Royaume-Uni: le travailliste Sadiq Khan, nouveau maire de Londres

latribune.fr

latribune.fr
Sadiq Khan, député travailliste, a remporté l'élection municipale de jeudi à Londres avec 57% environ des suffrages et près de 14 points d'avance. Il bat ainsi son rival conservateur Zac Goldsmith pour devenir le premier maire musulman de la capitale britannique.
M. Khan, ancien avocat des droits de l'Homme, succède à l'excentrique conservateur Boris Johnson, un partisan d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne à qui l'on prête l'ambition de devenir Premier ministre.
Confirmée tard dans la nuit de vendredi à samedi, l'élection de Sadiq Khan, fils d'un chauffeur de bus pakistanais et qui a grandi dans une HLM au sud de Londres, prend une valeur tout à fait symbolique dans ce scrutin qui l'opposait à Zac Goldsmith, fils du financier milliardaire Jimmy Goldsmith.
"Cette élection n'a pas été sans controverse, et je suis très fier que Londres ait choisi aujourd'hui l'espoir contre la peur et l'unité contre la division", a déclaré le nouveau maire de Londres dans un bref discours prononcé après la proclamation de sa victoire.
Sadiq Khan, donné gagnant par les enquêtes d'opinion d'avant scrutin, a toujours conservé son avance sur son rival malgré les accusations lancées par ce dernier selon lesquelles le candidat travailliste était proche de prêcheurs radicaux et qu'il fournissait de "l'oxygène" aux extrémistes. Pour sa défense, Sadiq Khan a expliqué qu'il avait combattu l'extrémisme toute sa vie et qu'il regrettait d'avoir partagé des tribunes avec des orateurs porteurs d'opinions "abjectes".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Il a parallèlement accusé Goldsmith d'avoir recours à une rhétorique similaire à celle de l'Américain Donald Trump pour diviser les Londoniens en fonction de leur religion et d'être déconnecté des réalités en tant que membre d'une élite fortunée.
À lire également
Si les travaillistes peuvent se réjouir de ce succès électoral à Londres, en revanche les résultats en Ecosse et au Pays de Galles montrent que l'opposition et son nouveau chef, Jeremy Corbyn, ancré très à gauche, ont perdu des sièges. Il n'ont toutefois pas subi la déroute que certains leurs prédisaient.
(Avec AFP et Reuters)
latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?