Législatives 2024: en Bretagne, la Macronie sauve sa peau, le RN sans aucun élu

Pascale Paoli Lebailly
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Photo d'illustration
© FRANCE KEYSER/MYOP

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« En Bretagne, cette séquence [depuis les élections européennes] aura montré que notre région n'est plus étanche aux colères et des cris d'alarme ont aussi été exprimés, même si je me réjouis que les électeurs bretons aient fait le choix de n'envoyer aucun député du Rassemblement National à Paris ». Pour Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, le soulagement, et un brin de fierté, prédominaient hier soir, comme dans les centres de dépouillement bretons. À l'issue du second tour, caractérisé par un taux de participation à presque 73%, la Bretagne, de nature modérée, fait figure d'exception : elle n'enverra aucun député RN à l'Assemblée nationale.
Malgré le doublement de son score depuis 2022 et une présence, inédite, dans tous les seconds tours, le parti d'extrême-droite n'est pas parvenu à surfer sur la vague bleue marine. La digue n'a pas sauté et le barrage républicain a plutôt bien fonctionné. Dans les trois points chauds, ceux qui l'avaient placé en tête avec des scores à plus de 30%, les candidats n'ont bénéficié que d'une réserve de voix supplémentaires limitée et ont tous été battus.
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L'autre constat de la soirée dans les 26 circonscriptions en jeu (la 27e ayant été acquise par Mikaël Bouloux, NFP, dès le premier tour à Rennes - centre ville) est que la Macronie, avec quatorze sièges (contre dix-huit auparavant), reste majoritaire.
Pascale Paoli Lebailly
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