La stratégie haut-perchée d'Arbre et Aventure
Carole Payrau
Carole Payrau
On l'ignore peut-être, mais l'activité de construction de parcours dans les arbres a débuté en France, pays pilote en la matière. La première de ces attractions d'un jour nouveau, "Aventure Parc", a vu le jour à Serre-Chevalier à la fin des années 90.
Aujourd'hui, la varoise, basée au parc d'activités de Signes, diversifie son offre au point d'avoir un catalogue très fourni : "nous proposons plus d'une centaine d'ateliers différents. Des cabanes dans les arbres pour les particuliers, les collectivités locales et les parcs d'attractions... Une de nos spécialités, ce sont les canopées, qui permettent de se balader aux abords des cimes des arbres en toute sécurité, à 7 à 15 mètres de hauteur. Autre activité qui génère une belle clientèle, la construction de passerelles, qui séduit notamment les collectivités locales". Arbre et Aventure a également investi le segment de marché de la tyrolienne, très prisée elle aussi, depuis trois ans. Et se positionne actuellement sur la tyrolienne à virages, qui en est l'évolution. "Jusqu'à présent, on allait d'un point à un autre en ligne droite. A l'avenir, il s'agira de sortes de montagnes russes".
Une activité qui se réalise à 80% sur le sol français, et à 20% à l'export. Mais il n'en a pas toujours été ainsi...
Contrairement à Arbre et Aventure donc, qui ne s'est jamais positionnée sur l'activité d'exploitation, et se définit comme un constructeur avant tout, fort d'un bataillon de cordistes formés en interne, fidélisés et sollicités sur chaque nouvelle mission.
L'entreprise a donc très tôt exporté son savoir-faire hors des frontières. Elle a construit des parcs un peu partout dans le monde, en Asie, en Europe, au Maghreb, aux Etats-Unis, aux Antilles, en Guyane...
Pour autant, c'est aujourd'hui dans l'Hexagone que les besoins sont les plus importants, car les parcs créés à la genèse de cette activité économique sont aujourd'hui vieillissants. "Toutefois, il nous faut continuer à soigner notre clientèle internationale. Car dans quelques années, ce sont ses infrastructures de loisirs qui auront besoin de réhabilitation !" D'autant que l'export revêt un autre intérêt de taille pour la PME varoise : elle lui permet de lisser son activité sur l'année. "En France, compte tenu du caractère saisonnier de ces parcs, qui ouvrent au printemps et en été, nous ne pouvons véritablement travailler que de la Toussaint à Pâques. A partir du mois de mai, on enchaîne donc avec des projets aux Antilles, en Asie..." En somme, une stratégie gagnante, qui permet à Arbre et Aventure de totaliser quelque 2 M€ de chiffre d'affaires en 2015. Un résultat en progression de 32 % par rapport à l'année précédente.
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Carole Payrau