place donc le niveau de l'enseignement scientifique (maths-physique) parce trop discriminant (tout comme, parce que trop discriminante aussi, la maîtrise de l'écrit est délaissée au profit de l'oral en français et langues étrangères). Difficile de ne pas se rendre compte qu'ainsi on a sacrifié la capacité de la France à rester une puissance technologique majeure.
Réponse de le 21/11/2015 à 14:10 :
De 1973 à 1981 l'inflation n'est jamais descendue en dessous de 9%, et l'inflation a commencé à baisser dès 1981(13.4%), le record étant en 1980 (13.6%)!!!

Mitterrand va la ramener à 2.6¨% en 1986 avec une baisse de 2 à 3 point par an.

Il est celui qui a vaincu l'inflation.

Essayez d'être crédible, car commencer par lier inflation et Mitterrand vous décrédibilise totalement!

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