Theresa May choisit le "hard Brexit"

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Theresa May préfère pas d'accord à un mauvais accord et tente de renverser la pression sur l'UE avant l'ouverture des négociations.
Theresa May préfère "pas d'accord" à un "mauvais accord" et tente de renverser la pression sur l'UE avant l'ouverture des négociations. (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Avant l'enclenchement de l'article 50 en mars, l'hôte de Downing Street clarifie sa stratégie et accepte les conséquences de la priorité donnée au contrôle des frontières : la sortie franche du marché unique et de l'UE. De quoi changer la nature des négociations et présenter de nouveaux défis à Londres.

Theresa May a donc choisi la voie du « Brexit dur » ou, certains corrigeront, du « Brexit clair ». La première ministre britannique a, ce mardi 17 janvier 2017, pris à contre-pied ceux qui la critiquaient depuis des mois pour son supposé manque de perspectives et de plans concernant les négociations pour la sortie de l'Union européenne décidée par les électeurs le 23 juin.

Coupure nette

Son plan en 12 points présenté lors d'un discours ce midi à Lancaster House, à Londres, a été particulièrement clair : la priorité du gouvernement britannique est le contrôle de ses frontières. Et, tirant les conclusions de lui-même de cette priorité, il annonce une sortie sans ambages de l'UE. « Il n'y aura pas d'adhésion partielle de l'UE, d'association avec l'UE, ni rien qui nous laisse un pied dedans et un pied dehors. Nous ne cherchons pas à adopter un modèle déjà utilisé par d'autres nations, nous ne cherchons pas à maintenir de morceaux d'adhésions », a clairement dit Theresa May.

Et d'ajouter : « rester dans le marché unique signifierait rester soumis aux lois de l'UE, ce serait rester dans l'UE ».  Le langage est limpide : le Royaume-Uni quitte pleinement l'UE et le marché unique, il ne veut pas rejoindre l'Espace économique européen comme l'Islande, la Norvège ou le Liechtenstein, pas plus que des accords bilatéraux comme la Suisse. Il veut un « partenariat nouveau et entre égaux, entre une Grande-Bretagne mondiale, autonome et indépendante et nos amis et alliés dans l'UE ».

Theresa May a ainsi placé parmi ses 12 objectifs, le contrôle de l'immigration avec l'impossibilité pour les étrangers, y compris communautaires, d'immigrer au Royaume-Uni sans offre de travail ferme, mais aussi le retrait de la juridiction de la Cour de justice de l'UE - un des arguments des pro-Brexit durant la campagne. Elle reprend aussi l'idée que l'immigration « a exercé une pression à la baisse » sur les salaires. C'est dans ce cadre que pour avoir un pays « plus juste », Theresa May souhaite donner la priorité au contrôle des frontières.

Ambition politique

Avec ce discours, la locataire du 10, Downing Street, coupe l'herbe sous le pied de beaucoup de partisans du « Remain », du maintien dans l'UE, qui espéraient soit un partenariat étroit laissant la porte ouverte à une réadhésion, soit un processus incertain permettant d'inverser aux cours des négociations par un second référendum le cours du Brexit. Theresa May a réaffirmé qu'elle réaliserait le Brexit. « Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne. Mon travail est d'obtenir le meilleur accord possible pour cela », a-t-elle martelé.

La chef de file des Conservateurs emmène donc clairement son parti dans le camp du Brexit, alors que la vie politique britannique est sur le point de se structurer, si l'on en croit les dernières élections partielles, autour de cette question de l'UE. Son ambition est désormais de ramener chez les Tories les électeurs du parti anti-UE UKIP qui a de facto perdu une certaine raison d'être, mais aussi tous les électeurs favorables au Brexit. Les Conservateurs souhaitent se présenter comme le parti qui a réalisé le Brexit : c'est désormais clairement toute l'ambition politique de Theresa May. La manœuvre est donc politique et cela est confirmée par la décision de soumettre au Parlement l'accord final négocié avec l'UE.

Nouvelle donne pour les négociations avec l'UE

Cette nouvelle stratégie prend également de court les Européens. La stratégie de l'UE depuis le 23 juin tient précisément à la fermeté du refus d'un accord intermédiaire permettant à Londres de demeurer dans le marché unique tout en refusant la liberté de circulation. Les Européens ont affirmé leur refus du « picorage » (« cherry picking ») de mesures pour permettre un accord avantageux au Royaume-Uni. Theresa May les a simplement pris au mot : désormais, leur position est celle du gouvernement britannique puisque ce dernier accepte sans sourciller de quitter le marché unique. Dès lors, le principal moyen de pression des Européens se dissipe. Et ces derniers vont devoir définir une nouvelle stratégie sur leurs relations avec Londres.

La vraie question est désormais de savoir s'il peut y avoir une position commune européenne pour définir un accord sur les nouvelles bases posées par Theresa May. Une des questions encore ouverte reste celle de l'union douanière et des droits de douane. Le discours de la première ministre laisse entendre qu'elle veut quitter l'union douanière pour ne pas être liée par les droits externes, mais elle défend l'idée de l'absence de droits de douanes entre le Royaume-Uni et le marché unique. Les Européens accepteront-ils ces conditions ? Dès lors que Londres accepte la logique de la sortie de l'UE et du marché unique, les pays européens exportateurs adopteront-ils encore une logique « punitive » ou chercheront-ils à trouver un compromis ? Theresa May entend donc désormais renverser la pression en la plaçant sur l'UE. La première ministre a clairement indiqué qu'elle préférait  « pas d'accord » à un « mauvais accord ». Et que, si le partenariat n'était pas possible, elle choisirait de baisser les impôts pour attirer l'investissement. Une menace au « dumping fiscal » déjà agitée par Philip Hammond, son chancelier de l'échiquier

Pour autant, la période des négociations s'annonce comme très difficile et Theresa May ne le cache pas. « Nous ferons tout ce qui est possible pour donner le plus de clarté et de certitude à chaque étape », a expliqué la première ministre qui appelle cependant à « accepter que la route devant nous sera incertaine au cours du temps, mais aussi à croire qu'elle mène à un avenir plus radieux pour nos enfants et nos petits-enfants ». Theresa May ne cache donc pas les difficultés, mais elle considère qu'il s'agit là d'une conséquence du choix des Britanniques le 23 juin. « Le peuple britannique a pris sa décision les yeux ouverts », a-t-elle martelé.

Premier défi : conclure des accords commerciaux bilatéraux

Les défis seront donc considérables pour parvenir à l'objectif de Theresa May : faire du Brexit une « opportunité de rendre la Grande-Bretagne plus forte, plus juste et plus mondialisée ». La sortie de l'UE et le possible rétablissement de droits de douane ne signifierait donc pas que le pays se refermera sur lui-même, hors de la mondialisation ? Theresa May y voit au contraire un moyen de s'ouvrir davantage sur le reste du monde. « Nous voulons être une vraie Grande-Bretagne mondialisée, le meilleur ami de nos amis et voisins de l'UE, mais aussi un pays ouvert au-delà des frontières de l'Europe. Un pays qui ira vers le monde pour construire des relations avec de vieux amis et de nouveaux alliés », explique la première ministre.

L'objectif est donc clairement de tresser un réseau d'accords bilatéraux avec « l'Anglosphère », les pays anglophones et les anciens membres de l'Empire, mais aussi les pays émergents à forte croissance.  C'est même un des 12 objectifs du gouvernement. L'objectif serait alors de faire en sorte que le Royaume-Uni obtienne de meilleurs accords commerciaux seule que dans l'UE avec des marchés en croissance. Sur ce point, le nouveau président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a déjà affirmé sa disponibilité à conclure un accord commercial avec Londres « rapidement », alors que le traité transatlantique avec l'UE semble en mauvaise voie. Mais que proposeront exactement les Etats-Unis qui affichent un déficit avec le Royaume-Uni ?

Deuxième défi : redéfinir le modèle économique britannique

Reste à définir quel modèle économique le Royaume-Uni post-Brexit adoptera. Le modèle actuel est fondé sur l'attraction de capitaux étrangers par une fiscalité très favorable. Ces investissements se concentrent dans les services, la finance et l'immobilier, laissant des zones entières désertifiées. Ceci a été un des éléments qui ont décidé les populations ouvrières du nord de l'Angleterre et du pays de Galles à voter pour le Brexit. A l'automne, Theresa May s'était dite consciente de la nécessité de rééquilibrer le modèle vers l'industrie et de maintenir les niveaux de vie des ouvriers.

Mais la voie est ici étroite. Si, comme elle l'a affirmé, Theresa May répond à la mauvaise volonté de l'UE en se lançant dans une course à la baisse des impôts sur les entreprises pour améliorer sa compétitivité et maintenir sur son territoire les entreprises et les banques, il faudra sans doute couper dans les dépenses publiques et dans les droits des travailleurs. Un tel projet ne viendrait que renforcer le modèle économique actuel. Mais comment Londres pourrait-elle alors bâtir un nouveau modèle rapidement alors que les ambitions d'investissements publics ont été revues à la baisse dans le projet de budget ? Ce dilemme - maintenir des droits et éviter un nouveau tour de vis austéritaire tout en sauvant ce qui peut l'être de l'actuel modèle économique britannique - est désormais le principal défi de Theresa May, bien plus que les négociations avec l'UE.

La livre faible peut en partie aider le gouvernement à résoudre ce dilemme en attirant les investisseurs. Mais si cette baisse alimente trop l'inflation, la Banque d'Angleterre devra réagir et faire remonter ses taux, ce qui annulera en partie les effets monétaires. Bref, compter uniquement sur la monnaie ne résoudra pas le problème de fond du modèle économique.

Troisième défi : maintenir l'union

L'autre défi sera aussi un objectif affiché par la première ministre : sauvegarder l'union. Dans le cadre d'un « hard Brexit », l'Ecosse et l'Irlande du Nord, les deux membres de l'union qui ont voté contre le Brexit, risquent d'être les dindons de la farce. Les demandes de la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, du parti nationaliste écossais (SNP), d'une « voie spéciale » écossaise  pour le Brexit, semblent avoir été rejetées par Theresa May. Y aura-t-il alors une décision de lancer un second référendum sur l'indépendance ? Mais alors, deux obstacles se dresseront. D'abord, à la différence de 2014, Londres refusera de l'accepter et, partant, l'UE - qui a un œil sur les intentions catalanes de référendum unilatéral - aussi.  Ensuite, les derniers sondages sont très défavorables à l'indépendance : l'enquête BMG de décembre donne 7 points d'avance au « non ». Dès lors, Downing Street entend donner quelques gages. Dans les pouvoirs qui seront rapatriés de l'UE, Theresa May a ainsi affirmé que l'Ecosse et le Pays de Galles auront leur part et que le gouvernement prendra en compte les propositions des deux provinces. Mais les discussions avec Edimbourg s'annoncent tendues.

La question irlandaise n'est pas moins délicate. L'Irlande du nord souhaite rester dans l'union, mais aussi conserver l'union douanière et les frontières ouvertes avec la République d'Irlande. Ce sera un élément délicat. Theresa May a assuré vouloir « conserver la relation spéciale entre l'Irlande et l'Irlande du Nord » et trouver des solutions pour cela. Londres peut certes conserver le traité bilatéral avec Dublin sur les frontières, mais alors puisque l'Irlande sera dans le marché unique, il faudra établir des contrôles entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord. Ceci risque de déplaire aux Unionistes, sans contenter les Nationalistes irlandais. Sans compter qu'en Ecosse, on verra l'exception de l'Ulster avec envie. Ce sera là un vrai défi pour Theresa May, encore complexifié par une situation politique locale explosive avec, à la clé, des élections le 2 mars.

Au final, le choix de Theresa May clarifie en partie la situation. Mais elle laisse de nombreuses inconnues sur l'avenir du Royaume-Uni et donc de nombreuses incertitudes.

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a écrit le 19/01/2017 à 10:12 :
En s'attelant au marché commun dans une noria de tricheurs, au serpent monétaire, et 10 fois pire à l'euro, on a ruiné notre pays, fermé nos usines et avec l'euro trop trop fort pour nos économies mais pas pour l'immigration, on a ruiné notre pays.
Bien sur en empruntant à tour de bras, on a fait illusion, surtout en obéissant aux dictats des fonctionnaires on en a embauché encore plus, ou l'art de devenir chef en faisant trimer les arrivants. (ouis en devenant le chef du chef on n'imagine pas le coût d'une heure effective, lol!)
a écrit le 18/01/2017 à 20:15 :
Theresa May a eu un langage direct sans ambiguïté, nos pays ont besoin de dirigeants au caractère bien trempé qui ne se laisse pas influencés!
a écrit le 18/01/2017 à 15:40 :
Theresa May choisit le "hard Brexit" parce qu'on lui a sacrément forcé la main en lui promettant de sang et des larmes car il ne fallait pas que d'autres peuples suivent l'exemple anglais, car au début elle semblait vouloir arrondir les angles avec l'E;U. C’était presque gagné, sauf que ce bourrin de Trump a décidé de leur tendre la main et voila que T. May menace l'Europe de faire « dumping fiscal ». Et au final l'Europe devra peut être mettre de l'eau dans son vin. Reste que le R.U était un gros contributeur de l'Union Européenne, alors les contributeurs restants vont-ils devoir rallonger "leurs cotisations" ou est ce que les bénéficiaires vont-ils devoir faire ceinture ?
Réponse de le 18/01/2017 à 21:38 :
@paul: comme les socialos et Hollande vont probablement disparaitre, on peut sereinement envisager que la Grèce sera obligée de sortir de l'UE si les fonds de l'UE (notamment de la contribution britannique) ne sont plus disponibles. Le nouveau gouvernement français n'augmentera probablement pas les taxes et impôts pour soutenir les Grecs, car la "cotisation française" va de toute manière croître pour combler le retrait anglais. A suivre.
a écrit le 18/01/2017 à 13:52 :
Ceux qui ont fait campagne pour le brexit ont disparu le lendemain du vote laissant aux partisans du maintien la sale besogne de mettre en oeuvre ce dont pourquoi ils avaient milité. Cela doit faire partie de l'exception britannique, so british..
a écrit le 18/01/2017 à 10:27 :
Et un « Frexit » (« French exit ») ?

Gageons qu’il n’y a qu’en France que personne, dans les plus hautes sphères de l’État, n’a osé même réfléchir à ce qui se passerait en cas de multiplication des « Xit » et comment la France pourra défendre ses intérêts lorsque le château de cartes s’écroulera.

En France, parler de « Frexit » est interdit dans tous les grands médias, l’UPR en sait quelque chose depuis 9 ans !

Comme d’habitude dans notre longue histoire, les dirigeants français refusent de réfléchir à ce qui leur déplaît. Tout comme dans les années 1930, aucun dirigeant français ne voulait écouter les appels pressants du colonel de Gaulle à réarmer la France avec des blindés, au motif allégué que les Allemands ne pourraient pas franchir la ligne Maginot, dans les années 2010, aucun dirigeant politique ne veut écouter les analyses et les propositions de « Frexit » formulées par l’UPR depuis 9 ans.

Tout au long des siècles, cette politique de l’autruche des dirigeants français a été à l’origine des plus grands désastres de notre pays.

Parmi tous les partis politiques se présentant à toutes les élections, l’UPR est seule à faire face avec lucidité et courage à l’effondrement qui arrive, en proposant aux Français le triple « Frexit », celui de l’UE, de l’euro et de l’O.T.A.N.
Réponse de le 18/01/2017 à 13:36 :
"Tout au long des siècles, cette politique de l’autruche des dirigeants français a été à l’origine des plus grands désastres de notre pays."

De siècles carrément !!!! pas l'impression d'exagérer ???? Je compte moins de 100 ans dans votre exposé.
Réponse de le 18/01/2017 à 20:53 :
EXAT? BONNE ANALYSE? LE TEMPT SERAS COURT OU LE CHATEAU DE CARTE DES BANQUIERS EUROPPEENS VAS S ECROULE POUR N AVOIR PAS VOULUE FINIR ET CONSOLIDER L EUROPE DES PEUPLES? ?? L EPOQUE QUI ARRIVE VAS ETRE HOULEUSE POURS LES PEUPLES D EUROPES CAR CEST ENCORE EUX QUI PAYERONS LES POTS CASSE PAR L INCONPETANCE DE NOS HOMMES POLITIQUES DE DROITE COMME DE GAUCHES?ILS ONT LES POCHES LOURDES MAIS LEURS TETE ET VIDE???
a écrit le 18/01/2017 à 10:00 :
T. M. nous montre que le grand bain du commerce international, lui aussi réglementé par l'OMC, est tout a fait attrayant. Les droits de douane ne sont que des mesures de sauvegardes et l'exception.justifiée par une concurrence déloyale entre pays. Elle justifie aussi la position d'A.M. qui ne souhaite pas plus d'intégration européenne. Il est curieux de voir deux femmes, très profil bas, restructurer prudemment les relations internationales et ses équilibres, devant une grande Amérique qui se veut économiquement plus prospère et moins gendarme du monde.
Réponse de le 18/01/2017 à 13:11 :
Le régime OMC est tellement attrayant que que le R-U souhaite négocier un maximum d'accord de libre-echange...pour echapper au régime général OMC. Mais le probleme pour le royaume Uni est bien plus compliqué: en sortant de l'Union douanière UE (seul moyen pour avoir sa politique commerciale autonome), le Royaume uni doit donc avant cela se ré-inventer un tarif douanier, et le négocier avec les 163 membres de l'OMC...le tout alors que le gouvernement britannique ne dispose quasiment plus d'aucun négociateur sur le sujet depuis des années (et que ceux qui seront recrutés - bonjour la dépense publique supplémentaire - seront tous mobilisé pour justement gerer la sortie du marché unique Européen). Bon courage...ca représente des années de galère et d'incertitude.
a écrit le 18/01/2017 à 10:00 :
Entre les declarations publiques des uns et des autres ,ce qui se dit en privé et ce qui se fera réellement en coulisses ,il y a une marge .Le discourt vers les opinions publiques comptent beaucoup .Si le brexit réussit ,ça va renforcer tous les eurosceptiques sur le point crucial de la libre circulation des personnes,car qu'on le veuille ou non toutes les opinions publiques en europe de l'ouest son contre et beaucoup de partis de droite veulent renegocier ce point .Pour les droits de douanes ,il est de l'interet de personne de les augmenter ,d'ailleurs un brexit sec entre la France et l'Angleterre couterait 0.3 à 0.4 % de PIB à la France ,et on a vraiment pas besoin de ça .On peut donc penser que ,en catimini ,les droits de douanes seront à minima d'autant que la menace de baisser les impots sur les sociétés pour attirer les capitaux peut se doubler d'une autre menace ,non dites celle là ,de devenir un paradis fiscal ,et un paradis fiscal au porte de l'Europe qui est d'une toute autre dimension que la Suisse ça risque de donner des cauchemards à beaucoup de dirigeants européens .Comment vont s'y prendre les dirigeants européens pour montrer que le brexit est un echec cuisant et donc couper l'herbe sous les pieds des eurosceptiques européens ,et du coté anglais que se sera necessairement un succés !Le travail des dirigeants des deux cotés envers leurs opinions publiques va etre passionnant à voir et entendre .....
a écrit le 18/01/2017 à 9:31 :
Nous ne faisons qu'assister à la confirmation de la tendance réelle des anglais. Ils n'ont jamais été européens, et il s'acheminent de plus en plus vers un statut de 51e état des US... S'ils pouvaient découper leur socle continental, il y a belle lurette qu'ils se seraient déplacés au large de Manhattan. So long guys... :-)
a écrit le 18/01/2017 à 8:53 :
La position de la Grande Bretagne n'a rien d'étonnant. Seuls quelques commentateurs et économiste à l'esprit braqués sur la gouvernance du monde par les lois de la finance, le libre échange et la mondialisation ont pu se tromper et se faire peur en croyant que la Grande Bretagne allait garder les mains liés avec l'UE et négocier toutes sortes de passe-droits.

Cette position claire est la position la plus intelligente qu'un pays pouvait adopter face aux impératifs d'indépendance et de souveraineté qu'il entendait retrouver.

En reprenant une liberté totale, la Grande Bretagne va pouvoir sélectionner ses partenaires sans aucun frein ni aucune obligation non souhaitée de quelque nature que ce soit. Et ne doutons pas un seul instant qu'elle arrivera à trouver des accords bilatéraux sélectifs, y compris avec certains pays membres de l'UE ; accords qu'elle n'aurait pas réussi à concrétiser en restant au sein de l'union compte-tenu des obligations générales que ladite union lui imposait.
C'est un pari sur le long terme que la Grande Bretagne gagnera. Elle démontrera alors à tous les autres que l'UE supranationale est une monstrueuse erreur.
a écrit le 18/01/2017 à 8:22 :
Il faut donc donner la possibilité à Mrs May de contrôler l'immigration à l'arrivée sur le sol UK et arrêter de le faire sous-traiter avantageusement au départ de France comme c'est le cas actuellement . Et vite....
a écrit le 17/01/2017 à 23:26 :
Dans les faits, ce discours est avant tout un aveu d'échec : Mme May admet que sa promesse initiale (fermer les frontières tout en restant plus ou moins dans le marché commun) était irréaliste.
a écrit le 17/01/2017 à 23:26 :
Je ne partage pas votre opinion sur le whisky breton.C'est une hérésie et Jeanne d'Arc à été brûlée pour moins que cela !Pour la sortie de l'U E des sujets de sa gracieuse Majesté il s'agit d'un combat de catch dans un tunnel .A Dakar ils ont montré leur respect des marins français...
a écrit le 17/01/2017 à 19:47 :
qu'elle déclenche l'article 50 au lieu de pérorer comme elle le fait depuis le vote.

Et on verra bien ce qui se passera pendant les discussions et surtout après.
a écrit le 17/01/2017 à 19:29 :
Trump se dit favorable à un accord de libre-échange avec le RU alors qu'il ne veut pas de libre-échange avec le Canada ou le Mexique. Le RU veut un accord de libre-échange avec l'UE et les USA donc un accord de libre échange entre les USA et l'UE en passant par le RU. Le RU menace de devenir un paradis fiscal tout en voulant des accords de libre-échange ? Bref, tout cela n'est pas très sérieux. Quand le RU va revenir aux dures réalités, les lendemains risquent d'être amers. L'UE survivra sans le RU. L'inverse n'est pas sur.
Réponse de le 18/01/2017 à 8:13 :
Vous savez, la cohérence et Trump... C'est bien ce qui montre le niveau moyen des électeurs, que ce soit aux USA, au Royaume-Uni ou en France (où entre Marine Le Pen et l'extrême-gauche allant jusqu'aux Hamon et Montebourg, dont le point commun est de promettre tout et son contraire, on doit frôler ou dépasser les 50%). D'ailleurs cette notion de candidats anti-système fait doucement rigoler, étant tous incapables de définir le système contre lequel ils disent se dresser... Le pire c'est qu'il existe tant de gogos qui y croient.
a écrit le 17/01/2017 à 19:13 :
Dans le commerce la seule loi existante est celle du plus fort.
Les conservateurs semblent l'avoir oublié.
Mais que ce soient les chinois, les américains les indiens et les membres du commonwealth ils le savent et le pratiquent très bien. L'UE un peu moins.
Bonne chance mesdames et messieurs les anglais.
Réponse de le 18/01/2017 à 8:15 :
... une partie des conservateurs seulement. La base politique de Ms May est extraordinairement étroite...
a écrit le 17/01/2017 à 19:00 :
Que de regret de ne pas avoir une femme stratège à la tête de notre pays, c'est l'alliance qui pense pour nous et bientôt avec un salaire universel à l'essai .
Réponse de le 18/01/2017 à 8:18 :
"stratège", lol. Ms May mène la politique du chien crevé au fil de l'eau... Mais à vrai dire qui pourrait le lui reprocher ?
a écrit le 17/01/2017 à 18:47 :
Maintenant on va surveiller ce qui va se passer en Ecosse.
Réponse de le 18/01/2017 à 8:21 :
Si Ms May veut préserver l'unité du Royaume, n pourrait imaginer un statut spécial pour l'Ecosse et l'Irlande du Nord sur un modèle comparable au statut de Hong Kong dans la Chine. Il s'agirait de permettre à ces régions d'adhérer à l'UE sans remettre en cause la souveraineté de la couronne.
a écrit le 17/01/2017 à 18:44 :
Vu l'immigration arrivée depuis plusieurs années , un peu plus ou un peu moins cela va pas changer grand chose et c'est une île , Bruxelles serait vite bloquée .
a écrit le 17/01/2017 à 18:41 :
Bon courage aux anglais. Ils s'en remettent aux émergents et au Commonwealth, vieux bibelot de l'Empire. Concernant les accords bilatéraux, cela sera difficile avec les géants chinois, indiens ou même US. Ne parlons même pas du risque d'explosion de leur pays avec l'Ecosse et l'Irlande du Nord.
Je ne doute pas que les Anglais sont des pragmatiques et des gens de valeurs mais la tache me semble bien hard ....
a écrit le 17/01/2017 à 18:14 :
J'ai toujours su que c'était une hardeuse
a écrit le 17/01/2017 à 18:13 :
Elle ne pouvait pas faire autrement, elle aurait perdu toute crédibilité auprès de son camp....la suite? Navigation à vue pour tout le monde : "cette situation nous dépasse, feignons d'en être les organisateurs"....a la fin, toujours les mêmes qui règleront l'addition. C'est une certitude!
a écrit le 17/01/2017 à 17:45 :
Et si finalement les Anglais étaient en train de nous démontrer qu' ils sont capables de faire mieux que l UE en l ayant quitté ???c est peut être un exemple à suivre pour notre pays ???simplement quel dirigeant aura le courage de mettre ce processus en route ???le peuple bien sur !!!!
Réponse de le 17/01/2017 à 21:09 :
Pour l'instant ils ne nous ont rien démontré du tout. Même un eurosceptique notoire comme l'auteur de l'article semble très réservé sur les bénéfices que peut tirer le Royaume-Uni de la situation dans laquelle il s'est mis.
Réponse de le 17/01/2017 à 22:48 :
Les anglais réclament à une relation d'égal à égal avec l'UE, or le Royaume-Uni est tout simplement trop petit pour que ce soit possible. Idem avec les Etats-Unis.

Et dans le même temps, le Royaume-Uni est trop gros pour pratiquer les baisses d'impôts sur les sociétés dont ils nous menacent.

Ils ont encore une armée, une police et un état-providence à financer alors que la fermeture des frontières avec l'UE s'annonce au moins transitoirement comme une catastrophe pour leurs entreprises.
Réponse de le 18/01/2017 à 11:56 :
C'est quoi faire mieux? C'est risquer de faire exploser son pays? Faire mieux, c'est perdre le bénéfice d''une multitude d'accord commerciaux sans avoir le fonctionnaires pour en négocier de nouveau? C'est risquer de perdre ce qui a fait la fortune du R-U (la city)? Faire mieux, c'est perdre le bénéfice pour ses citoyens de s'installer ailleurs en Europe? Faire mieux, c'est le fait que ses propres citoyens demain seront discriminé à l'embauche dés qu'ils mettront un pied sur le continent? Faire mieux, c'est le fait que ses propres étudiants vont devoir payer plus demain pour étudier sur le contient s'ils le souhaitent? Faire mieux, c'est ne plus être indemnisé quand votre avion a plus de 2h de retard? Faire mieux, c'est voir ses tarifs d'ininerance telephonique ne plus etre plafonné? Faire mieux, c'est ne plus bénéficier de la protection consulaire de n'importe quel pays européen si vous avez un souci a l'étranger? Faire mieux, c'est ne plus se faire rembourser si le tour Operator avec lequel vous avez reservé vos vacances fait faillite avant votre départ (ou pire rester bloquer sur place et devoir tout payer deux fois)?
un peu de patience, les britanniques vont bientot réaliser ce que c'est de ne plus bénéficier de tous les droits qu'ils avaient grace à l'appartenance à l'UE.
a écrit le 17/01/2017 à 17:29 :
Tout cela est le résultat de la politique de Mme Merkel qui prend ses voisins pour des paillassons.
Réponse de le 18/01/2017 à 11:57 :
Hors sujet complet. L'allemagne n'a pas été un sujet de campagne au R-U. L'immigration européenne a été le quasi seul sujet qui a fait basculer la campagne référendaire.
a écrit le 17/01/2017 à 17:19 :
Une vraie chance pour Marine Le Pen. Un peuple décidé à quitter cette UE technocratique
un peuple qui va contrôler son immigration, sa justice, sa fiscalité. 10 ans sans croissance
un chômage de masse , les français vont peut-être ouvrir les yeux.
Réponse de le 17/01/2017 à 21:18 :
Lol. Quand on voit comment le RU a contrôlé ses frontières face à l'immigration extra-européenne (que n'étant pas membre de Schengen il avait toute latitude à contrôler) et bien que sa position insulaire lui facilite le travail (il n'a qu'à contrôler les ports, aéroports et le tunnel sous la Manche, rien à voir avec des frontières sans obstacle naturel comme en Europe continentale)... on se dit qu'il aura fort à faire pour contrôler l'immigration notamment est-européenne... Quant au chômage de masse en France il est dû à peu près à tout... sauf à l'UE (fiscalité délirante dégradation continue de la compétitivité, droit du travail cauchemardesque,...).
Réponse de le 18/01/2017 à 13:54 :
"un peuple qui va contrôler son immigration"... quand on voit avec quelle "efficacité" le Royaume-Uni a contrôlé ses frontières vis-à-vis des migrants extra-européens que, n'ayant jamais été membre de Schengen, il avait toute latitude de ne pas accueillir, et ce malgré un territoire assez facile à protéger (la situation insulaire fait qu'il y a peu de points de passage à surveiller, les ports, aéroports et le tunnel sous la manche.
Quant à la justice et à la fiscalité, la diversité considérable des situations en Europe montre bien qu'en la matière l'UE est très peu (probablement trop peu) normative.
Réponse de le 18/01/2017 à 20:22 :
L'élection de Trump, le Brexit dur sont un coup de pouce pour Marine Le Pen, les membres de 'Union Européenne font grise mine!
a écrit le 17/01/2017 à 16:40 :
C'est un discours bien charpenté, mais la gueule de bois sera sévère quand il faudra se confronter à la réalité - l'ancien Commonwealth n'a aucune envie de se retrouver dans un espace économique UK, et préférera largement commercé avec UE qu'avec UK.
Quant à un accord avec l'amérique de Trump, c'est impossible. On ne peut pas négocier avec un fou.
UK sera bien seule dans 2 ans.
a écrit le 17/01/2017 à 16:37 :
Le délai de deux ans après notification est bien trop court pour renégocier un accord d'association.Il figure pourtant dans le paragraphe 3 de l'article 50 sur la sortie de l'Union .Après les deux ans c'est la porte sauf unanimité des 27 autres E M....On va dédouaner de nouveau du whisky à Dunkerque comme au temps de ma jeunesse...
Réponse de le 17/01/2017 à 21:21 :
Il y a d'excellents whiskies irlandais... et même bretons. Sans compter que l'Ecosse pourrait quitter le Royaume-Uni et demander à adhérer à l'UE.
Réponse de le 19/01/2017 à 10:31 :
Hé hé, on boira du wisky irlandais qui est bien meilleur!
Mais bon en tant que Breton le brexit est un drame, la nation virtuelle celte : Ecosse, pays de galles, Cornouailles(il éxiste la Cornouaille française autour de Quimper) Irlande nord sera coupée du reste Bretagne, Irlande , Gallice, alors que notre destin était de se retrouver dans une multitude de petites nations, grandes régions et lands au sein de l'Europe.
Economiquement c'est intelligent, moralement non!
a écrit le 17/01/2017 à 16:18 :
Elle rêve un songe éveillé cette May! La GB veut des objectifs qui visent la lune et qui ne s'accompagnent d'aucune souffrance! Comprenne celui qui veut pour ma part je refuse ,n'est il pas
a écrit le 17/01/2017 à 16:01 :
y a pas à dire Donald TRUMP inspire Theresa MAY. Notre prochain président a intérêt à séduire dans sa politique internationale sinon bonjour les dégâts.
a écrit le 17/01/2017 à 15:45 :
De vrais comiques!... Puisque la motivation première des Grands Bretons est la limitation de l'immigration européenne, pourquoi diantre acceptent-ils d'être des Sujets gouvernés par une dynastie d'extraction Allemande (les von Saxe-Cobourg und Gotha)?...
PS: Compte tenu du droit du sang, pratiquement tous les membres de la famille royale ont droit à un passeport Allemand...
a écrit le 17/01/2017 à 15:38 :
Elle veut faire du Thatcher sans en avoir les moyens, car on oublie que Maggie a eu le pétrole de la mer du Nord pour financer tout. Là, 60% de son commerce est avec l'UE; ça va compliquer les choses et puis quand on voit ce que pensent australiens indiens ou néoz sans parler des sudafs (j'ai travaillé avec tous ces gens) des anglais, on peut se poser des questions; je ne suis pas sur que ses projets d'accord avec les anciennes colonies, ça ne soit pas que du rêve. Par exemple, quand les Indiens ont choisi le Rafale, la GB a fait des pieds et des mains pour placer son coucou en jouant sur l'appartenance au Commonwealth entre autres, mais ça n'a rien changé.
Ceci dit, bon vent à mes amis rosbifs, mais tout ceux que je connais ont voté contre le Brexit.
Réponse de le 17/01/2017 à 21:25 :
Maggie, bien qu'elle wanted her money back, s'est bien gardée d'engager le Royaume-Uni sur le terrain hautement glissant de la sortie de l'UE, sachant très bien que ce qui avait motivé l'adhésion du RU était sa très mauvaise santé économique auparavant.
a écrit le 17/01/2017 à 15:35 :
Je reste encore prudent, c'est le Parlement qui doit avaliser ce plan et donc la suite, on ne sait jamais par les temps politiques incertains que nous connaissons...
Moi je ne vois pas comment on pourrait avoir un accord de total libre échange avec eux sans avoir les mêmes règles douanières vis à vis des tiers...Si on ne veut pas d'acier chinois, pas question qu'il rentre et ressorte par la GB ou même sous forme d'une voiture. Ca me parait donc impraticable. Un accord de libre échange limité à certains secteurs ou plus généralement un accord commercial ok. S'ils se mettent à faire du dumping, attaque direct à l'OMC et mise en place de tarifs douaniers.
Ceci dit je leur souhaite sincèrement le meilleur, même si je suis un peu pessimiste pour eux. Je leur souhaite notamment bien du courage pour mener de front des négociations avec l UE, les USA, la Chine ou bien encore l'Inde qui a la réputation d'être un enfer administratif...Quant à leurs anciens dominions, ça fait bien longtemps que l'UE et en particulier l'Allemagne leur vend bien plus que tout ce que la GB ne leur vendra jamais...mais bon l'espoir fait vivre...See you soon "global" Britain :-)
Réponse de le 17/01/2017 à 21:38 :
Afin de sauver les usines anglaises de Nissan et Mini (BMW) le Royaume-Uni sera tenté de négocier un accord de libre-échange sur l'automobile et les équipements automobile (May l'a promis à Ghosn), ceci étant on voit mal comment sans normes identiques, les véhicules produits au RU pourraient ne pas avoir besoin, outre l'homologation pour le Royaume-Uni, d'une seconde homologation pour l'UE. Ca ne poserait probablement aucun problème pour Nissan et Mini, ni pour Rolls, Jaguar, Aston Martin, Land Rover et Bentley, mais il pourrait en être autrement pour les nombreux petits constructeurs, Ariel, Morgan par exemple qui pourraient bien ne pas pouvoir faire face...
a écrit le 17/01/2017 à 15:23 :
Je ne suis pas juge des choix des Britannique: ils se sont prononcés par référendum en faveur du Brexit. Je tiens à souligner que le vote des Britanniques, quel qu’en soit les conséquences, a été respecté; ça porte un nom: le respect démocratique du suffrage universel.
Peut-on en dire autant de la France? Cf 2005!
Réponse de le 17/01/2017 à 15:46 :
je vous rappellerais que le Traité Constitutionnel de 2005 n'est jamais entré en vigueur (malgre le fait qu'il ait recu plus de voix en faveur dans les 4 referendums organises: france, pays Bas, Espagne, luxembourg). Quant au traité de Lisbonne, il contient des differences notables (toute tendant vers le moins d'Europe d'ailleurs) tel que: disparition de la compétence législative en matière de service public européen, compromis de ioanina, reference a la possibilité de retirer des competences à l'UE, etc.
Les parties communes entre les deux étant a 90% l'héritage des traités précédents (lesquels n'étaient pas l'objet de la question référendaire de 2005).
a écrit le 17/01/2017 à 14:56 :
La vraie question est désormais de savoir s'il peut y avoir une position commune européenne". La réponse est déjà connue, c'est non, car les Allemands et les Hollandais par exemple vont passer des accords. Il vaut mieux traiter avec les Britanniques qu'avec les Grecs, n'est-ce pas. D'autre part, Donald Trump a annoncé qu'il était disposé à privilégier des échanges avec les Anglais. Les autres pays de langue anglaise vont faire de mSme et le Royaume-Uni aura donc son propre marché "commun". Si, en plus, les Britanniques font du dumping fiscal, c'est l'UE qui va se désintégrer rapidement et on peut déjà prévoir un Grexit quasi imminent :-)
Réponse de le 17/01/2017 à 15:46 :
C'est dans l'intérêt de tous de parvenir à un accord (et le notre en particulier), reste à déterminer lequel. Je ne crois pas qu'il y ait volonté de les "punir", contrairement à tous ce que disent les tenants de la théorie du "grand complot européiste", juste appliquer le juste équilibre avec un pays tiers certes un peu spécial.
Quant au rapport avec ses anciennes possessions, vous n'aviez pas du lire les déclarations des autorités Maltaises l'année dernière. D'une part vous surestimez l'intérêt de ces marchés, et d'autre part vous les prenez pour des jambons (ils ont leurs propres intérêts et quand on est en Australie c'est plus la Chine que le petit RU..).
Tiens une petite question pour terminer, s ils ont des choses à leur vendre pourquoi ils ne leur vendaient pas avant...? On vend nous en Afrique par exemple, l'Europe ne nous gêne en rien (le fait est que ça ne fait pas de nous des champions de l'export :-) )
Réponse de le 17/01/2017 à 15:50 :
Contrairement à ce que vous dites, il ya une véritable unité sur le sujet chez les 27. Les Pays Bas et l'Allemagne (ni aucun Etat membre seul) ne peuvent pas passer d'accord commerciaux avec qui que ce soit, vu que la politique commerciale est une competence Eurorpéenne exclusive.
La seule vrai question, c'est plutot de savoir si le R-U est capable de s'inventer un tarif douanier en si peu de temps...car un acord de libre echange eventuel pour certains secteur apres le brexit dépend beaucoup de cet aspect. ..;et vu qu'ils n'ont quasiment pas de négociateurs commerciaux, c'est pas gagné. A mon avis, ca se dirige vers une periode transitoire de 2/3 ans en franchise de droit de douane pour le commerce des biens et les services financiers...puis c'est le grand saut dans l'inconnu.
Réponse de le 17/01/2017 à 16:14 :
@Nico: je ne suis pas d'accord. L'Hisotoire nous démontre que les Britanniques ont des liens inaliénables avec le monde anglosaxon. Jean-Christain Petitifls dans son ouvrage sur Louis XVI nous rappelled d'ailleurs que moins de 6 mois après l'arrêt des hostilités (guerre d'indépendance des États-Unis), les Américains reprenaient le commerce avec la Grande-Bretagne comme si rien n'était arrivé. La déclaration hier de Trump confirme que le lien est toujours très fort. Il est possible que de tout petits pays comme Malte ait des divergences légères. Il faut aussi dire que Malte est dans la sphère des pays du Moyen-Orient, comme la Grèce d'ailleurs. L'avenir va très rapidement nous dire que le "Rule Britannia" est toujours à l'ordre du jour :-)
Réponse de le 17/01/2017 à 20:03 :
si je ne dis pas de bêtise, il y avait encore un débat très vif au Canada pour savoir si restait dans le Common Wealth ou pas. C'est vrai que quand on est une République ça fait mal même symboliquement d'être assujetti à une Reine...
Vous avez droit à vos certitudes pas de problème, mais les faits sont têtus, aucune raison qu ils exportent plus après leur Brexit vers ces pays, c'est à dire pas grand chose. Par ailleurs, leur spécialité ce sont les services financiers et sans être désobligeant, le besoin en service financier au Zimbabwe, ben ce n'est pas grand chose.

PS: Malte est dans l UE, dans l'Euro et au large de la Sicile...donc loin du Moyen Orient...
Réponse de le 17/01/2017 à 20:32 :
@Nico: Malte est dans l'UE comme la Grece et la Turquie si on ecoutait les socialistes. Le fait est que leur mentalite est plus proche de celle des Arabes que des Europeens
Réponse de le 17/01/2017 à 23:10 :
@KidA: les Anglais en ont vu d'autres et chacun des pays de l'Union saura reconnaître les siens le moment venu. Je n'invente rien, c'est la nature humaine qui s'exprime quand il ya danger de survie. Quant aux négociateurs, si tu prenais autant de coups de pied dans le derche que la famille royale fait de kilomètres pour promouvoir les intérêts britanniques, tu aurais probablement les caractéristiques du cinocéphale :-)
Réponse de le 18/01/2017 à 0:01 :
"Les Allemands et les Hollandais par exemple vont passer des accords" .
Ben , non, les accords commerciaux relèvent de la compétence exclusive de Bruxelles.
Quand on y connait rien ...
Réponse de le 18/01/2017 à 16:18 :
@Patriot9: que tu crois ! Attends un peu pour voir les réalités de la vie :-)
a écrit le 17/01/2017 à 14:47 :
US, RU, CHINE, RUSSIE: un nouveau Yalta dont l'UE est exclue pour la bonne raison que c'est elle qui est au centre du partage. La balle est dans les mains des Allemands. Autant dire que c'est cuit.
a écrit le 17/01/2017 à 14:34 :
Nous attendons avec impatience le commentaire du troll de LT, comme Cor.. avant
Cordialement
a écrit le 17/01/2017 à 14:30 :
Le nouveau 53 ème état des USA et largement accepté par Trump. C'était prévisible en fonction de la stabilité européenne, malheureusement.
Réponse de le 17/01/2017 à 14:56 :
Mouais... le Royaume-encore-uni devrait alors plus s'attendre à en être l'Ohio que la Californie...
Réponse de le 17/01/2017 à 15:48 :
et c'est qui les 52 et 53 états de l'Union svp...?
a écrit le 17/01/2017 à 14:14 :
L'Angleterre a souvent eu des dirigeants qui agissaient, avec une réflexion stratégique sur la longue durée. L'absence de tels dirigeants en France a anéanti le pays, la perte de l'Amérique en deux temps (Louis XV et Napoléon) étant le tournant, le début d'une descente ininterrompue de grande puissance dominante vers une nation noyée dans une UE qui ne correspond pas à ses intérêts vitaux mais qu'on finance !
S'il y avait des gens intelligents en France, ils auraient déjà agi de suite afin de :
- recréer une UE qui aille dans le sens de nos intérêts (UE avec les seuls pays de l'ouest européen, avec ou sans l'Allemagne, avec un serpent monétaire à la place de l'euro-deutchmark),
- investir pour mettre en valeur les immenses possibilités maritimes de la France (dont pétrole et gaz mais aussi gisements divers),
- un grand plan de relance de l'industrie,
- une vraie décentralisation vers les régions (les historiques, pas les actuelles) qui pourront enfin décider des investissements dans l'économie régionale, avec la suppression des départements et du Sénat (pas élu), la diminution du nombre de députés, la fin de tout cumul de mandats, et 2 mandats maximum de suite pour être élu.
Raz le bol de l'absence complète de réflexion stratégique de ces candidats qui ne sont que le reflet d'un système bien peu démocratique, qui pensent à une carrière (la politique ne devrait pas permettre une carrière ! d'où 2 mandats de suite maximum) au lieu de penser au pays ...
Réponse de le 17/01/2017 à 16:10 :
Je ne pense pas que le choix de T. May (encore faut-il, dans la démocratie parlementaire qu'est le RU, elle le fasse avaliser par le parlement, c'est pas gagné d'avance). relève d'une grande réflexion stratégique, mais plutôt d'une fuite en avant pour tenter de ne pas perdre l'aile europhobe de son parti, au profit de UKIP. Sachant que l'aile europhile de son parti est déjà passée chez les Lib Dem (avec lesquels les tories ont déjà gouverné dans le 1er gouvernement Cameron), ainsi que le prouve la déroute conservatrice dans les partielles au profit des Lib Dem. Le mode de scrutin majoritaire à un tour a fait le reste.
Réponse de le 17/01/2017 à 16:36 :
Vous êtes rigolo
Recréer une UE "dans le sens de nos intérêts", et sans l'allemagne. Notre intérêt, c'est une UE large et forte avec l'allemagne. La France et la Belgique ce n'est pas l'UE...
Investir pour mettre en valeur le domaine maritime : on n'est pas sous colbert, il faut vendre des licences à des opérateurs privés qui investissent, prennent les risques et paient des royalties .
Un grand plan de relance de l'industrie : c'est l'avenir ? Non, c'est la technologie, l'IT l'avenir, pas les locomotives.
Quant à vos réformes politiques, oui, facile à dire mais compliqué à faire. Et reculer sur la réforme des régions, vaste blague. ON défusionne la normandie pour que les deux régions se fassent concurencent et s'annihilent ?
N'importe quoi.
Réponse de le 18/01/2017 à 0:07 :
Fruit d'une réflexion stratégique sur le Brexit ?
T. May est arrivée au 2 eme tour après la débandade de B. Johnson et du UKIP qui n'ont pas pris leur responsabilité, l'Ecosse et l'Irlande sur le bord de déclencher une crise institutionnelle..
C'est un peu le sauve qui peut actuellement en GB
a écrit le 17/01/2017 à 14:09 :
L'Europe ne se portera que mieux sans son loup dans la bergerie. Les anglais n'ont toujours pris dans l'Europe que ce qui les intéressait. Au moins dorénavant, il faut le souhaiter, les choses seront claires. USA ou Europe, les anglais ont choisi leur camp. Et visiblement, Europe ou Angleterre, les américains ont également fait leur choix. J'ai même peur que Russie ou Europe ils aient aussi fait un autre choix que nous. Espérons que nos dirigeants ne seront pas naïfs et ne mettront pas des années à comprendre que la géopolitique mondiale établie après 1945 vient d'être chamboulée totalement, à notre désavantage. Russie, anglo-saxons, monde Arabe, nous sommes entourés de gens qui nous méprisent, voire nous veulent du mal. Les tweets de Trump ne font que dire tout haut, ce que tous ces gens pensent tout bas. Ne vous faites plus d'illusions.
Réponse de le 17/01/2017 à 16:01 :
Le vote aux Royaume Uni c'était 52/ 48, Trump a carrément perdu le vote populaire, les Russes avant la Crimée dealait des facilités pour venir en UE et le monde arabe c'est pas loin de rien vouloir dire...
Fini la naiveté peut être, faisons ce qu il faut pour assurer notre souveraineté européenne, mais nous restons la zone la plus riche et la plus ouverte du monde. La plus riche ça finira sans doute un jour par changer (faut voir ce qu'étaient l Inde ou la Chine au XVIIIème siècle...), mais pour ce qui est de l'ouverture et à part si nous rejouons nos suicides collectifs du XXeme, ça peut durer, car c'est le fruit de notre Histoire.
Réponse de le 17/01/2017 à 16:47 :
@ un peu de mesure : j'aime bien votre commentaire, mais je dirais "si on ne fait pas d'erreur politique... " c'est à dire, laisser aller nos "passions françaises"... Et ça, à entendre les candidats à la présidentielle, cela fait peur !!!
a écrit le 17/01/2017 à 14:06 :
c'est pas une surprise
c'est pas une surprise non plus que les ecossais vont demander l'independance.... avec les memes arguments que les anglais ont tenus a propos de l'europe....ca va devenir difficile de rester coherent
la seule chance de may c'est que sturgeon est plus molle qu'alex salmond...
Réponse de le 17/01/2017 à 16:49 :
@churchill : exact, Nicola Sturgeon n'osera jamais passer le Rubicon, à mon avis !!!
a écrit le 17/01/2017 à 14:04 :
Theresa May choisit le "hard Brexit"

Petite erreur dans le titre

Theresa May "choisit" le hard Brexit

Voilà c'est corrigé
Réponse de le 18/01/2017 à 9:22 :
Oui, elle a compris qu'elle n'avait pas le choix, mais tente de faire croire le contraire à son opinion publique.
a écrit le 17/01/2017 à 13:56 :
On comprend que l’Irlande, paradis fiscal situé au sein de l'UE veuille rester dans l'UE. La concurrence est rude et c'est le Luxembourg, autre paradis fiscal européen, qui risque de récupérer l'essentiel de ses clients.
Réponse de le 17/01/2017 à 15:52 :
Vous avez oublié les Pays Bas, ou la France (qui n'a pas hesité a exempter d'impot les revenus de l'UEFA pendant l'Euro), ou chypre. En fait, chacun est le paradis fiscal de son voisins sur un aspect ou un autre, car comme le mentionnait un grand expert sur le sujet (Juncker): les accords fiscaux sont pratiques par 27 Etats sur 28 (et non la France n'est pas l'exception).
Réponse de le 17/01/2017 à 16:41 :
Le Luxembourg est plus proche de l'Irlande que les pays bas, j'ai pris le paradis fiscal qui me semblait le plus proche géographiquement mais il y a peut-être plus près c'est possible mais pas les pays bas.

Détendez vous mon ami, détendez vous.
Réponse de le 17/01/2017 à 20:08 :
oh mais tout va bien pour moi merci :) mon commentaire vise a faire comprendre qu'aucun Etat Européen n'est vertueux sur le sujet. Je mentionne les Pays-Bas car c'est une niche fiscale hollandaise qui permet a de nombreuse multinationales d'expatrier une part de leur profit en franchise d'impôt. l'exemple de l'accord France-UEFA est parlant. Mais allons plus loin: pour la France, la belgique est un paradis fiscal en terme de droits de successions...mais les Belges considèrent la France un paradis fiscal pour salarié (d'ou le nombre très elevé de frontalier installé coté français...car ça fait chuter drastiquement l'impôt sur le revenu des personnes concernée). Et on peut continuer comme cela longuement. ;)
Réponse de le 18/01/2017 à 11:23 :
"mon commentaire vise a faire comprendre qu'aucun Etat Européen n'est vertueux sur le sujet. "

J'explique votre idée: Mon voisin vidange sa voiture en pleine nature, donc comme il fait ça cela justifie le fait que je purge mon liquide de frein dans la nature ?

Sérieux ? Vous pensez pouvoir aller quelque part avec un raisonnement aussi aliénant ?

Les dogmes aveuglent et faussent l’entendement mon ami, faites attention. "Comparaison n'est pas raison." Pascal
Réponse de le 18/01/2017 à 12:46 :
@kida : vous avez raison, la structure fiscale est différente d'un pays à un autre, et les généralités bornées n'ont aucun intérêt, vous voyez ce que je veux dire... Ainsi, la Belgique et le Luxembourg sont vraiment sympa pour le patrimoine !!! Mais un enfer pour les revenus !!! La France est un paradis pour les petits revenus et un enfer pour les moyens/grands...
Réponse de le 18/01/2017 à 19:16 :
a maduf: Donc vous êtes d'accord que fiscalement notre Europe c'est le grand n'importe quoi dans lequel les riches peuvent faire ce qu'ils veulent.

"les généralités bornées n'ont aucun intérêt, vous voyez ce que je veux dire.."

Ah, toujours les obsessions mon pauvre vieux hein... Dommage ça fragilise vos propos.

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