Réforme de la zone euro : Merkel reste inflexible face aux idées de Macron
latribune.fr

Merkel prete aux compromis avec la france sur la zone euro
Michaela Rehle
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Merkel prete aux compromis avec la france sur la zone euro
Michaela Rehle
Le conseil des ministres franco-allemands sur la réforme de la zone euro, c'est dans moins de dix jours (le 19 juin). Et Angela Merkel se montre toujours inflexible sur la question du budget d'investissement, une des mesures phares de la réforme soutenue par Emmanuel Macron, qui le veut conséquent. "Je ne dit pas qu'il n'aura rien de ce qu'il veut", a-t-elle déclaré dimanche 10 juin à la télévision allemande.
Et d'ajouter que le président français a fait des propositions "dont il sait depuis longtemps qu'elles ne sont pas les bonnes selon moi".
Il y a quelques jours, la chancelière allemande avait concédé dans les colonnes du Frankfurter Allgemeine Zeintung la création d'un budget d'investissement, mais limité à quelques dizaines de milliards d'euros, loin des souhaits de départ d'Emmanuel Macron, qui table plus sur un montant à trois chiffres en milliards d'euros. Ainsi dimanche, elle a insisté sur son idée "d'investir 1% ou 2% du PIB dans la zone euro".
Si l'Élysée s'est félicitée de ce petit pas en direction de la position d'Emmanuel Macron, ce dernier a souligné, lors d'une conférence en marge du sommet du G7, qu'il restait "un gros travail à faire d'ici au Conseil de juin".
Selon une source gouvernementale interrogée par l'AFP, le ministre français des Finances Bruno Le Maire et son homologue allemand Olaf Scholz ont déjà discuté pendant près de 14 heures dans un hôtel parisien, à partir de samedi après-midi jusqu'au petit matin dimanche, sans toutefois parvenir à un accord.
Pour autant, Paris et Berlin se disent toujours "déterminés" à trouver rapidement un compromis sur la réforme de la zone euro avant le sommet (très attendu) de l'UE le 29 juin prochain.
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De son côté, Angela Merkel est aussi revenue dimanche soir sur l'un des autres grands chantiers de réformes : la crise migratoire. Elle a martelé la nécessité d'une politique d'asile commune et d'un partage du fardeau migratoire au nom des leçons de la crise de 2015. Cette position a été rejetée par plusieurs pays européens, en particulier ceux de l'Est qui ne veulent pas voir s'imposer de demandeurs d'asile.
Et d'ajouter :
(avec AFP et Reuters)
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