Bpifrance veut faire de 2014 "le printemps de l’investissement"

 |   |  415  mots
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, compte mettre le paquet sur la trésorerie (des entreprises), en 2014. REUTERS.
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, compte "mettre le paquet sur la trésorerie (des entreprises), en 2014." REUTERS. (Crédits : DR)
Pour relancer l’investissement des PME et des ETI françaises, la Banque publique d’investissement (BPI), qui fête sa première année d’existence, augmentera de 31% les prêts de développement en 2014, à 1,650 milliard d’euros.

Il y a un an, naissait Bpifrance, la Banque publique d'investissement. "Un objet quelque peu non identifié", à l'époque, a reconnu son directeur général, Nicolas Dufourcq, le 14 février, lors de la présentation de cette première année d'activité et du plan stratégique de Bpifrance pour les trois prochaines années. La banque - qui prête aux entreprises, des très petites à celles de taille intermédiaire, mais garantit également des prêts accordés par le secteur privé et investit dans des sociétés - a consenti 10 milliards d'euros de crédits l'an dernier, une somme qu'elle entend accroître de 1 milliard par an, à 13 milliards d'euros en 2016.

 "L'année 2014 doit être le printemps de l'investissement français. On ne peut pas continuer à reporter à plus tard l'investissement des PME et des ETI françaises", a martelé Nicolas Dufourcq. L'investissement - moteur de la reprise économique - est d'ailleurs reparti à la hausse en France, au cours des trois derniers mois de 2013, pour la première fois depuis sept trimestres consécutifs, selon des données publiées le 14 février par l'Insee.

 Et s'il existe un produit à même de relancer l'investissement, ce sont bien les prêts de développement, selon Nicolas Dufourcq. Il s'agit de prêts d'une durée de sept ans, avec deux ans de différé de remboursement, sans prise de garantie sur l'entreprise ou sur le patrimoine de son dirigeant, des prêts toujours complétés par des crédits bancaires d'un montant équivalent. Bpifrance, qui a octroyé 1,26 milliard d'euros de prêts de développement en 2013, veut donc augmenter ce montant de 31% cette année, à 1,650 milliard, puis le porter à 3 milliards d'euros en 2016.

 Nicolas Dufourcq compte également "mettre le paquet sur la trésorerie, en 2014", soulignant que "le stress de trésorerie a été très important pour nombre d'entreprises, en 2013." La preuve, près de 12.000 sociétés ont bénéficié du préfinancement du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), l'an dernier, pour un montant total de 795 millions d'euros. Lequel sera porté à 1,2 milliard d'euros, cette année.

 De la même façon, les prêts à l'export consentis par Bpifrance pour aider les entreprises à financer leur internationalisation, et qui se sont élevés à 111 millions d'euros en 2013, grimperont de 125% cette année, à 250 millions, l'objectif étant de les porter à 500 millions d'euros par an, à moyen terme. Enfin, les aides à l'innovation passeront de 747 millions d'euros en 2013 à 1,5 milliard en 2016.

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/02/2014 à 13:05 :
Il est important de reconnaître que ce genre d'institution joue un rôle non négligeable. Il n'y a pas de capital risque à l'anglosaxonne ici. Et bpifrance fait tout son possible pour relancer la machine. Peut être bien, peut être mal. Mais au moins ils se bougent. Et l'argent de l'Etat est minime dans cet organisme qui gère surtout des ressources issues du privé.
a écrit le 15/02/2014 à 12:49 :
On ne nous fera pas oublier 50 ans de gestion débile de l'investissement et du prêt.
De toute façon , tout cela change tout le temps et n'est donc pas gérable.
Gardez votre machin. On n'en veut pas.
D'ailleurs , le personnel est insuffisament compétent.
a écrit le 14/02/2014 à 20:41 :
Les objectifs et les moyens de la BPI exprimés par le patron de la BPI viennent confirmer l'inconséquence absolue des dirigeants de la France ;
Nos politicards de droite n'avaient pas comprit que le problème central était l'impossibilité de capitaliser les start up, l'impossibilité de capitaliser les PME, l'impossibilité de capitaliser les ETI, pas une au hasard et sur caprice du prince fusse t-il prince de la BPI,

nos politicards de gauche perpétuent ainsi toutes les absurdités de la droite,

le résultat sera du même désordre, du même désastre industriel et de la même désintégration économique.
a écrit le 14/02/2014 à 19:49 :
Facile de distribuer l'argent des contribuables... l'au delà des objectifs quantitatifs, on aimerait connaître le nombre et la qualité des projets, surtout si l'on prend les mêmes équipés et on recommence.
a écrit le 14/02/2014 à 15:37 :
BPIFrance n'est qu'un agrégat des anciennes structures parapubliques dont la fameuse Oseo, Oseo innovation ex Anvar.
Nous avons pu vérifier ce sont les mêmes fonctionnaires et assimilés fonctionnaires qui sont aux mêmes places.
Il faut se rappeler que en 2012, l'OMPI INSEAD avait classé la France 27ème su 27 pays et 64ème mondiale en ce qui concerne l'efficacité de l'innovation...

Et donc avec les mêmes si peu compétents, ayant si peu d'allant sauf pour leur vacances et leurs carrières, et tant frustrés de n'avoir jamais rien fait eux-même de leurs diplômes ronflants mais périmés, il n'y a pas de changement à attendre.

Ne nous faisons aucune illusion et il est inutile de compter sur ceux là même qui ont échoué pour un quelconque résultat positif.
a écrit le 14/02/2014 à 15:31 :
Attention,Credit Lyonnais bis en vue.Ca va nous couter cher.Attendez vous au pire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :