Réélection de Tusk, la Pologne promet la vie dure à l'Europe

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Outrées par la reconduction du Polonais Donald Tusk au poste de président du Conseil européen, les autorités polonaises ont annoncé samedi qu'elles allaient mener la vie dure à leurs partenaires à Bruxelles. Les conservateurs du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir à Varsovie ne voulaient pas du maintien dans ses fonctions de l'ex-Premier ministre libéral. Mais les Européens ont décidé jeudi de renouveler son mandat.
Interrogé samedi par le journal tabloïd Super Express, le chef de la diplomatie polonais, Witold Waszczykowski, a prévenu que la Pologne répliquerait à ce vote "en bloquant d'autres initiatives, en jouant un jeu très dur" au sein de l'Union européenne. "Il faut que cela soit dit publiquement: la politique de l'UE est devenue une politique du deux poids, deux mesures, une politique de la tromperie", affirme-t-il.
Donald Tusk a été reconduit jeudi à la présidence du Conseil européen malgré la vive opposition de son pays natal, la Pologne, en obtenant le soutien des 27 autres chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne. Le président François Hollande avait défendu la candidature de l'ancien Premier ministre polonais "à la fois pour des raisons de continuité, de cohérence, de stabilité". Seule la Première ministre polonaise, Beata Szydlo, s'est opposée à ce choix, a précisé le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka.
Elle avait critiqué à son arrivée à Bruxelles l'hypothèse qu'un président du Conseil européen soit désigné sans le consentement de son pays natal. Donald Tusk occupe le poste depuis le 1er décembre 2014. Ce mandat de deux ans et demi est renouvelable une fois. A Varsovie, Jaroslaw Kaczynski, le chef de file du parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir), a estimé que la réélection de Donald Tusk démontrait que l'UE était sous domination allemande et ignorait les intérêts des Etats membres. "Si l'UE ne s'écarte pas de cette voie, elle n'aura plus lieu d'être", a-t-il dit.
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Jaroslaw Kaczynski juge Donald Tusk "moralement responsable" de la mort de son frère jumeau Lech dans un accident d'avion en Russie en 2010. Donald Tusk dirigeait alors le gouvernement. Les enquêtes ont conclu à une erreur de pilotage.
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