Naissance d'un méga-syndicat de l'industrie en Europe

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La fusion de trois fédérations européenne (métallurgie, chimie-énergie, textile) va rassembler près de 8 millions de salariés sous la bannière du Syndicat européen de l'industrie. Il doit être créé ce mercredi.

C?est un méga-syndicat de l?industrie des salariés à l?échelle européenne, qui va voir le jour ce mercredi lors de son congrès fondateur avec la création du Syndicat européen de l?industrie (en anglais IndustriALL European Trade Union ou IETU). Soit près de 8 millions de salariés européens provenant de 230 organisations affiliées. La nouvelle fédération prendra le nom d?European Industrial Workers Federation (en français Fédération européenne des travailleurs industriels).

Elle sera issue de la fusion de trois grandes fédérations : Fédération européenne de la métallurgie, Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l'énergie et Fédération européenne du textile, de l'habillement et du cuir. "L?EIWF sera la voix des salariés de l?industrie en Europe", confirme-t-on une source proche du dossier à "latribune.fr", qui rappelle que "75 % des exportations en Europe sont des produits industriels".

Augmenter l'influence auprès de la Commission européenne

Pourquoi une telle initiative ? « Pour augmenter l?influence de la nouvelle fédération sur la Commission européenne », explique-t-on. L?EIWF, qui va renforcer la capacité des salariés "à agir", veut notamment soutenir "une politique industrielle active", les emplois "dans les industries du futur" et, enfin, stimuler "les évolutions économiques et sociales". L?IETU se crée au moment où les politiques d?austérité dominent en Europe en pleine crise.

Avec cette nouvelle organisation, les syndicats espèrent se donner une meilleure chance de "lutter afin de sauvegarder une Europe sociale, une croissance et des emplois durables". Dans ce cadre, l?IETU souhaite une réglementation des marchés financiers, une priorité sur des politiques industrielles durables et socialement responsables ainsi que sur "les besoins de l?économie réelle au lieu de favoriser la spéculation financière".

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