Les entreprises américaines, reines de la Bourse

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Première capitalisation boursière au monde, Apple pèse aujourd'hui cinq fois plus qu'il y a cinq ans. REUTERS.
Première capitalisation boursière au monde, Apple pèse aujourd'hui cinq fois plus qu'il y a cinq ans. REUTERS. (Crédits : reuters.com)
Près de la moitié des 100 premières capitalisations boursières mondiales sont des sociétés américaines, contre un tiers il y a cinq ans, d’après une étude de PwC.

 La crise boursière est oubliée. Bel et bien oubliée. Depuis mars 2009, époque à laquelle les principaux indices boursiers avaient touché des plus-bas historiques, emmenés par la crise financière et économique, la capitalisation boursière des 100 plus grandes entreprises du monde a rebondi de 79%, à 15.020 milliards de dollars au 31 mars 2014. Un montant qui, en valeur absolue, correspond à une hausse de quelque 6.000 milliards de dollars en cinq ans, d'après une étude publiée le 25 juin par le cabinet PwC.

Les Etats-Unis dominent plus que jamais ce palmarès. Près d'une des 100 premières capitalisations boursières du monde est aujourd'hui américaine, contre un tiers en 2009. Et, qui mieux qu'Apple, pour illustrer cette suprématie des Etats-Unis ? Le géant américain de l'électronique n'est autre que la première capitalisation boursière au monde, avec un poids de 469 milliards de dollars. Cinq ans plus tôt, Apple pesait près de cinq fois moins lourd, et sa capitalisation de 94 milliards de dollars reléguait alors le fabricant de l'iPhone à la 33ème place du classement. A noter que la capitalisation actuelle d'Apple ne constitue pas un record : le groupe était à son sommet au 31 mars 2012, avec un poids de 559 milliards de dollars.

La finance est le secteur qui pèse le plus lourd en Bourse

Mieux, c'est tout le "top 5" des 100 premières capitalisations boursières mondiales qui est américain. Avec Apple, donc, mais également le groupe pétrolier Exxon Mobil, dont la capitalisation s'élève à 416 milliards de dollars, suivi du moteur de recherche Google (409 milliards), de l'éditeur de logiciels Microsoft (318 milliards) et de Berkshire Hathaway, la société holding du célèbre financier américain Warren Buffett (286 milliards). Des noms représentatifs des secteurs d'activité "gagnants" de ce palmarès, à l'échelle mondiale, le premier d'entre eux étant celui des technologies, passé en cinq ans de la 6ème à la 2ème place, avec une capitalisation boursière totale de 2.535 milliards de dollars à la fin mars 2014. Soit une hausse de 149% par rapport à mars 2009.

Mais le secteur qui pèse le plus lourd, en Bourse, n'est autre que celui par lequel la crise est arrivée : il s'agit de la finance, dont la capitalisation boursière totale flirte aujourd'hui avec les 3.000 milliards de dollars (2.978 milliards), soit un rebond de 136% par rapport à mars 2009. De fait, les banques américaines Wells Fargo et JPMorgan Chase figurent parmi les vingt premières capitalisations boursières mondiales, tout comme la sino-britannique HSBC.

Les pays émergents en recul dans le classement

Quid, d'ailleurs, de l'Europe et des pays émergents, dans ce palmarès des plus grandes valeurs boursières du monde ? La première se maintient, avec 18 groupes européens figurant dans le classement, dont cinq français, à savoir Total, au 37ème rang, Sanofi (41ème), BNP Paribas (69ème), L'Oréal (71ème) et LVMH (77ème). A l'inverse, les pays émergents ne comptent plus que 11 sociétés parmi les 100 premières capitalisations boursières mondiales, contre 17 il y a cinq ans.

"Cette évolution traduit le sentiment actuel (négatif) des investisseurs envers les pays émergents, et le fait que ces entreprises doivent encore s'imposer au-delà de leur marché national", explique Philippe Kubisa, associé chez PwC. Mais la donne pourrait changer à la faveur de la toute prochaine introduction en Bourse du poids lourd chinois du commerce en ligne, Alibaba, présentée comme l'une des plus importantes IPOs (initial public offerings) de l'Histoire.

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Commentaires
a écrit le 25/06/2014 à 18:25 :
Article sans intérêt. Il voudrait laisser croire que la valorisation boursière soit le critère le plus hyper spéculatif serait représentatif de l'économie mieux par exemple que le chiffre d'affaire. Ce sifflet à gogos laisse croire à une ruée vers l'or promise à court terme permettant de massifier les investissement sur la valeur pointée ainsi. Malheureusement elles s'écroulent aussi vite à la manière d'un ENRON. A la vérité tous les critères d'appréciation d'une entreprise bougent. Le chiffre d'affaire bouge. Mais il n'est pas dépendant d'une lubie ou d'une mode ni d'une pratique. Ici la pratique presque uniquement américaine de la sur-évaluation oblige les dirigeants à mentir comme ceux de HERTZ sur la réalité de leur entreprise, ce qui en général écroule en une seconde la valorisation et ruine les actionnaires. Cela s'appelle du vol. Il est temps que la pratique américaine du mensonge soit mieux contrôlée, il est temps que les journalistes et autres sortent de l'idée que le mensonge permet aux entreprises américaines d'être "fortes" ce qui fait qu'en suivant notre économie le sera. Cette époque est terminée depuis très exactement 2004 date à laquelle le leadersheap convenu américain a pris fin. Favoriser l'idée d'une mafia financière comme vecteur principal de l'économie est un mauvais calcul. On se limitera donc en première analyse au classement Fortune Global 500 qui classe les entreprises du monde par chiffre d'affaire. Celui qui classe les entreprises américaines, paru mi juin, pointe une dégradation sensible des entreprises concernées et du reste une analyse un peu plus exploratrice laisse voir que 450 sociétés sur les 500 classées sont en situation de faillite. J'ai exposé que hors ce classement des 500, seules subsistent 2600 entreprise américaines consolidées dépassant le milliard de dollar et que leur nombre va diminuer comme jamais : 600 de moins dans les 5 ans à venir puis 200 de moins par an sur les 10 années suivantes. Un constat.

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