Plan de relance de l'UE : des lenteurs qui inquiètent les experts
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La lenteur d'exécution du plan de relance post-Covid européen inquiète les magistrats de la Cour des comptes européenne dans un rapport publié ce lundi.
Reuters
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La lenteur d'exécution du plan de relance post-Covid européen inquiète les magistrats de la Cour des comptes européenne dans un rapport publié ce lundi.
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La Cour des comptes européenne s'alarme. Selon elle, le plan européen de relance post-Covid se déploie trop lentement. Un plan qui consiste en des subventions et prêts accordés aux pays membres de l'Union européenne et financés par un emprunt commun européen pour un total de 724 milliards d'euros, sous l'étiquette de Facilité pour la reprise et la résilience (FRR).
Ses objectifs, « à savoir aider les pays de l'UE à se remettre de la pandémie et à devenir plus résilients, risquent dès lors de ne pas être atteints », avertit-elle.
Le recours commun à l'emprunt, incarnation de la solidarité européenne face à la crise du Covid-19, est un mécanisme inédit décidé en juillet 2020 après de difficiles négociations pour surmonter l'hostilité de plusieurs pays dits frugaux, menés par les Pays-Bas, qui s'inquiétaient de devoir financer les dépenses de pays du sud de l'Europe, selon eux moins vertueux.
L'argent emprunté doit faciliter la modernisation de l'économie européenne pour renforcer écologie et numérique. Il doit financer la rénovation thermique de bâtiments, des projets ferroviaires, bornes de recharge pour véhicules électriques, réseaux de télécommunications à haut débit ou infrastructures de stockage des données.
Les pays du Sud en sont les principaux bénéficiaires, Italie et Espagne en tête.
Pour décrocher les financements prévus, les 27 Etats membres ont dû déposer des plans nationaux d'investissements associés à des réformes structurelles. Les déboursements, par étape, sont conditionnés à l'atteinte de certains objectifs. Ce processus complexe engendre des retards. Fin 2023, les pays de l'UE avaient utilisé moins d'un tiers des fonds prévus, d'après le rapport.
« Même si le rythme des paiements de la Commission européenne s'accélère, les États membres pourraient être dans l'incapacité d'appeler ou d'utiliser les fonds à temps, d'achever les mesures qu'ils ont prévues avant l'expiration » du plan en août 2026 et, donc, ils pourraient ne pas « bénéficier des avantages économiques et sociaux escomptés ».
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La Cour craint aussi que les Etats perçoivent des « sommes conséquentes » pour des projets finalement abandonnés. Les auditeurs rappellent en effet qu'aucun dispositif de recouvrement des fonds n'est prévu quand un pays a rempli les engagements lui permettant de bénéficier des aides mais ne mène pas le projet à son terme.
(Avec AFP)
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