Eurostat a dévoilé ce vendredi les statistiques sur l'évolution des salaires en zone euro, et les nouvelles sont plutôt bonnes. Après un gain de 1,3% au premier trimestre, les salaires ont augmenté de 2% sur les trois mois suivant, soit la plus importante progression depuis le début 2015. Le coût horaire du travail a lui aussi continué à augmenter au deuxième trimestre, avec une hausse de 1,8% sur avril-juin après +1,4% au trimestre précédent.
L'information conforte Francfort dans ses plans. Face à la pression des investisseurs, la BCE a consenti à un calendrier de sortie de son programme d'achat de dettes, dit d'assouplissement quantitatif (ou quantitative easing, abrégé QE en anglais), mais, par prudence, elle a préféré attendre le mois d'octobre pour en donner les détails. En effet, la faiblesse de l'inflation, résultant en grande partie d'une croissance insuffisante des salaires, ne l'invitait pas nécessairement à se séparer si vite de cet outil de politique monétaire. Les données d'Eurostat l'ont donc rassurée.
D'ailleurs, après la publication des chiffres d'Eurostat, Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la BCE, a explicitement indiqué qu'il était temps pour Francfort de réduire son programme d'achat de dettes. Il s'agit à ce jour de l'appel le plus explicite d'un responsable de l'institut d'émission en faveur d'une réduction du QE.
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La BCE a entamé ses achats d'obligations d'Etat en mars 2015, dans le cadre de son programme d'assouplissement quantitatif, censé relancer l'inflation, mais cette initiative, selon ses détracteurs, a surtout servi à créer des bulles, notamment dans l'immobilier et sur le marché obligataire.
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(Avec Reuters)
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