Ralentissement en juin de l'inflation dans la zone euro

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Si le chiffre est conforme aux attentes des analystes, il reste une déception pour la Banque centrale européenne, qui a mis en oeuvre un vaste programme de rachats d'actifs pour faire repartir l'inflation à la hausse.
Si le chiffre est conforme aux attentes des analystes, il reste une déception pour la Banque centrale européenne, qui a mis en oeuvre un vaste programme de rachats d'actifs pour faire repartir l'inflation à la hausse. (Crédits : Reuters Wolfgang Rattay)
Les prix à la consommation dans les 19 pays de la zone euro ont progressé de 0,2% en juin contre 0,3% en mai, selon une première estimation publiée mardi par l'office européen de statistiques Eurostat. Un ralentissement qui s'explique par la contraction des prix de l'énergie et une hausse modérée des prix alimentaires.

Après un rebond en mai dernier, l'inflation a finalement ralenti en juin dans la zone euro, à 0,2% contre 0,3% en mai, selon une première estimation publiée mardi par l'institut européen de statistiques Eurostat.

Si le chiffre est conforme aux attentes des analystes, il reste une déception pour la Banque centrale européenne, qui a mis en oeuvre un vaste programme de rachats d'actifs -depuis plusieurs mois- pour faire repartir l'inflation à la hausse.

Début juin, l'institution de Francfort avait même relevé sa prévision d'inflation pour la zone euro en 2015 à 0,3% contre 0% précédemment. Elle avait laissé inchangées celles pour 2016, à 1,5%, et 2017 à 1,8%.

L'inflation sous-jacente repart à la baisse

Parmi les principales composantes de l'inflation en juin, le secteur alimentation, alcool et tabac devrait connaître le taux annuel le plus élevé à 1,2%, stable par rapport à mai, suivi des services (1,0% contre 1,3% en mai), des biens industriels non énergétiques (0,4% contre 0,2% en mai) et de l'énergie (-5,1% contre -4,8% en mai).

L'inflation sous-jacente, qui ne prend pas en compte les secteurs de l'énergie, l'alimentation, l'alcool et le tabac, est considérée comme plus révélatrice de l'évolution des prix car elle exclut les éléments volatils. En juin, elle est également repartie à la baisse dans la zone euro, à 0,8% contre 0,9% le mois précédent. Elle stagne donc sous les 1% depuis octobre 2013.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 01/07/2015 à 8:48 :
Ceci démontre que la reprise n'est pas là et la France à l'économie "robuste" en est grandement responsable. Les socialistes français ont quelle différence avec les socialistes grecs qui ont gavé leur fonction publique et corrompu le système? Sans reprise les taux finiront par monter malgré la planche à billets de la BCE. La dépense publique française n'est pas supportable donc le pire est à venir. L'avenir de la France, c'est la Grèce car il n'y aura pas de croissance pour sauver les fesses du "président".
Réponse de le 01/07/2015 à 15:23 :
Les 2 nouvelles preuves du jour qui accréditent votre argumentation, nous sommes encore en décroissance.
1) les +15% de progression du marché automobile durant le mois de juin.
2) Indice PMI Markit de l'industrie manufacturière, avril > juin :
Industrie manufacturière, avril > juin :
48 > 49,4 > 50,7. Plus haut de 14 mois (prévision était à 50,5).
Ces chiffres prouvent bien que l'économie française est stable et reste plantée.
Wafwaf!

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