Zone euro : l'inflation déçoit

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La Banque centrale européenne (BCE) se fixe comme objectif une inflation annuelle inférieure à mais proche de 2%.
La Banque centrale européenne (BCE) se fixe comme objectif une inflation annuelle inférieure à mais proche de 2%. (Crédits : Leonhard Foeger)
En septembre, l'inflation en zone euro reste stable par rapport au mois précédent à 1,5% sur un an. Ce manque de dynamisme des prix conforte la BCE dans sa décision de maintenir des taux bas.

La hausse des prix à la consommation dans la zone euro a été moins prononcée que prévu en septembre, selon la première estimation publiée vendredi par Eurostat, l'institut de la statistique de l'Union européenne.

L'inflation dans les 19 pays partageant la monnaie unique a été de 1,5% sur un an, comme en août. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne une progression de 1,6%. Pour mémoire, la Banque centrale européenne (BCE) se fixe comme objectif une inflation annuelle inférieure à mais proche de 2%.

L'inflation dite de base, qui ne tient pas compte des prix, considérés comme volatils, de l'énergie et des produits alimentaires frais, s'est établie comme en août à 1,3% alors que le consensus la donnait à 1,2%.

| Lire aussi France : recul surprise de la consommation des ménages en août

Pas de hausse de taux sans "un ajustement durable de l'inflation"

Cette faiblesse continue de l'inflation encourage Francfort à poursuivre sa politique de taux bas. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, également membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a estimé jeudi qu'un relèvement des taux ne devait pas être envisagé avant d'avoir observé "un ajustement durable de l'inflation".

Il n'y a "pas de doute sur la direction : la reprise et les créations d'emplois se traduiront par plus de salaires et, in fine, plus d'inflation", a précisé le gouverneur de la Banque de France.

La seule question qui demeure selon lui concerne "le rythme de cet ajustement". Pour cette raison, "nous sommes donc à la fois confiants dans l'efficacité de notre politique monétaire, et prêts à être patients sur la durée de celle-ci".

En outre, la BCE se prépare à dévoiler en octobre le calendrier de sortie de son programme d'achat de dettes, dit d'assouplissement quantitatif (quantitative easing ou QE en anglais). François Villeroy de Galhau a plaidé jeudi pour une réduction "pragmatique" du rythme de ces achats, actuellement fixé à 60 milliards d'euros d'obligations par mois. Il a estimé que la BCE pouvait maintenir une orientation "significativement accommodante" de sa politique monétaire même en réduisant ses flux d'achats nets mensuels.

| Aller plus loin Mais où est passée l'inflation ?

(Avec Reuters)

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a écrit le 30/09/2017 à 18:17 :
Une inflation basse représente plus d'équité sociale face aux bas salaires et faibles retraites, valable d'autant plus quand la croissance industrielle et de consommation augmentent l'effet de serre côté production énergétiques et polluantes ! Sachons RAISON... GLOBALE GARDER ! Il est temps d'arrêter de sectoriser les activités humaines au dépend de l'Ensemble !§!
a écrit le 30/09/2017 à 11:02 :
@truc 29/09/2017 13:21
Veuillez m'excuser mais je crois que vous avez tort: la déflation est un poison.
La baisse régulière des prix incite les ménages à reporter leurs décisions d'achats dans l'attente de nouvelles chutes de prix. Ce comportement conduit à baisser la consommation globale et à gonfler les stocks des entreprises qui n'arrivent plus à écouler leurs productions. En réaction, celles-ci réduisent leurs productions et leurs investissements. Les salaires baissent (quand cela est possible sinon plan social), les embauches se raréfient et le chômage progresse, ce qui finit par affecter le revenu des ménages. Il s'ensuit une nouvelle baisse de la consommation qui génère la formation d'un cercle vicieux car auto-entretenu.
A la question pertinente de savoir quel est le niveau d'inflation acceptable, Mario Draghi a répondu qu'un taux inférieur et proche de 2% et durable devait être le bon car c'est celui qui est reconnu par toutes les banques centrales ! Cette argumentation paraît un peu légère mais elle est probablement basée sur des statistiques anciennes.
De la même façon, l'hyper inflation est autre poison car c'est un impôt sur les pauvres.
Cordialement
Réponse de le 30/09/2017 à 15:16 :
"La baisse régulière des prix incite les ménages à reporter leurs décisions d'achats dans l'attente de nouvelles chutes de prix." : Cette croyance des économistes n'est valable que pour achat que l'on peut reporter.
L'inflation sur les biens de première nécessité n'est pas forcément bon signe. Quand inflation il y a sur le logement, les autres marchés sont cannibalisés et la recherche de prix plus bas se fait ailleurs : sur la nourriture par exemple.
Il y a des gagnants vous me direz : dans le luxe et le lowcost...
a écrit le 29/09/2017 à 21:25 :
L’inflation c’est un affaiblissement des pays et une prise de contrôle d’une zone.
Endetter les états pour les faire plier sur d’autres terrains, la banque Européenne devrait combattre l’inflation
A moins que c’est voulu , pour d’autres plans ( ?)
Je pense à l’explosion de l’ancienne Yugoslavie de Tito...
a écrit le 29/09/2017 à 18:34 :
Ce qui est décevant, c'est la mauvaise circulation de la monnaie d'un coté les uns thésaurise par inquiétude et de l'autre, on en crée pour le même motif!
a écrit le 29/09/2017 à 18:34 :
Ce qui est décevant, c'est la mauvaise circulation de la monnaie d'un coté les uns thésaurise par inquiétude et de l'autre, on en crée pour le même motif!
a écrit le 29/09/2017 à 18:12 :
L'inflation déçoit la BCE ! Cette volonté revendiquée d'induire volontairement de l'inflation par la mise sur le marché financier de milliards d'euros est inacceptable par les citoyens.

L'inflation détruit la valeur de la monnaie et des économies acquises par le travail pour la plupart des citoyens. Comment justifier moralement cette destruction de valeur ?

Mais, il y a encore plus malhonnête. L'Etat taxe comme plus-values et revenus, les sommes récupérée dans des investissements pour équilibrer l'inflation. Non seulement, nous perdons de la valeur mais en plus nous sommes taxés sur ce que l'on parvient à récupérer en prenant des risques.
a écrit le 29/09/2017 à 17:57 :
Nous sommes en zone de reprise, dixit l'édito !!!! mais il n'y a pas d'inflation , la bourse s'envole, cherchez les erreurs ?
a écrit le 29/09/2017 à 17:49 :
Je constate par contre une inflation des vols, un vient de monter d'un étage !
a écrit le 29/09/2017 à 16:23 :
La revalorisation de ma retraite me déçoit aussi
a écrit le 29/09/2017 à 15:35 :
Il y a de l'inflation sur des secteurs essentiels , les transports, les assurances, les mutuelles, l'essence , les péages, l'énergie. L'INSEE a un panel qui ne représente pas
ce que consomme réellement les français.
Réponse de le 29/09/2017 à 15:48 :
Sur les impôts et taxes aussi !
Réponse de le 30/09/2017 à 10:45 :
@BA 29/09/2017 15:35
Si vous êtes dans le vrai (pas d'inflation), il n'y a pas que l'INSEE qui se trompe. Les instituts de statistiques Allemands, Italiens, Hollandais, Belges bref de toute la zone Euro, des EU et du Japon ne savent pas calculer l'inflation (indicateur plus simple à estimer que le PIB). A vous lire, ces organismes seraient donc tous nuls.
En outre, les banques centrales sont encore plus nulles car elles "s'amusent" à injecter des tonnes de milliards dans leur système financier respectif mais aussi maintiennent des taux courts extrêmement bas (et même négatifs pour les dépôts chez BCE, BNS, BoJ).....
Cordialement
a écrit le 29/09/2017 à 15:30 :
Y-aurait-il eu une explosion du capitalisme en 2008 que l'on m'aurait caché...?? Quel scandale.
a écrit le 29/09/2017 à 14:38 :
Zéro inflation serait encore mieux, l'inflation c'est de la fabrique de monnaie de singe. Sans inflation, cela oblige à faire de l'économie réelle.
Réponse de le 29/09/2017 à 14:53 :
"Cela oblige à faire de l'économie réelle "
Et authentique surtout ..,
Mais ils en sont " incapables"
... c'est trop difficile pour eux...😂😂😂😂😂😂
a écrit le 29/09/2017 à 14:31 :
Financiers et politiciens ne sont jamais contents. Souvenez-vous des lamentations face à l'inflation des années 70/80
Réponse de le 29/09/2017 à 18:40 :
Cela a poussé a consommer dans nos frontières!
Réponse de le 29/09/2017 à 18:43 :
Cela a poussé a consommer dans nos frontières!
a écrit le 29/09/2017 à 14:17 :
L´avénement de la technologie moderne depuis 1947 a liquidifié malheureusement le cerveau de " nos chers Élites " qui sont restés au BloQuer ... au " parallèle du monde virtuel arnaque
au grand dam de " tous" ( personnes normaux) que nous sommes...
L'ère des chiffres négatifs profitent à ces " dégénérés " du hors temps au présent....
a écrit le 29/09/2017 à 13:22 :
Sans pouvoir d'achat pas d'inflation, et difficile de tricher puisque si vous montez vos prix et que les gens ne peuvent pas payer ben ils achèteront pas, donc monter artificiellement ses prix à savoir sans tenir compte du pouvoir d'achat des ménages est suicidaire.

C'est toujours pareil et c'est pas cette obsédante volonté de toujours enrichir les plus riches qui changera quoi que ce soit, les plus riches ne peuvent pas faire plusieurs repas à la fois, conduire plusieurs voitures à la fois ou bien regarder plusieurs films au cinéma à la fois et-c... Au contraire on donne des milliards à des gens qui s'empressent de s'évader fiscalement paupérisant encore un peu plus ceux qui consomment immédiatement réinjectant directement l'argent dans l'économie réelle.

Bref on ne veut pas que les caisses publiques aillent bien mais n'est-ce pas une volonté afin de nous dire ensuite que le pays est en faillite afin de le revendre aux mégas riches ?
Devous nous nous attendre à un sort calculé à la grec ? DE part le cynisme et la bêtise dont font preuves nos politiciens et nos hommes d'affaires ce ne serait pas impossible...

"« Leur seul objectif était de nous humilier »" https://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/VAROUFAKIS/53506
a écrit le 29/09/2017 à 13:21 :
Elle déçoit qui? Ceux qui vivent à crédit et qui attendent mécaniquement une hausse de salaire pour compenser. Ceux qui ne vivent pas au dessus de leurs moyens, au contraire, préfèrent la déflation. Ceux qui empruntent pour investir dans un bien de production, avec un faible accroissement de leur charges fixes ne sont pas trop gênés non plus.

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